‹ Histoire et description de la Suisse et du TyrolChapitre 14 sur 32 · GLARIS · texte numérisé non relu

GLARIS

Ce canton fut admis le ft juin 13 ^2 dans In confédération suisse, où il occupe \e septième rang. Il a pour li- Airtes, à l'orieot, tes Grisons et Saint- Gail; au sud, les Grisons et Uri; à l'ouest, Uri et Selnwt/; nii nord, le lac de ^Valenstadt , Saint -Gall et Scbwytz. Dans sa plus grande étendue , il a douze lieues de long et six de large. C'est un territoire chargé de montagnes les plus nhrnples , entrecoupe de vallées les plus sombres et les plus profondes, et le quart de la superficie, tootao plus, est susceptible de culture. Les sommités, couvertes de neiges éternelles, re<^oi\ent sur leur large croupe les feux du soltil; géants majestueux , ces pics font briller leur teint» rosée à plus de onze mitle pieds d»évntion au-dessus du niveau de la mer.

La plupart des roches sont calcaires, aux couleurs rouges ou noires, ou bien c'est un thonschiefer bleu. Les beautés de la nature semblent se disputer l'espace; on visite avec ardeur, outre la p r i ne i pa 1 e va 1 1 ée , le R 1 œ r . l h a 1 , l e S ern fthal, le Linthal; ici coule la Lintb, produit de deux ruisseaux ouï s'unis^ sent un peu au-dessus du beau pont .ippelé Pautenbriicke. Il y a dans ces lieux sauvages des aigles de la grande espèce et des locfinnergeyer, des marmottes , des coqs de bruyère. Les chasseurs de chamois y sont plus audacieux que partout ailleurs, les herboristes plus diligents; ils recueillent la mousse d'Islande , les herbes qui composent le thé suisse, etc. On trouve beaucoup de cristaux et même du marbre. La population est de plus de vingt-huit mille ames, et les réformés sont huit fois plus nombreux que les catholiques.

Chaque commune entretient plusieurs centaines de chèvres, et l'on compte en tout huit mille bêtes à cornes et cinq mille moutons. Le l>eurre, et le fromage connu sous le nom de schabxieger, forment la principale branche d*industrîe. Les manufactures et le commerce ne prospèrent point. T.es Glaroais fréquentent beaucoup les pays

étrani^ers , s'enrichissent et reTiennwt dans leur patrie.

Le territoire est divisé en quiu^ districts. Le gouvernement est démo*?

cratique; la souveraineté réside dans l'assemblée du peu|)le; on y décide de la puix, de la guerre, des alliances et de toutes les aifeiires majeures , et Ton abandonne au conseil radministratioo des affaires courantes. Tout citoyen est membre de l'assejublée générale à Tàge de seize uns. à Texception des condamnés et des taillis. On se réuni^ chaque année, le deuxième dimanche de jnai, auprès de Claris, et, qu;itre semaines auparavant, les citoyens sont interpellés par une sommation formelle de soumettre à cette assemblée leurs ▼oes de bien public; mais on ne fait point mention des noms de ceux qui envoient leurs idées aux magistrats, ce qui garantit le canton de cette nuée de pubucistes qui fl^'abattènt syr npç gouvernements constitutionnels. ÎÀ conseil se compose d'un landamman, d'un gouverneur, d'un banneret, de deux capitaines, deux niaitres d artillerie, deux porte-enseiçnes , d'un trésorier, d'un porte-bannière, d*un ma»

jor, rnîin de soixante conseillers élus par rassemblée générale. Le landamman préside, et, à l'expiration de sa charge , reste membre du petit conseiL A lui appartient l'administration; Il fait exécuter les lois, il négocie avec l'étranger et les autres cantons. Le trésorier est comptable envers le conseil, et on fait connaître le résultat des comptes à chaque membre de rassemblée générale. Une ( h ose bizarre, c'est que, pour ie reuuiic municipal et la justice, les religions suut aiiisolifment séparées; chacune a ses tribunaux et son assemblée communale, de manière qu'il n'v ait rien de commun entre les rt'formés et les catholiques.

