XVII. Manuscrit arabe coufique
XVIII. Tite-Live, manuscrit français du XIV siècle, grand infolio, velin. Ce splendide manuscrit est orné de miniatures d'une finesse exquise. Dans la première l'artiste a représenté le traducteur offrant son ouvrage au roi Jean, qui lui avait donné la charge de le faire. Les tètes sont évidemment des portraits Cette traduction finit au 9^ livre de la tierce (troisième) Décade.
La préface fait connaître le nom de ce traducteur. Elle débute ainsi: «A Prince de très souveraine Excellence, Jehan, Roy de » France par grâce divine; frère Pierre Bercèvre, son petit servi- » teur, prieur à présent de Sainct-Eloy de Paris, toute humble ré- » vérence et subjection.»
La reliure en maroquin rouge, extrêmement riche, porte les armoiries de la famille Petau sur les plats.
XIX. La Chronique dEusèhe de César ée^ traduite par saint-Jé« rome. Manuscrit latin, in-folio, velin, du commencement du XIV" siècle. Il est remarquable par le goût exquis des ornemens et des encadremens qui annoncent la main d*un maître italien. Le velin est d'une blancheur admirable. Ce manuscrit contraste avec les
précédens, en ce qu'on n'y trouve aucune lettre gothique. Le ca* ractère ressemble à celui ies premières impressions de Rome , de Venise et de Milan, et surtout à celui du premier Cicéron de Mayence (1465 et 1466).
Au bas de la page de titre ^ dont les ornemens sont un chefd'œuvre d'art et de goût, on voit les armoiries de Tancienne maison de Bourgogne, « bandé d'or et d'azur. » Il porte sur la couverture les armes de la famille Petau.
XX. Manuscrit en langue hindoustani (Chîkesten de l'Inde). Les huit Parterres.
XXI. Le Pèlerinage de la vie kiwiaine. Manuscrit français du XV" siècle, grand in-folio, velin. Il esl enrichi de belles miniatures représentant des sujets bizarres. Un pèlerin reçoit en songe l'avis d'aller à Jérusalem. Il a pour guide Grâce de Dieu. Dames Avarice, Paresse et Hérésie font tous leurs efforts pour l'entraîner, mais Raison et Grâce de Dieu le soutiennent.
L'auteur est Pierre Michauld , secrétaire de Charles, comte de Charolois, fils du duc de Bourgogne, Philippe^le-Bon.
XXII. Heures latines, manuscrit sur velin in-24. On voit sur un feuillet, écrit à la vérité d'une main relativement moderne : «Ce Psautier renferme une partie de Toffice de la bienheureuse vierge. Il fut relié à Lyon en 1403. >»
XXni, XXIV. Deux autres livres d'Heures^ en latin, manuscrit în-8«, sur velin, reliés en velours rouge, ornés de belles minia^ tares et d'encadremens ornés.
XXV. Les vingt-quatre livres de V Iliade, manuscrit in-folio, sur papier. Ce manuscrit grec renferme non-seulement l'Iliade, mais encore une traduction grecque de chaque vers grec> placée immédiatement au-dessous du vers qu elle explique^
XXVI et XXVII. Bùccace, le Cas des nohles hommes et femmes, translatés du latin en français. Manuscrit grand in-folio, velin. Il est orné d'admirables miniatures, remarquables surtout par l'expression des figures qui sont évidemment des portraits , de bordures et de lettres peintes.
Ce manuscrit vraiment royal est, comme les précédens, d'une admirable conservation. À la fin on lit qu'il a été translaté par Lau^ rens de Premier-faict, Clerc du Diocèse de Troye, ei fui composée cette translation le 20* jour d'avril 1409.
