‹ Histoire et découvertes de l'Amérique [microforme]Chapitre 59 sur 61 · ETES · texte numérisé non relu

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3546 VOYAGES ET CONQUÈTES

de te détourner d’une alliance avec nous; sent mais si tu l'écoutes, il faut que tu te sou- À jave viennes qu'il est notre ennemi si tu ne veux Qu pasencorele regardercommeuntyran cruel, tel qu'il aurait pourtant déjà dû te paraître, tui ré puisqu'il cherche à te faire commettre la et qu plus grande injustice. Nous ne deman- le ba; dons pas ton assistance contre lui ; nos pro- dem: pres forces sont suffisantes contre qui que mèn. ce soit, excepté contre toi seul ; mais nous À J'hon sommes affligés de te voir ajouter foi à ses Corti promesses, parce que LOous connaissons ses comn artifices. Et maintenant que je te parle , et que c quoique je sois aveugle, je vois une certaine qui lumière à la clarté de laquelle je découvre entre déjà de loin le malheur où toi et les tiens L’e êtes prêts de tomber. Tu nous as accordé trio la paix si Montézume ne t'en détourne. les r Pourquoi t'en détourne-t-il? Pourquoi dos n’exauces-tu pas nos prières ? Pourquoi ne jonc veux-tu pas honorer notre ville de ta pré- gers sence ? Nous sommes fermement résolus dota ou de gagner ton amitié et ta confiance , prod

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ou de remettre notre libertéentre tes mains. prin Choisis ce qu'il te plaira ; car pour nous il lus6 n'y a point de milieu, il faut nécessaire- fiane

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DE CORTÈS. 347 ment que nous soyons tes amis ou tes esclaves. »

Qui aurait pu résister à un pareil discours dans la bouche d’un tel vieillard? Cortès lui répondit qu'il se rendrait à ses désirs , et qu’on lui envoyât des gens pour porter le bagage et traîner l'artillerie. Dès le lendemain matin il se trouva cinq cents Tamènes ou porte-faix qui se disputaient l’honneur de porter le fardeau le pluslourd.

Cortès se mit en marche les rangs serrés, comme s’il allait au combat; précaution que ce chef prudent observa toujours, et qui ne contribua pas peu au succès de ses entreprises.

L'entrée des Espagnols à Tlascala fut un triomphe; une foule immense remplissait les rues, et mêlait ses cris de joie au bruit des fifres et des tambours. De jeunes filles jonchaient de fleurs le passage de cesétrangers : les prêtres , dans leurs habits sacerdotaux, allèrent au-devant d’eux, en leur prodiguant l’encens : tout le conseil et les principaux du peuple vinrent humblement les complimenter. Partout régnaient la confiance et l'admiration. Ces hôtes qu'on ap-

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