La uia|^i:ïLi aUire suprême, celle du landamman , appartient pendant troii ans à un réformé, puis un la confère potjr deuv ans à un catholique. Pour les banneret^, on alterne, mais le ti*

StJISSK.

tulaire reste en possession toute sn vie.

l.es autres emplois sont ou suéciaux à telle religion, ou répartis dans une proportion seini>table. Le dimanche oui précède celui de la réunion universelle sert aux réuin'ons séparées des citoyens des deux cuites; les réformés viennent â Schwanden , les catholiques à Naefels. jM 8é font les élections des tribunaux, etc., etc. La compétence de ceux-ci est répartie singulièrement : ainsi il y a un tribunal des neuf qui connaît des

' affaires de TÉglise, de l'instructioa publique, des successions, des faillites, des injures, des dommnges-intér^ts; un autre de cinq membres pour juger les ventes, les obligations, les nypothèques; un autre spécial pour les contestations sur les immeubles. Les reformes ont un tribunal d'appel qui Juge en dernier ressort les coniesta-

, tiens dont Timportance est de plus de dnquante florins. Quand les procès ont lieu entre catholiques et réformés, on y appelle quelques jufîes catholiques tirés du conseil; enliu il y a pour les Wormés un tribunal des mariages, composé du chef de l'État, de deux prêtres et de six juges laïques. Les nominations sont faites à tous les emplois soit par réiection, soit par le 8ort. En règle générale, le gouverneur est le successeur du landamman. Il y a un conseil de guerre qui nomme les ofliciers; tout citoyen est tenu à la défense du pays. Le contingent fédéral est de quatre cent quatre-vingt-deux

. hommes et de trois miliesix centquinze francs de Suisse.

, >Glaris, le chef-lieu du canton, est '^ Étué contre des parois de montagnes si abruptes, si hautes, que lé jour y énètrc à jwine; lorsque de Tintérieur es maisons on veut voir le ciel , il faut mettre la téte à la fenêtre. Les rues épnt désertes et silencieuses ; on n*y entend que le bruissement des fontaines ' et des ruisseaux. L'architecture est encore celle du moyen ôi:e, et Ton serait souvent tente de croire que l'on ^^iient de retrouver quelque cî^ aban« donnée depuis des siècles. Du reste, le site est admirable; là se réunissent la majestueuse vallée de la Linth et le

siuvage mais riant KIccnthal. Deux ponts en bois franchissent la rivière au pied du Glarnisch. On y compte quatre cent douze maisons et plus de quatre mille Inbitants, la plupart dans l'aisance. LVglisc est d'un assez beau style

fothique et sert alternativement aux eux religions : c*est là que l'illustre Zwingli , qui en fut curé oix ans, mé* dita et prépara ses audacieuses réformes. On y u'iontre la maison des Tschudi , qui ont donné au canton une si belle série de magistrats, de guer* riers, d'historiens. Rodolphe Stussi, le célèbre bourgmestre de Zurich , Worms /Ebii, le héros de Saint- Jacques, Jean ^Ébli, le négociateur de Cappel , étaient aussi de Glaris. « On croirait, dit le voyageur Simon, que Claris doit être exposée aux avalanciies; elles ne l'atteignent pourtant jamais.» En lô93, un épouvantable éboulement couvrit la vallée près de la ville, et le désastre est encore visible; on voit aussi a douze ou treize cents toises d'élévation, sur la face du Glarnisch, Fendroit d*où cette niasse s'est détachée. La rivière fut rejetée en dehors de son lit; elle rouie maintenant ses flots avec impétuosité nu fond d'un abîme. Kn 17 9'J, les Russes fuyaient après leur défaite de la Muotta; il en tomba beaucoup, et le torrent est si profondément encaissé , que leurs cris ne parvenaient pas jusqu'à leurs camarades qui, les uns après les autres, périrent sans apercevoir le détour qu^il fallait faire. Quelques bêtes de somme charcéesd'arizent s'y perdirent, et longtemps après l'on retrouvait encore des écus. Le Garnisch^est trop perpendiculaire pour que lalieige s y accumule et puisse former des avalanches; mais M. Simon en remarqua sur les pentes du Wigghis : il rapporte que l'une d'elles avait renversé toute une foi^t de sapins; cette m^e avalanche, traversant l'intervalle entre les deux montac:nes, et prenant à rebours une autre foret au pied du -Glarnisclt, lit de ce côté presque les mêmes ravages que de l'autre, ouoiqu^en montant et à une si prande aistance du point de départ.

