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le chancelier, et les résolutions sont rédigées par un secrétaire du coQ^ij d'État ou par une commission spécialo.
Aucune loi ne peut être promulguée, modifiée ni abroi^ée, sans la délibération des états. Ils votent l'impôt, veillent au maintien de la constitutio4 du 14 juin 1814. D'autre part, nulle résolution des états ne peut être misa à exécution sans |a sanction royale.
Le roi s'est engagé à laisser à JNeuft-h:Uel tous ses privilèges, à ne le point conférer en fiet ni en apanage à aucuii . prince de sa famille, à maintenir le libre exercice des deux cultes. Le clergé protestant se reunit en synod^ tous les ans, dans la capitale, sous I9 présidence d'un doyen qu'il élit.
synode nomme et destitue les pasteurs, excepté celui de .Neufcliàtel. Les catholiques sont sous l'autorité de l'évêque de Fribourg. Tout citoyen peuJt émigrer sans {>erdre sa qualité; il peut même prendre du service militaire, pourvu que le pays qu'il va servir n§ soit pas en guerre contre le roî d§ Prusse, eu sa qualité de prince dé Neufcli^tel et Valangiu. Tous sont admissibles à tous les emplois, muln^ celui de gouverneur. Sous le rapporf de l'administration et du droit, on 4 maintenu le statu quo de 1816.
sujet de la principauté ne peut êtru arrêté sans un jugement des quatrcj ministrals, et dans les autres cercle^ sans un jugement signe d'au moin^ cinq juges du lieu ^u délit. L'arresta* tion |>rovisoire ne peut durer au delà de trois jours sans une décision sur l'instruction. Tous les habitants de disr buit ans à cinquante sont obligés au service militaire, mais on ne peut le^ y appeler aue pour la défense des frontières ou dt'. l'ordre intérieur, ou pouç le maintien des traités avec la confédération suisse. Les troupes sont sou^ le commandement du ro», qui se rér serve le droit de lever un corps de quatre ou cinq cents hommes pour s4 garde, où ils doivent jouir des n>ême|| privilèges. Le serment du roi, qui pro» met d'observer les lois et de conserver les libertés des Neufchàtellais, précède celui que chaque tf^uverain nouveau %
Aroif d^exîger d*eux à son avènement.
Aa roi appartient le pouvoir exécutif
et le pouvoir judirînire : c'est lui qui nomme le gouverneur, le chancelier et le conseil d'État com|)Osé de vingt et un memlMres. Le canton est divisé en vinçt et une châtellenies , dont les chi)telains et les maires sont également iiominés par le roi. Les contestations judiciaires de quelque importance sont portées devant les cours d'anpel qui siègent h Neiifrlnitr! et à Valanpn.
Les revenus ro\ lux consistent en rentes foncières, dinies, péages, etc.; ils montent à cent cinquante mille francs de Suisse. Neufchâtel fournit au continL'Pi>t fédpr:il nent cent soixante boin-
niei et lix-neut miUe deux cents francs de Suiiie.
Nous avons vu, dans le cours de cette histoire, le roi de Prusse prendre riniliative des réformes désirées par ses sujets, et la révolte compriniée après avoir été victorieuse. Le parti de la souveraineté du peuple se plaint toujours encore de ne pas voir le gouvernement de Netitchàtel reposer sur les mêmes bases que ceux de toute la lépubliqae fédérative. Cet état mixte, cette dépendance envers un roi , cette associ.jtion avec un peuj)!p libre ont quelque t lu)se d'étr.int:,(* {]iie l'esprit saisit difticiieinent, et qui serait tout a tùi intolérable sans Téloignement de la Prusse : heureusement pour ce ca n t o n la France permettrait difririlcmcut dVnvoyerassez de forces hiirses tVoiilit rrs pour menacer ou son lernluircou lu iioerté suisse. Sous Tempire , le maréchal Berthier fut prince de Neufchâtel et de Valansin , en vertu d'une cession £iite par la Prusse en 1806. La terrasse du vieux château est ombragée de magnifiques tilleuls, dont Tun n dix-huit pieds de circonférence. La ville est bienbdtie; elle a inie belle promenade au bord du lac, 1 on v aperçoit tes giadersd*Uri et de Sc6wytz, le Titlis du canton d'Unterwald, et le mont Piiaieue celui de Lucerne. Dans les belles soirées dVté, c'est un niagniUaue spectacle; il termine au loin rhorizon, tandis que Tisii se repose douGemei^t w la belle onde du lac,
sur les coteaux riants où sont 1^ y'iU lagcs de Peseux et Bolle, la petite ville
de Boudry et le château de Beauregard. Dans 1 hôtel de ville, à côté de plusieurs portraits de rois de Prusse, est celui de David Pury, qui légua à sa
fatrie une somme de cinq millions.
1 avait amassé ses richesses en Angleterre et en Portugal , et niourut a Lisbonne en 1786. Sielott ses intentions, la somme fut employée à améliorer l'instruction publique et à construire cet hôtel de vdie. uhopital des orphelins, qui est un des plus beaux édifices, fut fondé, en UIO, par M. Pourtalés qui y dépensa sept cent mille francs; il est (îesservi pnr les sœurs grises. L'église renlenne les tombes des anciens comtes de iSeufcbâtel avec seize statues de grandeur naturelle.
