‹ Histoire ecclésiastique [microform]Chapitre 959 sur 2407 · LVIII. Ravages des Hongrois · texte numérisé non relu

LVIII. Ravages des Hongrois

Cependant un autre Rodolphe, roi de la haute Bourgogne, fut appelé en Italie contre l'empereur Bérenger, par Lambert, archevêque de 3Iilan, et d'autres seigneurs mécontents. Bérenger fut réduit à la seule ville de Vérone , et tue en trahison ; mais les Hongrois , quil avoit IVul venir à son secours, ravagèrent la Lombardie , et entre autres Pavie, où ils brûlèrent quarante-trois églises, avec l'évèque de la ville et celui de Verceil. Son peuple innombrable fut réduit à deux cents personnes qui , dans les ruines de cet incendie, ayant ramassé huit boisseaux d argent, le donnèrent aux Hongrois, pour racheter le peu qui rcstoit dans leurs murailles. La désolation de cette grande ville, capitale de Lombardie, arriva le vendredi douzième de mars Lan neuf cent vingt-quatre, indiction douzième. Les Hongrois passèrent les Alpes pour venir en France, mais ils furent repuus3ès(3).

La même année, à la fin de juin, entre la Saint-Jean et la Saint-Pie re, une recluse nommée Viborade, qui vivoit dans la haute Allemagne près l abbaye de Saint-Gai , apprit par révélation que, le premier jour de mai de l'année suivante, les Hongrois, après avoir fait de grands ravages, arriveroient à Saint- Gai, et qu'elle recevroit par leurs mains la gloire du martyre (4). Elle garda le silence pen-

(1) Sup. I. xLvrii, n. 9.

(2 Chr. S P. Vivi lo.

2, Spicil p. 7^1.

{:ij lAiilpr. I.

to, etc. Flod.

n, c. 15, Ctir. 92 r

Luilpr. III, cl.

v4 Vlla S. Vibor. SaîC.

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