‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 958 sur 2407 · LVII. Conciles de Goblcnlz et de Reims · texte numérisé non relu

LVII. Conciles de Goblcnlz et de Reims

Cotte affaire fut terminée en neuf cent vingtdeux et la même année cm tint un concile à Coblentz, où assistèrent huit évêques, savoir: llerman, archevêque de Cologne, et Heriger de >layence,et les évêques de Virtzbourg , de Alindin, dOsnabruc, de Wormes , de Strasbourg et de Paderborn (3). Ce concile fut assemblé par l'ordre des deux rois , Charles de France et Henri de GiTinanie , et il nous en reste cinq canons. Les mariages sont défendus au-delà du sixième degré de parenté. U*s laïques ne prendront point les dîmes des chajKMles qui leur appartiennent pour en nourrir leurs chiens et leurs concubines, et ne les

(i) Flod. Chr. an. 020.

Chr. Lob. c. 19.

(2) To. 9, Cône . p. 571.

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transporteront point à d'autres ; mais les pré- [ ront au pain et à l'eau le lundi , le mercredi et très, cesl-à-diie les curés, les recevront pour le vendredi, ou ils la rachèteront. Ils obserrenlretien des églises et du luminaire, de | veront de même, quinze jours avant la Saintl'hospitalité et de l'aumône. Les moines, avec 1 Jean et quinze jours avant JNoël,et tous les les églises qui leur appartiennent, seront en vendredis de 1 année; s'ils ne la rachètent, ou tout soumis aux évêques diocésains (1). Celui qui séduit un chrétien pour le vendre, est regardé comme homicide.

La même année neuf cent vingt-deux , le second jour de juillet , mourut Hervé, archevêque de Reims, après vingt-deux ans d épiscopit (^j. L'année précédente, il avoit tenu un concile où, à la prière du roi Charles, il donna l'ab-^olulion à un seigneur nommé Erlebaud, mort dans lexcommunication • ce qui paroît singulier. Son successeur fut Seullè, archidiacn* de la même église, instruit des sciences ecclésiastiques et séculières, et qui avoit appris les arts libéraux sous Rémy d'Auxerre. Trois jours avant la mort de IbTvè, c'esl-àd re le dimanche trentième de juin neuf cent vingt-deux, Robert, tils de Robert le fort, et frère du roi Eudes, avoit été sacré roi de France à Reims, par un parti plus puissant que celui de Charles le simple, qui , devenu méprisable et odieux, se. oit retiré delà la Meuse. Ce fut donc du consentement de Roberl que Seulfe fut ordonné archevêque de Reims par Abbon , évéque de Soissons et ses comprovinciaux. Hébert, comte de Yermandois, étoit le chef du parti contraire au roi Charles, et par son moyen Si'ulie fil nu'ttre en prison le frère et le neveu de Hervé, son prédécesseur, qui ne lui étoient pas fidèles. On disoit qu en récompense de son service S.'ulfe avoit dés lors promis à Hébert de faire élire son (ils archevêque de Reims. Cependant , Si'ulfe envoya à Rome demander au pape Jean d approuver son ordination et de lui envoyer le pallium , ce qu'il lui accorda , et il le reçut l'année neuf cent vingt-trois.

Robert, n'ayant pas régné un an entier, fut tué la même année neuf cent vingt-trois, le dimanche quinzième de juin , près de Soissons, t^n une bataille que son parti ne laissa pas de gagner ; et Charles fut obligé de se retirer encore (3). Ensuite de ce combat , la même année, qui etoit la seconde du pontificat de Seulfe, il tint un concile où se trouvèrent Abbon , c vcque de Soissons , Adelelme de Laort , Etienne dt^'Cambrai, AdclelmedeSenlis, Airad, qui y fut ordonné évéque de Noyon, et les députes des autres évêques de laprovince de Reims. En ce concile on ordonna à ceux qui s'éloient trouvés à la bataille de Soissons, entre Robert et Charles, de faire pénitence pe dant trois carêmes , trois ans durant. Le premier Cîirême, dit le concile, ils demeureront hors de l'église , et seront réconciliés le jeudisaint : chacun de ces trois carêmes, ils jeûne-

ci') To. 9, Conc. p. 57i.

(2) Ep. 8. Chr. Loi', c.

ig.Chr. Flo(i.92i.

(3) Tom. y, p. 579.

(2) Flod. Uir. 922 Hist.

^, c. 17, ib; loin. 9, Conc

(3; FJod. Chr. lo'n.

Conc. t.. 581.

s'il n'arrive ce jour-là une fête solennelle, s'ils ne sont malades ou occupés au service de guerre. C étoit par des aumônes que l'on rachetoit les jeûnes. Cette pénitence a grand rapport à ce qui fut ordimnèenhuit cent quaranteun , après la bataille de Fontenay, donnée, comme celle-ci, entre les François de part et d'autre (1).

La mort de Robert ne ser\it de rien à Charles le simple; et les seigneurs du parti opposé, c'est-à-dire la plupart des François, tirent venir de Bourgi^gne Rodolphe ou Raoul , gendre d(î Robert , et fils du duc Richard le justicier, le reconnurent pour roi, elle firent sacrer à Samt-iMedard-de- Soissons par Vaultier, archevêque de Sens, le dimanche treizième dejuilh't neuf cent vingt-trois. L'archevêque Vaultier mourut la même année, le dix-neuvième de novembre , et eut pour successeur un autre Vaultier, son neveu (*i).

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