CHAPITRE VIIL Des Chapelles aujourd'hui existantes dans l'Eglise
Des chapelles primitives de notre cathédrale, quelquesunes furent supprimées en 1661 pour dégager Téglise; les autres disparurent en 1791 : aujourd'hui il n'en reste
plus que dix, et pnrnri colles-ci deux ont été conf^tmites en 1791 poar reuipiaccr les petits autels des Viei k^'^ et de Notre-Dame-des^Neiges et deax antres en 1830 et 1837. Â Pépoqne de la Révolution^ ces chapelles ont été ornées de plasienrs autels et tableaax qui décoraient les églises des paroisses et couvents de la ville^ mais qui, transportés dans la cathédrale, y font, il faut l'avouer, le plus pitoyable effet.
La première chapelle est sous le clocher nouf ; elle a été érigée en 1837, sons le vocable de Notre-Dame-des- Sept-Donleurs. An rétable on voit un tableau peint snr toile qui représente une Fiéta et qu'on attribue au Carrache; sur le mur do droite est le groupe en plâtre de Notre-Dame-dos-Sept-Douleurs. Près de l'entrée de la chapelle se trouvent les fonts baptismaux, en marbre du Languedoc.
La seconde chapelle à gauche, construite en 1791, est ornée d'un tableau ayant pour sujet la Transflguration de Notre-Seigneur. En 1793, on en a enlevé trois bas*
reliefs en albâtre, placés au-dessous du tableau. Ces bas-reliefs, qui représentaient la Passion deNotre-Seigneur Jésus-Christ, furent, dit-on, envoyés à Paris : on ignore maintenant ce qu'ils sont devenus. Ils formaient le retable du maître-autel de l'Eglise Saint-Père. L'autel en marbre provient de FEglise Sainte-Foi. Sur les deux piliers qui sont à l'entrée de la chapelle sont les statues de saint Fiacre et de sainte [îcirbe.
La troisième, dite de VEcce Homn^ i;st très-simple d'ornements : c'est l'ancien autel de saint Julien.
La quatrième est sous l'invocation du S t ré-Cceur de Marie: c'était autrefois la chapelle de saint Ëtienne ou des Pénitenciers.
La cinquième, au rond-point de l'Eglise, appelée vol-
gairement la chapelle de la communion, est décorée d'an tableau représentant la Visitation de la sainte Vierge. Ce tableau et les ornements qui racconijjagnent proviennent de l'oratoire des Dames religieuses de 1;\ Visitation. A l'entrée de cette chapelle sont deux statues de marbre blanc, représentant Fapparition de Notre- Seigneur à la Madeleine après sa résurrection. Ces deux statues en ronde-bosse, formaient le tableau de Tautel du grand séminaire de Beaulieu.
La sixième, en retour, à droite , est celle du Sacré- Cœur de Jcms, autrefois cbapelie de saint Nicolas ou des Confesseurs.
La septième^ dite la chapelle de tous les Saints, est omée^ à droite et à gauche de Tautel^ de deux tableaux peints sur bois^ représentant le martyre de saint Pierre et saint Paul. Ces deux tableaux proviennent de l'Eglise Saint-Père; ils étaient placés au-dessus des deux portes latérales du chœur. C'était autrefois la chapelle de saint Loup et de saint Gilles.
La huitième, dite du Lazare, construite en 1791, est ornée d^un tableau de la Résurrection du Lazare. Ce tableau a été substitué à celui représentant le martyre de saint André, peint pour le maître-autel de cette paroisse, par Sébastien Bourdon, à sou rduur d'Italie : il passait pour son chef-d'œuvre et a disparu en 1793. L'autel en marbre décorait le chœur de l'Eglise Saint-Saturnin. Les deux piliers de Teutrée portent les statues de saint Clair et de sainte Christine.
La neuvième, derrière la chaire, est la chapelle des Martyrs ou chapelle de Vendôme, Elle renferme deux châsses: l'une ^ en bois d'éhène, garnie de glaces et dorueuients en argent, contient le corps de saint Plat, martyr; et Tautre, en bois de noyer, do couleur noire^
ornée de palmes et autres ornements d'argent^ est remplie
des différentes reliques qui avi\ient été profanées et jetées dans la terre en 1793. Au mois de septembre 1816, après beaucoup de recherches, on retrouva le corps du saint martyr et les saintes reliques bien conservés^ ce qui est d^autant plus étonnant^ qu'on avait jeté une iprande quan* tité de chaux pour les faire entièrement disparaître. De* puis cette époque , ces chftsses sont exposées à la vénération des fidèles. Une troisième châsse, en bois doré, est exposée sur une console près de la fenêtre. Elle renferme le chef de saint Castrin^ martyr.
La dixième chapelle^ sous le vieux clocher, est celle d» Calmire : c^est dans cette chapelle qu'a été déposé en i890 le calvaire érigé à la suite de la mission de 1326. Il avait été placé d'abord dans le cloître; mais la crainte des profanations a forcé de le rentrer dans l'imérieur. Cette nouvelle chapelle, décorée avec simplicité, est due au zèle et à ia générosité de M. de Meaussé» chanoiçe de Chartres.
06 la Tierge-Moire, de sa Chapelle et de son
Pèlerinage*
Outre les dix chapelles que nous venons de décrire, îl en existe une onzicme, qui n'est pas une chapelle à pi oprement parler, mais c'est là que les iidèles vénèrent la statue miraculeuse de la Vierge-Noire-dU'-Pilier, La Vierge-Noire de Chartres est célèbre dans le monde entier. Autrefois y comme nous l'avons dit^ elle était placée