Le poète Gessner de Zurich venait

Z4Ù uu^']

souvent visiter ces lieu\ en été, et, sur les premières pentes «lu Glamiscb , une roche est chargée d'asses uiaavats

vers en son Iionnpur.

Entre la vall»^e de la Muotta et le Klœulhal se trouve le col du Pragel, à plus de cinq mille pieds au-dessus de la mer; l^armée russe fut obligée de suivre ce sentier daifs sa périlleuse retraite. Il y a, non loin de là, un lac d où le torrent sort au milieu de belles prai* ries; ses eftets d'optique dans les montagnes sont si trompeurs, que l'on en (irait voir une petite pièce d'eau; mais li faut trois heures pour eu faire le tour.

Le col de Ségneis offre un spectacle

singulier dont Ton jouit surtout au Village d'RIni : une roche de la montagne ap{>eléeTsd)linglenberg présente un portail majestueux; percée de part en part, elle reçoit deux fois par an, en mai et en septembre, les reux du soleil , qui s'y présente comme encadré , et remnlit de son orbite cette ouverture, dont on ne juge bien la grandeur qu*a l'aide du télescope. Le Doedi^ situé au midi du canton , vers les fron« tieres d'Uri et des Grisons, n'a pas niuuis de onze mille pieds au-dessus de la Méditerranée.

Dans le cours de cette histoire, nous avons donné déjà IVtymologie du nom de Ghiris. De saint'llilnire , en lalm JJiiaja, la prononciation gutturaie a fait Claris, et, par corruption, Glarus. Cette contrée est encore aussi sitnple qu'à répo(îi!eoù snint Fridolin, londalour du couvtjnt de Sd Uiii^cn , y vint i>i('ciier le chrii>liaaisnie. Le luxe n'a point pénétré dans ces contrées; les maisons des riches ne se distinguent de celles des pauvres que par des contrevents peints en vert. Les ( lui^seurs s'exposent avec une inconcevable audace : on raconte que l'un d*eux, par« venu sur une saillie de rocher au haut du Glarnisch, et en quelque sorte suspendu sur l'abîme, osa s'emparer des petits d'un lœmmergever ou vautour de la grande espèce. Gelui-ci fondit sur rimprudeiit agresseur, dont le moindre mouvement eût causé la cliute, lui enfonça ses serres dans la poitrine, et

rERS.

Veût infailliblement tué, si, par une urésenced'esprit difficile à compreodrei le chasseur, peu soucieux de sa douleur, n'edt avec précaution ramené le canon de son fusil contre l'oiseau de proie; alors, avec une rare dextérité et sans perdre pied, il atteignit de l'orteil la g;lchrtte de Tanne, et, détournant la téte, fit partir le coujj qui le rendit à la vie en le débarrassant de son terrible adversaire; mais il était grièvement blessé, et ne parvint quV vec beaucoup de peine à regagner sa demeure. Il y a souvent tout autant de jéril dans des expéditions d'un genre )lus sin«;uHer, la chasse auxirégétaw:

'herboriste, pour rassembler des plantes médicinales, se munit de crainpon«; il escalade les rochers, et garnit inférieur de sa cliaussure de paille hachée pour ne se point blesser les pieds par les poses difliclles qu'il est obligé <le

firendre; d in^ un tablier de cuir, reevé en forme de ceinture , est une large pierre à aiguiser pour entretenir sa faux. On Toit aussi de simples ftu* dieurs s'aventurer, presque sans J penser, sur des pelouses à peu prr* verticales où riierbe croît entre les radiers; quand ils ont ramassé le foin, ils le nouent et le jettent dans le précipice. En hiver, c'est une autre industrie : les ouvriers se font suspendre w bout de longues cordes , et partout ou un obstacle arrête les troncs d'arbres déracinés par la tempête ou tombés d< vétusté, ils les font rouler jusqu'au fond de l'abîme, au moyen de grandes l^erche^ dont ils se servent avec une lorce incroyaijie; puis on fait (lutter ce bois jusqu'au village. Ces- malheureux gagnent ainsi de vingt à vingt*cinq sont par jour.

