‹ Histoire et découvertes de l'Amérique [microforme]Chapitre 27 sur 61 · THÉODORE · texte numérisé non relu

THÉODORE

LEs nouveaux débarqués doivent se trouver bien heureux ?

M. Hunter. Point du tout, mon fils.

Naturellement indolens, et devenus, sous un ciel plus chaud , encore plus incapables de ces travaux qui demandaient des efforts soutenus, les Espagnols murmuraient d'une vie si pénible, dont ils n'avaient pas prévu la nécessité. Ils étaient arrivés dans le Nouvea u-Monde la tête remplie des espérances les plus extravagantes ; ils se promettaient de trouver des trésors immenses, et de passer leurs jours dans l’aisance et dans la mollesse ; et les voilà condamnés travailler tous les jours comme des manœuvres, exposés à l’ardeur du soleil ; quelle différence !

Ajoutez à cela la mauvaise qualité de

l'air, qui occasionait des maladies; enfin le besoin de tant de commodités de la vie, qui commençait à se faire sentir, et dont ces Éuropéens délicats n'avaient pas appris

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