Eu.scb. liiaL. cccles., lib. I, cap. i
l'incertitude où nous laisse la disette des premiers jours. Les suppositions, les falsifications les plus audacieuses deviennent l'arme journalière des sectaires. Chaque parti reproche au parti ennemi de forger, pour autoriser ses opinions, des livres portant le nom de quelque illustre docteur et même d'un apôtre ^ Amphilochius, évêque d'Iconie, avait composé sur ce sujet un traité que saint Basile tenait en grande estime et que les Pères du septième concile allèguent contre les Iconoclastes ^. Une fois entré dans cette voie, l'esprit de parti ne devait plus s'arrêter. Après avoir' fabriqué des pièces pour appuyer une doctrine, on en fabriqua pour déconsidérer la doctrine contraire. Les Nestoriens publièrent une épître où saint Cyrille excusait Théodore, premier patron de leur hérésie. Ils employèrent également les noms de Grégoire de Néo-Césarée et de saint Athanase. Il est prouvé que le livre intitulé : Particulière exposition de la foij et inséré dans les œuvres de saint Grégoire, n'est pas de lui, mais de l'hérétique Apollinaris. Les auteurs de la Bibliothèque des Pères portent le même jugement des douze anathèmes attribués au même saint Grégoire ^. Les Monothélites attribuèrenî;