Nous ne quitterons point le cantoH deGlarissans parier de iS'aefels, située au pieddu Rautiberg; là, les grands souvenirs du quatorzième siècle soiit encore vivants. Kntre ce villace et cri i d'Ober-Urnen, onze pierres nidiqueiii au voyageur les diverses phases dtt combat glorieux qui délivra le pays de ia domination autrichienDc. Chaque as»

î)ée une procession prircourt le champ de bataille; on y prononce les oootf

SUISSE

de cinquante-cinq citoyens qui ont payé de leur vie la victoire remportée par Pierre Ainbueiii, et on v lit publiquement une pièce oflQctefle rédigée en 1389, etqinVestoonservéedanslaehronique de Tschudi; la voici : « Au nom de la très-sainte Trir»ité, Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit.

Amen. A celles fins que par nous grâces soient rendues au Dieu tout*puissant, à la sainte Vierge Marie, aux glorieux winces du ciel saint FridolinVt snuit Hilaire, nos fidèles défenseurs, et à toute rarmée céleste, et de peur que le souvenir des grands secours et sou* lagementsque nous eu avons reçus dans notre détresse ne se perde, crci sera mis en écrit, d'autant que ia nienioire et Tentendement de rhotnine sont faibles, et que dans la suite des temps on met bientôt en oubli les choses passées ; c'est pourquoi nous, le landamin tn n les hommes du pays de Glaris, savoir faisons à tous ceux qui sont ici présents, et à tous ceux qui y seront par après , que mortelles iiostilités et guerres à outrance seraient survenues entre le sérénissime prince et seigneur le duc X^opold d'Autnclie d une part, et les bonoraUes, prudents et avisés nos Lien bons amis les fidèles et chers conléderes d'autre part. Et voici les confédérés qui pour lors étaient allies :

Zurich, Berne, Soleure, Lucerne, Uri, Schwytz, Unterwald, Zug et notre pays de Glaris. Or il advint au'en ces iours-là le susdit ducLéopoId d'Autriche marcha contre la petite ville de Senipach en Ar^au, a dessein d'y endommager les confédérés dans leurs corps et biens. Alors tios bons amis les fidèles et chers confédérés de Lucerne, TJri, Schwytz et Unterwald, entre-

J)rirentde le repousser, et iiiaroherent, e 9 juillet de Tan où Ton comptait t8S6i devers Sempach, et là fut occis le susdit Léopolfi d'Autriche, et nvrf^ lui seize comtes et b:irons; um urande quantité de chevaliers et de gendarmes y lurent aussi déoonUts et mis à mort. 'Fois, au milieu du mois d*aodt, nos bons, fldèles et chers confrdcrcs de ^ Ziirirh . d Uri , de Scbw vt/: , et nos i^cns du pa}:> de Glaris, b en allèrent contre

la ville de Wesen , et la prirent le premier vendredi après la tête de Notre- Dame, et cela bien lo\aienient, et prêtèrent les gens de Wesen, à nous susdits confédérés, serment à toujours, ce qui resta ainsi sans paix ni trêve jusqu'au prochain jour de saint Gall.

