‹ Histoire élémentaire et critique de la littératureChapitre 61 sur 96 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

PHILOSOPUIE ET MORALE.

1. La îloihe* Le-Vayer : caraclère deson sceplîcisme. “ 2. Ses priiicipauK ouvrages. — 3. Qualités de son sljle. — 4. Descnrles; détails sur fia vie et scs ouvrages. — 5. Gasseudi ; son (ravail sur E[jicure. — 6. Saînt-Evrenionl ; son Traité de la morale d’Epicure. — 7. 'Disgrâce de Saint-Evremont ; ses autres ouvrages cd prose. — 8. Saint-Evremont con* sidéré comme poète. — 9. La Rochefoucauld; ses Mémoires et son livre des Maximes; jugement sur ces deux ouvrages.

1. François de La Motiie-le-Vayer, né l’an 1588, à Paris, devint précepteur de Monsieur, frère de Louis XIV, historiographe de France, conseiller d’état et membre de l’Académie française. Passionné pour l’étude, ses recherches qui s’attachaient à toutes les sciences, n’ont souvent abouti qu’à rassembler dans son esprit des doutes sur les matières les plus intéressantes. On peut le regarder, avec Montaigne et Bayle, comme un de ces sceptiques qui, voulant tout approfondir, n’ont rien digéré, et qui, à force de lumières, n’ont rencontré que ténèbres; à cette grande différence, toutefois, que La Mothe n’admet le scepticisme que dans les sciences et ne l’érige point en système. 11 respecte toujours la révélation et tout ce qui en découle. On peut en juger par ce passage :

Comme, humainement parlant, tout est problématique dans les sciences, et dans la physique principalement, tout doit être exposé aux doutes de la philosophie sceptique, n’y ayant que la véritable science du ciel, qui nous est venue par la révélation divine, qui puisse donner à nos esprits un solide contentement et une confiance entière.

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