La bibliothèque de Genève possède un second exemplaire de la même traduction , mais relié en deux volumes in-folio. Les miniatures en sont presqu'aussi brillantes , mais le style de ces peintures
est moins pur. Les oroemens sont aussi un peu moins riches et le velin moins éclatant. Ce second exemplaire, qui paratt un peu plus ancien, est dédié ««à Puiêêoni et Mwcelleni Prince Jeèan fiU du Roy de France duc de Berry, etc, »
Ce livre singulier est destiné à représenter la multitude de maU heurs auxquels ont été exposés dans tous les temps et dans tous 1^ pays , les rois, princes, nobles, puissans et riches.
La possession d'un seul de ces exemplaires ferait Tomemetit et la réputation d'une bibliothèque. De pareils manuscrits ne pensent sortir que d'une Librairie royale. Aussi tout se réunit pour prouver que le célèbre amateur Petan avait composé sa magnifique collection de manuscrits essentiellement avec les beaux hvres provenant de la bibliothèque des ducs de Bourgogne.
XXVIII. Quinte Curce, manuscrit français, folio, velin (*). D'après une tradition qui ne parait pas très bien établie , ce ftimeux manuscrit, appartenant au duc Charles de Bourgogne, aurait fait
Sartie du butm de la bataille de Grandson en 1476. Ce qu'il y a e certain , c'est qu'on voit dans la grande miniature du titre Tauteur. Vasque de Lucène , Portugais , présentant son ouvrage an duc de Bourgogne, qui est environné de sa cour et assis sur son trône, au dessus duquel sont des armoiries que PaiUot donne à Philippe-le-Bon et à Charles son fils. Ce qui est remarquable, c'est que l'ouvrage présenté au duc , ressemble , par son velours cramoisi, à la couverture de celui de la bibliothèque d^ Genève , .de même que par les ornemens dont on voit encore les traces. Dans la dédicace on lit u que tandis que Vasque translatait les gestes d'A- » lexandre, Charles de Bourgogne était occupé es guerre de France, » de Liège en la destruction de Dignant.»
Ce manuscrit est enrichi de miniatures d'une extrême finesse. La tète que l'artiste prête à Alexandre est toujours le portrait du duc de Bourgogne. Dans les batailles des Macédoniens furent des canons et des boulets. Les encadremens orn^ de fleurs et de fruits ont souvent servi de modèles. Ils sont d'une grande délicatesse.
XXIX. Prière pour demander à Dieu êa bénédiction sur le pain et le vin de V Eucharistie, Ce manuscrit grec est sur du velin roulé autour d'un cylindre de bois. On y trouve quelques peintures. Le caractère de l'écriture est très-gros et rempli d'abréviations. Ce manusorii parait être des Xh ou XII* siècle. La bibliothèque de Genève en possède plusieurs pareils , dont celui-ci n'est qu'un échan^ tiiion.
(') Par unesinguUère inadvertance, le catalogue de Senebier ditqne ce magnifique manuscrit est sur papier.
XXX. Tréêor de Btun^iîo Lafmi ('). Manuscrit français, grand in*folio, sur velin, à deux colonnes, orné au commencement de chaque livre d'admirables miniatures qui occupent toute la page. Ces peintures sont un des chefis-d'œuvre de l'école de Bruges. L'auteur traite d'abord, dans cette espèce d'encyclopédie, delà naissance de toutes choses , de Dieu , de la nature, des anges, des hommes , de tous les animaux connus. A côté de leur description on a peint leurs figures. Les grandes lettres sont aussi très-riche* ment ornées. Dans les derniers livres l'auteur traite de la morale, des vices et vertus , de la rhétorique et des sciences d'après les idées d'Arislote. Cet ouvrage n'a jamais été imprimé. Brunetio La- (ini, chassé de Florence par les Guelphes, composa son Trésor en France. Il retourna dans sa patrie quand Charles d'Anjou eut vaincu Mainfroi, et il y mourut en 1295.
