Juges, X
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se trovivent point dans le premier Évangile, sont une imitation de celles où Daniel fait allusion au Messie h qui TAncien des jours « donnera la domination, l'honneur et l'empire et que tous les peuples serviront^. » Le Messie que les Juifs attendaient devait èire un roi puissant, et c'est l'idée qu'en donne le troisième Évangile. Or, sans recourir à des allégories excessives, il est impossible de voir ce roi dans Jésus. Non-seulement il n'a pas régné sur la maison de Jacob, mais les Juifs n'ont jamais cessé de considérer la religion qu'il a fondée comme un attentat contre celle qu'ils tiennent de Moïse. Aussi, dans le premier Évangile, l'ange qui parle à Joseph lui présente-t-il l'enfant sous un aspect plus modeste. Là, Jésus n'est pas un grand roi, mais un réformateur moral qui rachètera les péchés du peuple.
Et ce n'est pas, sur ce point, la seule différence entre les deux évangélistes. Dans le premier Évangile, l'ange parle deux fois à Joseph, il n'en est pas question dans le troisième. L'ange, dans le troisième Évangile, apparaît à Marie; le premier n'en sait rien. Luc sait le nom de l'ange, Matthieu l'ignore, et il ignore également le dialogue si étonnant qui se trouve dans le troisième Évangile entre l'ange et