‹ Histoire économique de la laineChapitre 119 sur 151 · ÉLÈVES : COURS · texte numérisé non relu

ÉLÈVES : COURS

Totaux

Belges

Etrangers

généraux

spéciaux

Les moyens d'action sur les élèves (de 18 à 21 ans) sont purement moraux. Les absences sont notées; répétées 15 fois, elles donnent lieu à un avertissement aux parents ou tuteurs. Trois avertissements peuvent entraîner l'exclusion.

L'enseignement comporte trois années d'études.

Les deux premières forment un enseignement complet et préparent l'élève à la licence en sciences commerciales.

La 3® année est spéciale. Les élèves déjà licenciés sont conduits à la licence du degré supérieur en sciences commerciales et consulaires et à la licence de degré supérieur en sciences commerciales et coloniales.

Rien n'est plus logique que cette marche des choses.

On a compris, en Belgique, la nécessité d'augmenter le nombre des consulats et de n'appeler, à ces postes, que des consuls de carrière, autant que possible de nationalité belge.

Depuis la création de l'établissement, 42 postes de consuls ont été occupés par des élèves de l'Institut.

De plus, le Cercle des anciens étudiants de l'Institut, fondé en 1873, compte des centaines de membres disséminés dans toutes les parties du monde.

Les amis s'entr'aident, correspondent, encouragent les entreprises nouvelles ou les mènent à bien. Ainsi se fondent des bourses d'études. L'Institut n'en est que plus prospère et la Patrie commune plus aimée.

\J enseignement consulaire de la 3^ année comprend :

Comptabilité — Banque — Droit constitutionnel — Droit administratif — Législation commerciale et maritime comparée — Droit des gens — Règlements consulaires — Économie politique — Géographie industrielle et commerciale — Statistique industrielle, technologie industrielle — Transports — Langues française, flamande, anglaise, allemande, espagnole, italienne, russe et chinoise. - .

L'ancien consul, attaché à quelques formules plus ou moins protocolaires, à une routine sans énergie, pleine de morgue, à des tarifs d'honoraires très surveillés, a fait son temps. Il faut, aux pays qui marchent de l'avant, des agents consulaires, d'éducation soignée, d'habileté indiscutable, qui soient des commerçants capables, expérimentés.

L'Ecole coloniale a rendu d'immenses services à l'Angleterre à cause de ses nombreuses possesions exotiques et de ses relations universelles. La Belgique, en étendant son influence au dehors, a senti la nécessité d'ajouter, aux programmes de l'Institut, la langue portugaise et la langue commerciale du Congo.

Les diplômes de fm d'études sont très appréciés.

Jusqu'ici sur 1091 licenciés : 144 belges nés à Anvers, 473 belges nés dans le pays, 474 étrangers.

12 ont été reçus avec la plus grande distinction, 81 » » grande distinction,

290 » » distinction,

708 » d'une manière satisfaisante.

Les 12 diplômes supérieur* sont échus à : 8 élèves d'Anvers, 1 d'Arlon, 1 de Liège, 1 de Manheim, 1 de Varsovie.

Le diplôme de licencié en sciences commerciales et consulaires a été décerné, avec grande distinction, à 8 candidats, tous belges.

Cinq consuls généraux sont sortis de l'Institut d'Anvers :

MM. Lenders, à Londres,

J. Duckerts, à Buda-Pest, puis à Guatemala,

A. Oostendorp, à Duenos-Ayres,

Pollet, à Melbourne,

Dosogne, à Bombay, puis à Bangkok.

Il y a actuellement 11 consuls de même extraction à Montevideo, Odessa, Dordrecht, Yokohama, Vittoria (Brésil), Tsien-Tsien, Téhéran, New-Gastle, Rotterdam, Bucharest, Routschouk.

16 vice-consuls en exercice sur divers points du monde sortent de l'Institut d'Anvers,*

Melbourne, Sydney, Séoul, Ottovva, Téhéran, Washington, Pretoria, Gualegoranchu, Shanghaï, Caracas, Guatemala, Durban, Santiago de Chili, Batavia.

■ Tous ces agents ont multiplié les relations commerciales avec la Belgique.

Parmi les professeurs nés à l'Institut d'Anvers, nous trouvons : MM. 0. Miller, à l'Ecole de Commerce d'Odessa,

Soupert, directeur de l'Ecole de Commerce de Chaux-de-Fonds, Blockhuys, » » Tokio.

Les autres ont des chaires dans les Ecoles de Commerce de Liège, Mons, Tournai, Louvain, Bruxelles et à l'Ecole des industriels du Hainaut.

M. Ed. Grandgaignage, directeur de l'Institut, de 1878 à 1902, était un élève de cet établissement.

Des bourses d'études peuvent être accordées par le Gouvernement, par les provinces d'Anvers, du Hainaut, de Liège, de Namur et par le Cercle des Anciens Etudiants.

Des bourses de voyage sont allouées par le Gouvernement sur la demande de la Commission administrative. 90 élèves ont pu ainsi voyager en Europe, en Algérie, au Maroc, au Natal, à la Colonie du Cap, au Japon, en Chine, dans l'Inde, au Canada, aux Etats-Unis, dans la Bépublique-Argentine, au Brésil, au Venezuela, au Guatemala, au Chili, au Mexique, dans l'Ile de Cuba, aux îles Philippines, en Australie, en Nouvelle-Zélande.

L'Institut d'Anvers a rendu, au commerce de la laine, d'inappréciables services, et, au commerce spécial, il a fourni des hommes jeunes, intelligents, pleins d'ardeur et de vouloir actif.

C'est ainsi que l'Angleterre a conquis le commerce presque exclusif de l'Australie. On ne pourra en prendre une part qu'en usant les mêmes moyens. La Belgique persévérante et honnête a conquis la majeure partie du commerce de l'Amérique du Sud. Avec l'aide du roi, elle a ouvert, à son activité, les terres du Congo. Léopold II s'est ainsi montré, prince préoccupé de l'expansion commerciale de son pays.

Sous la poussée de ces progrès, les villes belges se sont agrandies, embellies, partiellement reconstruites et grossies de nombreux établissements industriels. Les installations maritimes d'Anvers sont grandioses.

Tout se tient, en un pays dévoué à la paix, au travail, à l'avenir des classes laborieuses. C'est pourquoi nous saluons comme les messagers de la civilisation nouvelle, les jeunes gens élevés et dressés à l'Institut commercial d'Anvers, qui s'avancent, d'un pas égal et sûr, à la conquête du monde qui manque encore à leur patrie.

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