Origen., de Princip., lib. IV, cap. ii
2. Id., contra Cels., lib. vu. — Homél. II. Sur l'Exode. — Homél. VII. Sur le Lévitique.
l'ont rapporté en l'altérant. Leur but était de dire la vérité spirituellement et corporellement , c'est-à-dire selon le sens mystique et le sens littéral, et quand l'un et l'autre n'étaient pas possibles, de préférer le spirituel au corporel , en conservant souvent, disonsle franchement et sans détour, la vérité spirituelle par un mensonge corporel^. »
Le principe général qu'il y a des allégories dans l'Écriture étant admis, Origène rendit à l'Église le service de venger le sens mystique des sarcasmes de Gelse. Les chrétiens, disait ce philosophe, ont beau faire, les choses auxquelles ils donnent un sens mystique ne pouvant évidemment l'admettre et n'étant visiblement que des fables, l'embarras seul les force de recourir à l'allégorie ^. Mais ces allégories sont beaucoup plus déraisonnables que les fables mêmes, puisque, par une folie étonnante, on cherche des rapports entre des choses où l'on n'en saurait trouver la moindre trace. Origène répond que Gelse a fort mauvaise grâce d'opposer aux chrétiens ce qu'il est si facile de rétorquer contre la religion païenne, cette religion n'étant appuyée que sur des fables dont l'allégorie ne peut effacer la honte, et il cite les faits