Il s*est conservé un usage bien sinuulier, la té\e des armourins. Le jour qui précède la foire d^automne en novembre , vinçt-cinq à trente bourseois , armés et cuirassés comme les cnevalîfTs, vont, sous le commandement d'un membre (!u crouvernement , de riiùtel de ville au château, au bruii des tambours et des fifres : le gouverneur les attend à la porte , et le conseil d'Ë* tat les reçoit; le rhef fait un discours dans lequel il remercie le prince de la bonne administration du pays, et ou lui'promet ordinairement de taire mettre sa harangue sous les yeux du roi.
Après avoir accepté des rafraîchissent nts, le cortège reprend le rlit'niin (ie lliulel de vilie, et la céreinome tinit par un banquet et un bal.
De Saiut- Biaise àYverdun, le lac a neuf lieues de long; et de Neufchâtel a Cudrelin , deux de large. Il est de cent quatre-vingt-dix pieds plus élevé que le Léman. La Tluèle le traverse et le réunit ensuite à celui de Bienne; il reçoit aussi la Broyé, la Keuse, l'Orbe et le Seyon. Dans la haute antiquité, les deux lacsde Bienne et de Neutchâtel n en faisaient qu^un seul. L'isthme qui les sépare entre le Tessenberg et le Joliniont n'a que deux lieues et demie. Lorsque le vent d'ouest agitA ta surface de Tonde, les flots sont très-dangereux. Eu 1796 et eo
1830 , le lac gela tout entier. Le fond est parsemé de troncs d'arbres que Ton croit reconnaître pour des marronniers et des châtaigners, et qui soot noirs comme l'ébène; on lecheiv cbe beaucoup ces bois pour les ébé* nistes.
Motiers-Travers est un joli bourg de six à sept cents habitants , dans la ▼allée de la Reuse, avec des points
de vue les plus variés ; Rousseau y trouva un asile quand il fut expulsé d'Yverdun par les Bernois. C'est là . qu*il rédigea ses lettres de la Montagne: ses ennemis ameutèrent la populace contre lui ; une nuit on lança des pierres dans sa maison , et jusqu'à son lit. Il céda aux conseils de ses protecteurs, et partit pour Bienne.
Des Anglais ont acheté tous les* meubles de la chambre qu'il occupait.
Non loin du sentier qui conduit à la Brévine, sur le Jura, est une glacière naturelle , cachée par des broussailles. On y descend au moyen d*une écheHe. Le fond est une vaste couche de glace d'où s'élèvent plusieurs belles colonnes. Le canton de JNeufchàtel offire encore d'autres bizarreries de la nature; par exemple, le Temple des Fées , grotte de la vallée de Verrières , dans laquelle on ne pénètre qu'en se baissant , mais qui bientôt se relevé, 8*élargit, se partage en trois galeries ; Tune d'elles, celle du centre, a plus de deux cents pieds de lon^ sur six de large. A l'extrémité , on jouit d'un beau coup d'œil sur la vallée de Sainte- Croix du district d'Yverdun. Le val du Locle, baigné par la Bled, était autrefois très-marecageux , parce que cette rivière y laissait des eaux stagnantes, dn eut Taudace de percer uu roc sur une longueur de mille pieds : l'eau se précipite maintenant avec fracas à travers cette galerie souterraine ; les marais sont devenus des prairies, el trois moulins presque superposés les uns aux autres assourdissent de leurs battements quiconque vient visiter ce chef-d'œuvre de l'ùrt humain,
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?[ui est dtl à l'esprit entreprenant des rères Robert , bourgeois au Locle. Il est peu de voyageurs qui ne visitent le saut du Doubs , près du village des Brennets; on sy rend dans une petite barque. La rivière, comme entravée par un obstacle inconnu , s'élargit malgré la profoi>deur de son lit , ses rives se dégagent de végétation , puis Tonde se jette brusquement en colonne écumeuse du haut d'un rocher de quatre-vingts pieds d'élévation. Ce bassin est animé. On y voit beaucoup d'écluses et de canaux , des moulins et un haut marteau. C'est la frontière de France. Il y a près de là une grotte vantée pour son bel écho : la nature y a placé des bancs et une table en rocher. A quëlque distance des Brennets est le superbe bourg de la Cliauxde-Fond , qui a près de six mille habitants; on y voit six moulins souterrains, construits par Perret Gentil.
L'église, de forme ovale, est élevée sur uneéminenoe; elle offre un plafond voûté d'une construction ingéiueuse.
Les célèbres mécaniciens Jacques Droz, père et lils, étaient de ce bourg.
Valangin , situé au val de Ruz , n'a guère que quatre cents habitants; il est situe dans un gouffre sauvage. Le chîlteau qu'on voit au bord du Seyon était la résidence d'une branche de la maison de NeuftJiâtel; et le comté de ce nom fut vendu, en 1579, à la principauté. Telle est la raison qui fit prendre aux rois de Prusse , et , pendant quelques an nées, au maréchal Berthier, le titre de princes de Neufchâtel et de Valangin. Nous avons déjà parlé de David de Pury ; il était né à Neufchâtel en 1 708, et il avait fondé à la Caroline la colonie de Pury bourg. On cité comme s*étant distingué le théologien Oster- .
wald, qui fut pasteur à Riîle et publia un catéchisme, et Louis Bourguet,au- ' teur d'un traité sur la formation des cristaux, savant que Leibnitz estimait beaucoup, etc. A la différence des autres cantons , ISeufchâtel n*a point de costume national.
L'UNIVERS