‹ Histoire élémentaire et critique de JésusChapitre 149 sur 169 · De Crucc, lib. II, cap. xn · texte numérisé non relu

De Crucc, lib. II, cap. xn

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jambes, comme aux deux autres patients. D'ailleurs, comment admettre qu'un soldat, recevant l'ordre formel d'achever les suppliciés, se permet d'examiner s'il ne reste pas à l'un des trois quelc|ues signes de vie, et s'il est tellement mort cju'il soit inutile de lui rompre les os? La précaution môme que prend un autre soldat d'ouvrir le côté de Jésus d'un coup de lance prouve qu'il restait au moins un doute, et, dans le doute, le parti le plus simple et le plus sur était d'exécuter strictement la consigne. Pourquoi percer le côté quand personne ne le commande, et épargner les jambes que Pilate ordonne de briser? Ici, encore, pour se tirer des embarras de la lettre, on a eu recours à l'allégorie.

La loi ordonnait aux Hébreux de manger l'agneau pascal sans lui briser les os^. Or, Jésus étant l'Agneau expiatoire qui rachète les péchés du monde, l'Agneau de la vraie Pâque du royaume de Dieu, c'est en lui qu'a du s'accomplir solennellement le précepte de la loi. Dieu s'est servi de la demande des Juifs et de l'ordre de Pilate pour démontrer que c'est de Jésus qu'il est parlé dans les deux passages de l'Écriture où il est dit : « On ne brisera pas les os du Juste : ils verront celui qu'ils ont percé 2. » Une main invisible et

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