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son vocabulaire renferme plus de cent qua- !P rante mille mots, tandis que celui d’Adelung n’en contient que trente mille. Mais
il est vrai de dire aussi que s’il règne un esprit plus philosophique dans le travail de Campe , ses recherches sous le rapport étymologique sont loin d'approcher du mérite de celles d’Adelung. Ces deux grands lexicographes ont composé dans descirconstances bien différentes et sous l'influence d'idées totalement opposées. À l’époque d’Adelung, l'Allemagne était asservie sous la | domination des littératures voisines, etne 4 1 comptait pas encore cette multitude d’écri- 1 vains distingués qui ont contribué à enri- 4 chir sa langue. Lorsque Campe entreprit son dictionnaire, le goût de l’imitation des form es étrangères était passé pour la Germanie , et l'originalité de la' pensée et 4 de l'expression y étaient en honneur. Le | | premier se laissa dominer par la mesure *
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