' XXXI. Le Roman de la Rose, manuscrit français in-folio, velin. C'est un des plus beaux de cet ouvrage si connu. Les miniatures et les ornemens peints sont d'un très-bon goût. H parait avoir été écrit peu après le temps où vivait son auteur, Jean de Meung, dit Clopinel, c'est-à-dire au XW*" siècle.
XXXII. Le Pèlerin, en prose, manuscrit français jn-folio, velîn. 11 est enrichi de très belles miniatures, et paraît plus ancien que celui que nous avons décrit sous le n*" XXI. L'auteur se nomme notable Clerc et religieux Guille de Guîlleville en l'abbaye de Châlit, p^ès la cité de Senlis.
XXXIII, Salluste, les guerres de Catilina et de Jugurtha, Maduscrit latin, in-folio, velin. Il est enrichi de miniatures à mi«page, supérieurement peintes en grisaille dans le goût italien. Les tètes coloriées sont d'une grande finesse. Les personnages sont vêtus de r habit religieux des Chartreux. Un planisphère représente les trois parties du monde ressemblant à une île dans l'Océan.
XXXIY. Compte des dépenses de Philippe le Bel. Tablettes dé cire, écrites avec un style , et qui contiennent les dépenses de ce roi de France pendant les six derniers mois de l'année 1308. La rareté de ces sortes de manuscrits est extrême. Celui-ci a été sou-
(*) On Ht dans le Moniteur français du 26 septembre 48*2 , que M. Taverne d6 Dunkerque vient de faire don à la bibliothèque de cette ville d'un manuscrit dû plus grand intérêt. C^ést un in-folio sur velin avec çignetteé très remarquables da XIY" siècle. « Cet ouvragé , dit le ilfontftfur, est l'drin ginal en français du Trésor de BrvneUo LtUini de Florence; ce qui lui donné » une grande valeur. Brunetto Latini déclare dans sa préface que , quoique » Italien^ il a préféré écrire en français, parce que cette langue était plus » agréable et plus répandue. »
Il serait intéressant de comparer, quant à la beauté , le manuscrit de Genève et celui de Dunkerque.
vent décrit. Oo y a joint la copie qu'en a faite le professeur Gabriel Cramer.
XXXV. Sermons de saint- Augustin, manuscrit latin sur papyrus de onze pouces et demi de longueur, sur huit de largeur. Les feuilles de ce papier d'Egvpie sont, en raison de leur ténuité, soutenues par quelques feuilles de velin placées entre chaque cahier. Il y en a huit formés chacun de quatre feuilles de papyrus. Il serait ainsi du temps où Ton commença à introduire le velin à la place du papyrus. Le père Monfuucon et le marquis MafTei, paléographes célèbres, ont apostille ce précieux manuscrit qu'ils disent avoir été écrit dans le VP siècle, ou au plus tard dans le YH*. Il faisait partie de la bibliothèque d'Alexandre Petau.
XXXYI. Manuscrit autographe des dialogues de Jean-Jacques Rousseau, La bibliothèque de Genève possède trois petits volumes in-8^ des ouvrages de Rousseau , écrits de la main môme de cet auteur avec celle petite écriture neile et propre qu'on lui connaît, et qui contraste si fort avec ses minutes et ses brouillons , où les ratures et les corrections abondent.
XXXVII. Traité de Pierre Salemon, manuscrit in-folio, velin, Ce beau manuscrit, orné d'une grande et magnifique miniature, qui sert de frontispice , et d'aulres plus petites mais également trèssoignées, qui sont en tête de chaque traité, se compose d'une suite de dialogues entre le roi de France, Charles VI, et rauteur, sur divers sujets politiques , de morale et de religion. A. la suite on trouve des lettres ae Salemon à ce monarque. La première est datée d'Avignon, 1408.
