‹ Histoire élémentaire et critique de JésusChapitre 98 sur 169 · In EpisL ad Galat., cap. iv, t. IV · texte numérisé non relu

In EpisL ad Galat., cap. iv, t. IV

-3. De Gènes, ad litt., lib. VIII, cap. 11. Â. De Docl. christ., lib. III, cap. v.

hardiment et plus systématiquement qu'Origène. a 11 y a dans l'Écriture, dit-il, trois sens différents : le littéral, le moral et le mystique. Le littéral est pour l'édification des simples, ce qui n'empêche pas que la lettre n'ait été la cause d'une infinité d'erreurs, puisqu'elle renferme souvent des faussetés, des contradictions, des impossibilités. )> Le sens mystique, ajoute-t-il, est absolument nécessaire pour mettre à couvert la vérité de l'Ecriture et la rendre digne de Dieu, et il faut abandonner la lettre toutes les fois qu'elle est fausse, inutile, indigne de Dieu^. Il y a, dit-il, dans l'Ancien Testament, dans la loi de Moïse, bien des endroits qui, pris littéralement, n'ont ni suite ni convenance, qui renferment des choses impossibles, contraires à la raison, indignes de Dieu et inférieures aux lois purement humaines ; des histoires qui ne sont pas arrivées, d'autres qui sont fausses telles qu'elles sont racontées, et il en donne des preuves^. Quant au Nouveau Testament pris dans le sens littéral, il le trouve rempli d'erreurs. « Les évangélistes, dit-il, ont raconté ce qui s'était fait en un tel temps et en un tel endroit, comme si cela s'était passé en tel autre ; ce qui avait été dit d'une manière, ils

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