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ans ; et aue del'autre, Zurich ne voulait fips perdre ses conquêtes en nép;ociations; mais personne n'étant disposé à reprendre les hostilités, la trêve se prolongea. Schwytz ne négligeait pas ses intérêts, et le duc ayant atendonné au pavs de Gaster le commandement du château de AVindeck , Ital Meding lit si bien que l'on convint de le remettre à Sch\^ } tz , et que la cour d'InsprucJi V consentit; elle engagea même à ce canton et à Glarus pour trois mille IJorins du Rhin, le pays de Gaster, la montagne d' A mbden, les villes de Wesenet de Walenstadt, et radvocatie du couvent de Schennis. Il fut seule* ment stipulé qu'en cas de guerre contre l'Autridie, le Gaster demeurerait neutre. Les héritiers de T<;ckeubourg engagèrent Uznaeh aux mêmes conditions pour une somme de mille florins.
Au milieu de ces a'^itations et pendant que le concile de Hâie négociait, il se commettait des hostilités de propre mouvement de la part des vassaux du duc d*Autri'lie. Tantôt les jeunes Çens (le Feldkirch couraient attaquer a l'iniproviste la ligue grise, tantôt ils passaient le llhîn pour exercer des rapines à Sargans et à Wartau. On se doutait bien à S; r-iins que s'ils n'étaient favorisés par les habitants de Werdenberç, ces excursions n'auraient pu se &ire avec autant de succès. On voulut s'en assurer et les en punir : par une sombre nuit d'hivfr, huit cents honinies se présentent devant cette petite ville; le bruit des armes et des chevaux éveille les bourgeois oui accourent c^mme s'ils avaient h s entendre avec une expédition partie de Feldkirch. Aussitôt la petite armée de Sargans fit un grand carnage de ces traîtres et pilla toute la contrée. Cette vengeance des nouveaux sujets de Zurich n'était qu'un acte de malveillance parmi beaucoup d'autres : nous citerons la déplorable histoire du baillif d'Oberholz au pays d'Lznach; il fut jeté dans les fers pour avoir prêté serment à Schwvt?., tandis aue, selon les Zurichois, son bailliage faisait partie de la seigneurie de Grunin^en que lui avait cédée l'Autriche. Les représentations des coaSé^
SUISSE
èérés nV purent rien; rnfermé dans b tour deWellenberiî, il tutcondamné à une amende dix fuis plus forte que ne le comportaient les lois de son pays. Ce gu'il y a d*étrange , c'est qn\'iu taîëpns dV=: dispositions des; traités, Zurich offiit de s'en rapporter au jugement de l'empereur , demande que rejeta Schwytz, et de part et d*autre Jes vexations continuèrent. EnOn les confédérés voyant l'existence de leur ligue compromise , se réunirent h Berne DÙ fut rédigée une note que ) on signifia d^une rart h Schwytz et à GlaruSfderautreaZûrich : on leur faisait connaître qu''on avait résolud'employcr !a force contre ceux qui ne s'y soiiuiettraient pas. Zuricliv avait tort sur plusieurs points essentiels ; on lui reprochait d*avoir fermé son marché à Sf'«; allies ; on «soumettait l'affaire du Laillif d'Oberholz à une délimita'ion ; on renvoyaitia villeàtraiteravec Henri de Sargans de ce qui concernait ses sujets, reçus contre son çré au droit de bouPi^eoisie; on laissait ïl/.nach à Schw\lz, etc., etc. A ^iirich cette note fut lue, commentée et réfutée en assemblée générale, et Ton résolut d'en venir aux dernières extrémités plutôt que de subir ces conditions.
Schwytz les accepta sans ditlic lté.
Deux jours avant l'ex|jiration de la trêve , les Zûriciiors se mi rent en nnotivement; et le 8 mai , environ quatre mille hommes, sous !e rooMinnfieioent du bourgmestre, vinrent a PfeMikon avec la bannière de la ville. Schwytz, instruit de ce mouvement, avait oc* enpé, dès la veilleau soir « le mont Etzel qui sépare le lac de h sauvage vaifée de la Sil. Ital Redinf; commandait ce corps, tandis que ^Vagner, à la tête d'une autre troupe , gardait la Marche qui ponv iit être inquiétée par l'enrenu. On vit aeronrir les hnbitaots du Gaster,etceux lockenliouri; ; l^icnv; (t Guichard de iiuron couvrirent la ftotttière inférieure; enfin les Glarnais, conduits par Tschudi, marchèrent pour renforcer Reding sur PEtzel.