XXXVIII. Manuscrit vaudois, volume petit in-8° sur velin. Ce livre, ainsi que d'autres, que conserve aussi la bibliothèque de Genève, renferme des traités en prose et sept poèmes religieux dans la langue des Vaudois. Us sont d'un grand intérêt pour la religion et la littérature. L'idiome vaudois est identique avec la langue romane, et les poésies , que contient ce volume, sont au nombre des monumens de cette langue. La Nohîa leyczon qui en fait partie est datée de l'an 1100. M. Raynouard Ta publiée ainsi que des fragmens des autres poèmes , d'après l'exemplaire de Genève, dans son choix de poésies originales des Troubadours, Tom. I*', pag. 73. Aujourd'hui le système de cet auteur qui tendait à faire de la langue romane la mère du vieux français tout entier, du catalan^ de respagnol et de litalien, au lieu d'être simplement une sœur de ces langues, est complètement abandonné. La haute antiquité que Ton prêtait également aux doctrines religieuses des Vaudois a aussi été très-diminuée. Néanmoins de semblables manuscrits restent toujours précieux.
XXXIX. Voyages d* outremer, nianuscril français, sur veliii, grand fn-folk), orné de splendides miniatures. Il contient une histoire des croisades dont l'auteur est inconnu. On voit à certaines marques que ce beau manuscrit , qui est comme les autres d'une admirable conservation, existait déjà en 1388. La couverture est aux armes de Petau.
XL. Déduits duRoyModus, manuscrit français in-folio, sur vdîn. C'est peut-être le plus beau manuscrit, qui existe de ce fameux traité de la chasse qui a été imprimé pour la première fois à Chambéry. Les miniatures, qui y sont en grand nombre, servent à rendre clairs les préceptes de toutes les espèces de chasses. Tandis que le roi Modus enseigne à ses disciples l'art de la vénerie et fauconnerie, la Royne Racio débite des moralités allégoriques. L'auteur dit qu'il acheva de copier son livre en 1338.
XLL Gaston Phœbus de la chasse j manuscrit in-folio, velin. C'est aus^ un livre de chasse , orné comme le précédent de minia^tures nombreuses, relatives à l'art qu'il enseigne. L'auteur se fait connaître ainsi : «< Je Gaston par la grâce de Dieu surnommé Febus, iy comte de Foix, Seigneur de Bearne qui tout mon temps me suis »> délecté en trois choses , c'est à savoir en armes, en amours et » en cliasses, etc., etc.» Il nous apprend qu'il commença cet ouvrage lel®'' mai 1387. — La plus ancienne édition de cet ouvrage est de 1515, sans lieu d'impression.
XLIi. Cùfnpendio délia divina proportione de Mathematici, manuscrit italien, petit in-folio, velin. L'auteur de ce manuscrit, supérienrement bien peint en lettres rondes, est Luco del Borgo San Sepolchro, de l'ordre des frères mineurs, qui vivait en 1498. Il l'a dédié à Ludovic Sforze, duc de Milan, dont les armes sont très bien peintes au bas de la première page. A voir la beauté de la miniature principale et l'élégance des figures de mathématiques, il est à croire que c'est lexemplaire même qui fut offert au duc de Milan. Tiraboschi paraît croire que Jes figures ont été peintes par Léonard de Vinci. Il est certain que la miniature du commencement est digne de ce maSlre.
XLIII. Procope, de œdificiis, manuscrit grec, in-4**, velin. La calligraphie de ce livre, qui décrit les batimens de l'empereur Justinien, est d'une netteté remarquable. La première feuille est ornée d'une belle miniature et d'un encadrement de très bon goût. On a peint au bas les armes d'un cardinal de Lorraine. A la suite est un autre manuscrit grec, Harpocration, dictionnaire pour Tintelligence des dix orateurs grecs.
XLIY . La Bible Ystoriaua ou les Ystoires escolâtres, manuscrit
français sur velin, en deux volumes grand iù-folio.
