‹ Histoire économique de la laineChapitre 87 sur 151 · broches de filature · texte numérisé non relu

broches de filature

Laine Noiret

retordage

Totaux 17.500 broches et 450 métiers à tisser

.Durant la même période, se trouvaient, dans l'arrondissement de Rethel : 1» Etablissements n'existant plus :

Métiers Industriels Localités à filer Broches

Destinée

Tranchart Fils

Wasigny

incendié

Ch. Déroche

supprimé

Gobert

Darras

Bergnicourt

Picart-Poulain

Ghàteau-Porcien

incendié

Duval-Rousseau

.] uni ville

supprimé

Willette et Collet

Wagnon

Landragin

Ecly

9 peigne uses

Totaux

2° Etablissements existant encore :

Tranchart Fils Lalobe

Pâté Fils Neullize

La Récapitulation, pour 1868, donne :

Métiers à filer

cardé

150 métiers à tisser

Broches Met. à tisser Peigneuses

1" N'existant plus :

à Rethel

dans l'Arrondissement

Totaux

2« Existant en 1904 :

à Rethel

dans l'Arrondissement

Totaux

Grands totaux pour 1868 :

Le machinisme s'est amélioré, mais la production est loin d'égaler celle de 1868.

A Rethel encore, on peut dire que la laine a presque tout créé, grâce au travail qui met de l'argent dans toutes les mains.

Peu à peu le mouvement s'est atténué. La cause est la même partout. L'outillage s'est usé et, en s'usant, il a fourni une production moindre et moins parfaite.

Le capital, en diminuant, n'a plus permis les sacrifices nécessaires aux améliorations indispensables.

Nous avons vu tout s'affaiblir et disparaître successivement, En industrie, pas de point stationnaire ; en avance ou l'on recule.

11 n'existait, à Rethel, qu'un seul fabricant de bonneterie, Eug. Menu, commerçant fort honnête, mais faiblement outillé.

A Rethel même, nous trouvons un exemple frappant de ce que peut le génie de l'homme aux prises avec les difficultés à vaincre.

M. Noiret, fils de ses œuvres, est parvenu, grâce à une application incessante, à devenir le propriétaire riche de l'établissement où il débuta comme petit ouvrier. Il sera dans l'histoire du travail, une célébrité incontestable.

Devait-il chercher la quantité de la production ou la perfection du produit ?

Ses goûts de chercheur, ses aptitudes de mécanicien, ses aspirations d'artiste industriel, tout le portait vers les difficultés à vaincre.

De là, ces fils dont la perfection s'est imposée depuis longtemps, aux meilleurs industries françaises et étrangères.

Un choix scrupuleux de laines excellentes obtenues à n'importe quel prix, l'emploi de machines spéciales, la longue habileté des ouvriers, la surveillance inlassable du patron^ tout cela a affirmé un succès durable.

La laine mélangée à la soie, par le retordage, fournit, à la fabrication des châles français et écossais, des chaînes excellentes.

Legazage des fils, opération des plus ingénieuses, montra la science d'observation de ce praticien qui réussit à faire passer des choses délicates à travers une llamme, sans les brûler. Si au sortir du bec, le gaz est froid, sa flamme devient vite capable de tout anéantir. Entre ceci et cela, M. Noiret choisit la distance voulue, pour régler ses appareils et obtenir des fils, si parfaits que, les mélangeant à la soie, la fabrique de Lyon en façonne les étoffes les plus

parfaites qu'on puisse imaginer : robes, popelines, ondines, moires de velours, nouveautés très variétés qui, depuis vingt ans, remportent toutes les récompenses des Expositions

universelles. . t j * -i nr. w^^.i*

Une réussite exceptionnelle a couronné cette existence remplie de travail. On peut

dire, de cet industriel, qu'il n'a imité personne, mais que tous ses concurrents ont sans cesse

cherché à l'atteindre sans jamais y réussir.

Parmi les iilateurs de France, M. Noiret occupe incontestablement le premier rang,

qu'il a conquis par un véritable génie industriel. , , ,

Sa grande fortune Uii a permis de fonder des œuvres charitables qui prouvent autant

sa générosité que son intelligence à comprendre les principaux besoins de la classe ouvrière.

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