Contra Cels.j, lib. iv
culminants de la mythologie grecque ; argument bon contre les Grecs, mais peu concluant en faveur des chrétiens, et Gelse a pu répondre que la seule conclusion à tirer de la controverse, c'est qu'il y a des fables des deux côtés. Ce qu'il y a de plus fort dans Origène, c'est ce double aveu qu'il existe des sens cachés dans la lettre de l'Écriture et qu'il est presque impossible de les découvrir. « Tous, dit-il, même les plus simples reconnaissent, je pense, qu'il y a dans l'Écriture des passages qui contiennent des sens mystiques. Mais, si Ton demande l'explication, si l'on veut savoir quelles choses l' Esprit-Saint a voulu figurer dans ces endroits, comment répondre, siiion par l'aveu de son impuissance, à moins qu'on n'ait l'esprit de travers et gâté par la présomption i? »
Et ici, quoique j'écarte avec soin tout ce qui m'éloignerait de mon sujet, je veux faire une observation qui se présente naturellement. C'est par l'école allemande, a-t-on dit 2, que le 3Iythe a fait invasion dans r histoire de Jésus, qu'il a envahi le Nouveau Testament après avoir attaqué l'Ancien, et qu'ainsi.
1. Origen., de Prùicip., lib. IV, cap. 11. — Voir sur cette question des allégories renfermées dans rÉcriture, le Traité du sens littéral et du sens mystique des saintes Écritures, selonla doctrine des Pères, ^d^v Léonard. 1727.