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Ce manuscril est pent-élre le plus beau de tous ceux que possède la biUiotbèaue de Genève. Le style des miniatures dont il est orné , rappelle Raphaël et les grands peintres de son éeole. fliea n'égale leur correclion , leur coloris , leur fraîcheur. Les grandes lettres sont aussi admirablement historiées. Les premières pages de chaque livre ont de riches bordures ornées de fraises , qui annoncent le XV""* siècle. Dans le haut de la première page , une peinture montre le traducteur de cette Bible , Guyars des Moulins , assis devant un pupitre chargé de livres entre lesquels on voit la Bible ouverte. Dans une espèce de ruban aui s'élance hoi*s de la main de l'auteur, on lit le commencement u pi'oIo[fue : « Pour ce que le Deable que chacun jour empêche » destourbe et enordit les cuers des hommes, etc. »
La bibliothèque de Genève possède deux autres exemplaires sur velin de la Bible de Guyars des Moulins , l'un plus ancien et l'autre plus moderne. La première a été donnée par Jean Duvil«lard et la seconde par Jean Ternaut, tous deux citoyens de Genève.
XLY. Epistre d'Hector de Troie au Très ÇhreëHen Roy Louis XII ^ manuscrit en vers français , sur velin, iq-d". C'est.un poème composé par Jean Le Maire en Thonne^r de Louis %X\ et de ses guerres en Italie. Il est orné de bellçs miniatures.
XL VI. Manuscrit contenant les armes des seigneurs et gentilshommes de toutes nations qui ont fréquenté l académie de Ge^ nève. Ce livre în-folio> orné de blasons soigneusement coloriés, est curieux pour l'histoire littéraire de Genève au XVI"''' et au XVIÏ'»' siècle.
Ici se termine Ténuméraiion des manuscrits qui sont exposés comme spécimens dans la grande salle. A côté , et aussi dans des tables vitrées, sont placés divers livres imprimés qui forment comme la transition entre l'art du calligraphe-miniaturiste et celui du typographe. Les principales de ces productions sont :
l"" et 2°. Ciceronis officia. Deux exemplaires imprimés sur velin , à Mayence, l'un en ^465 et l'autre en 4466 , des Offices de Ciceron , par Jean Fust avec l'aide de Pierre Gernsheim. Ces deux beaux volumes, qui offrent 1 apparence des manuscrits ont été, dit l'éditeur, exécutés sans encre, sans plume d'oie ou de métal, mais par un art particulier et admirable (non atramento plumali canna neque cerea y sed arte quâd am perpulcra).
3^ Le gouvernement des Princes ; le Trésor de noblesse ; les fleurs de Falère^le- Grand, Beau volume in-folip Sur veUo, imprimé en caractères gothiques par Antoine Vérard , à Paris , en
i4d7. Les grandes planches en taille de bois sont coloriées à la manière des anciens manuscrits.
4* Le Livre du Chevalier de la Tour et le Guidon des guerres, coniposéen 4374 parGeofroy de la Tour-Landry, et imprimé à Paris en 4514, le 9 novembre, par Guillaume Eustache. Magnifique exemplaire sur velin dont les planches sont aussi coloriées au pmceatf.
Le Mirouer du monde ^ poème sur la cosmographie , par François Bufieteau, imprimé à Genève en 1517 , par Jaques Vivien. Superbe et unique exemplaire, sur velin , de ce livre rare , <}ui fut composé au château de Divonne et dédié à messire Anthome de Gingins,
Voilà pour les livres sur velin. Parmi ceux qui sont imprimés sur papier on remarque (outre deux superbes exemplaires de deux litres déjà cités , AugusUnus, de Civitate Dei, 1468^ et Suétone, 1470, deux éditions princeps de Rome) :
1*» SPEGULpAI HDMAN^ SalvatioNIS, \e Miroir d'humaine saU vaiion, composé de traits historiques de TAneien et du Nouveau- Testament. Ce livre est placé au rang des premières productions de l'imprimerie. Les mêmes planches gravées sur bois et représentapt le feit dont le récit se trouve au-dessous, ont servi à plusieurs éditions latines et hollandaises. Cet exemplaire est la seconde édition hollandaise. Il a été donné à la bibliothèque par le célèbre docteur TroDchin.
