‹ Histoire et critique T. B. MacaulyChapitre 21 sur 22 · I1ST0111E ET CB1T1QUE · texte numérisé non relu

I1ST0111E ET CB1T1QUE

l'empire lui parais-ail moins ruineux et moins humiliant s'il était le résultat de dissensions intestines que s'il était le résultat de l'intervention d'une puissance étrangère. Son sang bouillait à l'idée de la dégradation de sa patrie. Cet abaissement, à quelque I n lissante i|u'il fût dû, d le ressentait comme un outrage personnel, et ce sentiment éuiit bien naturel. 11 avait fait celte patrie si grande, il avait été si Cer d'elle, elle avait éle si fière de lui. lise rappelait comment plus de vingt ans auparavant, à un moment sombre et plein dcpoiivanV.. relie- patrie, alors que se- possessions lui étaient arraché es, alors que sou pavillon était déshonoré, l'avait appelé à son secours. 11 se rappelait le changement glorieux et soudain qu'il avait obtenu, grâce à son énergie ; il se rappelait la longue suite de triomphes, le- jours d'actions de grâce, les nuits d'illiiiuiiulinn. Enflammé par de pareils souvenirs, i! décida qu'il se séparerait de ceux qui ét lient d'avis de reconnaître l'indépendance des colonies. Qu'il lût dans l'erreur, c'est ce que contesteront à peine, pensons-nous, ses admirateurs les plus fervents. Le traité en ver tu duquel fut reconnue quelques années après la république des États-Unis l'ut, eu elfel, l'ouvrage de ses adhérents lus plus fidèle- et de son lil- favori.

Le dur de liiehmoiiil avait i.iiiuiix é une adre-sr au trône contre la continuation de la guerre avec l'Amérique. Chatham, par suite de ses infirmités croissantes, s'était, pendant quelque temps, absenté du Parlement. 11 résolut d'assister eu cette occasion à la séance et de déclarer que son opinion différait essentiellement de celle du parti de Rockingham. 11 était extrêmement surexcité. Ses médecins étaient inquiet- et lui avaient hautement conseillé de se calmer et de rester i liez lui. M us il ne voulut rien entendre. Son lils William et son gendre lord Mahom l'accompagnèrent à Westminster. Il se reposa dans le cabinet du chancelier en attendant ijuc la discussion commençât; puis, le moment venu, il s'appuya sur ses deux jeunes parents et se traîna jusqu'à sou siège. On s'est souvenu des moindres [nrlirukuité- de relie journée, et on les a soigneusement ciireui-lrécs. On remarqua qu'il salua avec lieuu-

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