Alors fut nioyennée une pnix par certaines villes impériales jusqu'au jour de la Chandeleur, pu is cette paix fut prolongée jusqu'au carême; alors ia guerre recommença, et beaucoup d'hommes preux et vaillants du pays s'en vinrent dans la ville de Wéseu, afin d'iceile garder et défendre, et afin que notre pays de Glaris demeurât d*autant plus siVr et trancpiille; et comme nos ^'cns se fiaient au serment et a riioiineur de ceux de Wésen, quelques honnnes de Wésen ont machiné une terrible trame contre les nôtres: ils ont donné, sous le plus ïrrand secret, de méchants avertissements à nos mortels ennemis, tellement qu'au prochain quatre-temps, le samedi ue Tan où Ton comptait 1888 depuis la naissance du Christ notre bon Seigneur, s'en vinrent nuitamment et à 1 improviste ces mortels emieinis dans ia ville de Wésen , dont les portes leur furent livrées par les bourgeois, et les nôtres de Glaris furent occis par répée des gens de Wésen et des ennemis, et quelques-uns furent mis à mort dans leurs lits où ils étaient couchés et endormis sans défiance aucunCt car ils croyaient prendre leur sommeil chez de bons amis; et ninsi furent déronfits par grande [)er!idie et pitoyableijicnt occis beaucoup de gens de bien , et ce fut à grande peine que quelques-uns purent se sauver; puis le 9 août, jeuai de In semaine de Pâques de l'année susmentionnée, se rassemblèrent derechef nos mortels ennemis de la seigneurie d*Autriclie , faisant quinze mille hommes tant à cheval (fu'à pied , et marchèrent vers IVaefels en notre pays de Glaris, et rompirent à grande force nos lianes et murs de défense : des nâtres, il n'y avait contre eux que trois cent cin(]uante hommes , dont trente nous avaient été envoyés en assistance et consolation par nos bons amis, fidèles et chers confédérés

L'UNIVERS

de Schw vtz , et les ennemis nous tuèrent bien des braves gens; mais ils liront déconUts près de la Rauti , avec le secours de Dieu tout-puissant, de la sainte Vierge Marie, de nos chers et fidéiefi soutiens danjs la détresse, saint Fridolin et saint Hijaire, et de toote •l'armée des cîeox, et les ennemis fil* rcnt mis en ^;rnnde déroute, teUement que nous gagnâmes onze bannières et que nous tuâmes deux mille cinq cents nommes : quant à ceux qui se perdirent dans le lac lît dans la Lintn, on ne pourrait en savoir le nombre; et périrent aussi plusieurs de ceux qu'on croyait être les auteurs du massacre des nôtres à Wésen. Et pour que par nous tous, les habitants du pays de Glaris , et par nos (Ip'^cendants, grâces soient a jamais refuitiet) au Dieu toutpuissant, a la sainte Vierge Marie, aux glorieux princes du ciel, saint Fridolin et saint Hilaire, nos fidèles aides dans la nécessité, et à tous les saints de Dieu, et pour qu'on n'oublie jamais les grands secours et reconlorts que nous en avotis reçus quand il nous tut accordé de pouvoir venger le meurtre des nôtres à "Wésen, nous, les habitants de Glaris, nous avons établi d'un commun accord , pour nous et nos des-

cendants , une procession dans toutes les églises de notre pays, de sorte aue de ouaque maison le plus honorable personnage aille tous les ans , le second jeudi du mois d'avril , en grande dévotion par les clieinins et sentiers où les nétres, en pareil jour, ont endurégraade peine et labeur, jusqu'au n^oulia près des fontaines, et que cela se h>se avant tout à l'honneur et gloire de Dieu, de P^otre-Dame, de saint Fridolin, de saint Hilaire et de toute IV luée céleste, et ensuite pour la consolation et le repos de toutes les âm^ des nôtres qui ont exposé leur corps aiîn que notre pays subsistât avec hica et honneur, et qui ont perdu la vie pour cette cause, ainsi que de ceux desnâtres qui ont été mis à njort à AVésen, de même que de tous ceux qui ont combattu en la bataille, lesquels braves gens ne faut jamais oublier; IiieD W contraire , leur souvenir doit se garder à perpéluité. Au nom de Dieu, et en temoignagepublic etdiiîiirdf loi , m us, les gens du pays de Claris, eu cuiiiii'UU nous avons fait apposer le sceau de notre pays à ce titre. Donné au mois d'avril, le vendredi avant la Saint-Anibroise de Tau où l'on compte, depuis la naissance de Jésus-Uuist, |389. »

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