Ce livre a ceci de remarquable que tandis que les planches avec leurs légendes sont des productions xylograpniques, c'est-à-dire , ijnprin^ées avec des planeb^ de bois , le texte est ioiprimé en caractères mobiles de fonte.
Meermann s*est essentiellement appuyé sur ce livre pour soutenir la thèse de I invention de l'imprimerie à Haarlem, par Laurent Cosier.
2° Spéculum vit^ human^p, «le miroir de la vie humaine.» Ce livre , imprimé in villa Beronensi , in pago Ergowiœ ^à Beromûnster en Argau) est une des premières productions de la typographie m Saisse. Le chanoine HMias-HéHe de Louffen (Lauflen) établit au couvent de Munster (canton de Lucerne) une imprimerie où il édita plusieurs ouvrages , entar'autres ce Spéculum dont il y a deux éditions, une de 1472 et une de 1473. Celle-ci est la çe-^ conde. L'auteur de ce livre est Rodrigue Sanchez de Arevâlo , Espagnol.
30 Le livre DBS SAINTS AN^BS , premjer livre imprimé à Genève le 22 mars 1478.
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4® Le livrh de sapibmgb ^ imprimé aussi à GenèTe , le 9 octobre i478.
Le livre de Fierabras le géant , première et rarissime édition de ce roman, imprimée également à Genève en 147S, le 28"** jour de novembre.
Nota, Ces trois livres sont sans nom d'imprimeur, mais le Homan de Mélusine , imprimé à Genève la même année , porte ce-^ lui d'Adam Steinschaber qui probablement imprima les autres.
5° Homeri Opéra Grœcè, première édition d'Homère en grec, imprimée à Florence en 1488 et dédiée à Pierre de Médicis par Déipéirins Cbalcondyle. Elle est fort belle et très rare.
Quelques autres livres imprimés, également rares mais moins remarquables, sont aussi placés sous les yeux des curieut. Oo voit encore dans les mêmes tables vitrées, les autographes siiivans, choisis parmi les nombreux documens originaux que possède la bibliothèque :
Une letti'e de Henri Estienne à Théodore de Bèze ;
Une lettre de Théodore de Bèze à Acutus Pomponius ;
Une de Calvin à Yiret datée de d546 ;
Un autographe de Luther tracé sur un livret de souvenir comme les avaient ceux qui fréquentaient les universités au XVI'' siècle. Ce même livret contient des autographes d'autres personnages de la Réforme.
Une lettre de Jeanne d'Albret, reine de Navarre, aux syndics de Genève, écrite de La Rochelle en 1571 ;
Un édit d'Henri IV, avec signature autographe, poarrexécutien (le Tédit de Nantes ;
Une minute de cet édit avec la date de )598 ;
Un décret original du concile de Bâle , en 1444 , en Faveur de certains prélats qui n'avaient pu recevoir leur consécration ;
Une lettre du dauphin Louis (Louis XI), écrite en 1451 au duc Louis de Savoie son beau-père ;
Le manuscrit autographe de l'histoire de Genève par Fr. Boni* vard ;
Une lettre de Duplessis-Momay à la vénérable Compagnie de Genève touchant l'Escalade , écrite en 1603 ;
Une lettre autographe de saint François de Sales à MM. du con^ seil de la Sainte May son à Thonon (7 décembre 1604) ;
Une lettre autographe de Saint- Vincent de Paule (Paris,;10 septembre 1659) ;
Une lettre laifne autographe d'Isaac Newton au peintre Arlaud (22 octobre 1772) ;
Dne lettre autographe de Jean-Jacques Rousseau à Lesage le père.
Nous omettons quelques menus objets que renferme encore cette immense salle , pour ne pas prolonger cette énumération.