IV. Chapelle de Saint-Fulbert, autrefois de Saint-Martin
V. Chapelle de Saint-JeanrBaptiste , lo second pati on de la cathédrale. — C'est la chapelle absidaie mise en 1661 sous le vocable de rAnnonciation.
VL Ckapdle de Samt^Yves, autrefois de Sainte-Gatherine.
VII. Chapelle de SanUe-Anne, autrefois de Saint-Pierre* anx-Liens.
Vin. Cht^eUe de Samte^Uadeleme*
IX. Chapelle de Saitit-Martin , autrefois de Sainl-Paul et de Notre-Dame-de-Bon-Secours en 1661. — Pendant long-temps on a conservé dans cette chapelle les restes du jubé : par une heureuse inspiration^ Regnault a voulu qu'ils servissent à décorer cette chapelle; l'effet de cette décoration est joli, mais il est à craindre que les débris du jubé ne causent bien des distractions à ceux qui vientlroni assister au service di\in dans cette chapelle. Quelques fragments sont assez bien conservés; nous noterons entre autres une I^ativité dont la pureté de style fera éternellement regretter la décision de 1763 qui a privé la cathédrale d'un de ses plus beaux orne* ments.
X. Chapelle de Saint iS'icûlas, autrefois de la Trinité, puis du Saint-Esprit en 1661. On a rapporté derrière l'autel de cette chapelle la tombe de saint Calétric^ évéque de Chartres > curieux monument du Vie siècle» digne de Tattention et du respect de l'archéologue chré* tien. Sur le couvercle de cette lourde pierre, on lit:
t HiG REQUIESGIT GHALBTRICUS EPS GUiUS DULGIS MEMORU PRIDIE NONAS SEPTEHBRIS (551) VITAM TBANS* PORTA VIT IN GŒLIS.
XL Che^die de Samt-Clénmi et de Saini'Demi, en fece de celle de Saint-Nicolas. — On y voit des peintures murales du XUl» siècle, les mieux conservées de toutes celles do la crypte : malheureusement on ne peut lire les inscriptions placées sur les banderoles que portent les sept personnages figurés sur ces fresques. On y reconnaît cependant un roi à genoux> probablement le
fondateur de ceîfe chapplle, avec l insi i ipîion ......S.
REX; saint Jacques avec un manteau couvert de coquilles; saint l^icolas en habits pontificaux.
Une autre chapelle existait au bas de l'église^ au milieu du [las^agr , près des fonts baptismaux. C'était la chapelle de Saint-Thomas; elle fut supprimée en 1620, mais 1 ou \()it encore à la voûte la branche de fer où s'attachait le dessus de l auteL
XII. Chapelle de Saint-Lubin. — Cette chapelle qui n'existait point autrefois est placée sous le groupe mêmè de TAssomption. C'était dans le principe le Martyrhm, puis le Trésor de Téglise. C'est la partie la plus ancienne de la cathédrale : on y voit des traces de consti iirtion gallo-romaine, les piliers qui supportent la vuùte datent du commencement du Xll^ siècle. Plusieurs portes de fer en fermaient les différentes issues; dans le mur cinq niches étaient pratiquées qui servaient comme d'armoûres pour serrer les o!>jets précieux. Dans un des côtés placé en face de l'escalier qui conduisait du sanctuaiie an trésor, on avait piatit^ué une basse-fosse dans ia(iueLie on descendait la sainte châsse.
Nous citerons encore parmi les objets dignes d'être signalés que renferme la crypte une stèle gallo-romaine^ qui provient on ne sait trop d'où; un tombeau d'évéque (lu Xn** siècle, autrefois dans Falibayc de Saint-Père; de magmlujLies fonts baptismaux du XU'^ siècle, ediiiposés d'une grande cuve ronde ornée de utoulures et cantonnée de quatre colonnes aux fûts cannelés et perlés et aux chapiteaux élégants; un chapiteau du XI1« siècle^ provenant de l'abhaye de Josaphat et qui sert aujourd'hui de bénitier. Enfin près de la chapelle de Saint-Nicolas existe une piscine curieuse du Xll^ siècle^ que l'on se propose de restaurer. Au-dessus on distingue une pein-
turc murale du XiUe siècle, représentant la Nativité de Noïre-Seigneur. "
La plus grande partie de la crypte est aujourd'hui éclairée par des fenêtres donnant sur le cloître: autrefois elle rétait entièrement; ce n'est qu'au XiII« siècle, lorsqu'on a construit les porches de l'église, que les ronihlais nécessitc's iiar ces coustniclions sont venus boucher quelques-unes des fenêties pi iiuitives. Lors des travaux de restauration, on a en effet retrouvé une ces fenêtres du XI« siècle parfaitement conservée, et nul doute qu'on n'eût également rencontré les autres, si on avait continué les explorations : mais, une fois le fait îicqiiis, ces investigations n'avaient plus de but, car il est impossible de rendre le jour à ces fenêtres murées par les terres rapportées.