Bans le pays de Sargans Jps campa- |Qes â insurgeaient pour Zurich, et
« «hftteptt tenait pour SctawyU et GUi-
rus, qui y nvnient garnison. I.a £:Herre civile était niinîiiiente; de part et d'autre, on appelait à grands cris r intervention des confédéré. Le bourgmes* tre StassI envoya au landamman de Schwvtz !inp lettre sans salut, sans lui donner la qualité d'allié; c'était plutôt une citation devant l'eu^pereur, accomfiagnée de la menace de se faire justice à soi-même. A près quelques instants de drliht rnt'on , les guerriers de Schwytz répondirent du liaut de leur montagne : leur lettre n'avait rien dMrritant ; tout en témoignant du respect pour le roi des Romains, on rappelait que, d'après les traités, les confédérés ne devaient avoir d'autres ju^es qu'eux-mêmes; on reprochait à Zurich d^avoîr décliné cette juridiction. On lui offrait encore de désigner pour arbitres tels magistrats, telles ^!!!es quVI.e vouflrait. Dans la nuit même, Zurich déclara la guerre, et Slu^si, son chef, sedirîji^ea vers la Marebe.
Reding fît avertir ceux qui la défen* dnient, et suivit avec ses troupes les sommités de l'Etzel. Alors arrivère»)t des députés d'Uri et d'Unterwaiden ; « On verra bientôt flotter nos enseignes », disaient-ils ; mais ils supplièrent de ne rien précipiter, de ne pas verser lésant des confédérés sans épuiser tous les moyens de né^o« iation.
En même temps accourut un coureur de Lucerne, porteur d*une lettre conçue f! le même sens. Déjà Reding promettait d'obtempérer à leur prière,
âuand des coups de icu se lirententenre dans le lointain : c*était une reconnaissance faite par cent Zurichois; ils v<^ulaicnt s'assurer si le corps de Redmiî n'avait point quitte ^a [osition; s«ms s'en apercevoir, ils avaient traversé les avant«gardes, et, tombant sur le corps principal, ils Pavaient attncpté. Aussitôt ils furent cernés, et tentèrent de regagner leur corps, en abandonnant leur bannière, et laissant sur la place beaucoup de morts, de hadies, de brassards et de cuirasses.
Ln terreîfr qu'ils jetèrent dans leur troupe fut telle que la retraite eut lieu immédiatement. Reding vint se ranger devant renaemi à Tissue de la foret;
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LUNIVERS.
îl niinît pi! profiter de cet avantage , mais les aiiies obtinrent de lui qu'il reprît sa position sur TEtzel. Aussitôt le liourgmestre de Zurich eut oonnaissance de ce désastre, il abandonna ia Marche, (lue d^ailleurs il avait trouvée bien défendue , et s'eu reviot à Pt'efûkon.
Uri et Unterwalden envoyèrent Jeurs
contingents, Inen plus pour appuyer la mt^diation, que pour faire la guerre.
Toute cette armée cautpait à Meïnradszell avec Scbwytz. Les deux partis étaimt peu disposés à un aoooinmodement; mais la nature vint au secours des bonnes dispositions des confédérés : des torrents de pluie rendirent imposftîble toute opération militaire. Il arriva aussitôt vini^t députés d'Uri, (rijiiterwaiîlt'n , trente de Berne, Lucerne,Zuge( Soleure, etdes députés d' Appenzeil, Saint-GalU Constance, Wiuterthiir, Baden , SchafiTnousen, Rhînfelden, Fribourg, Bâle, et même de Str;tsl)otirîr ; rnr I imminente dissolution de la îederalion alarmait tous les esprits : ou négociait, on suppliait, on stipulait toujours de nouveaux délais, ne fussént-ils que de douze heures. Enfin , voyant (jue les Toies de conciliation demeuraient im> puissantes, Adam RifT, Tun des députés de Strasbouri; , prit un langi^plus ferme , et , à force Je tiienaees , parvint h une trêve d'un an, pendant laquelle Ziirich' s'd^igageait à laisser passer les provision8'\de grains et de vin dont avaient S^jmoÎjfi Scbwytz, Einsiedein, Glarus et leurs alliés. Au basdecf traité, on lit, à côté de la signature de Henri de Bubeuberg, chevalier et l'un des plus célèbres conseillers de Berne, celle de Burkard de Muhlenheim« issu d'une des plus illustres maisons d*Alsace.
Mais si les troupes rentrèrent dans leurs foyers , les dispositions mutuelles n'en furent pas meilleures: Zurich trouva un prétexte pour refuser des provisions à ceux qui n'étaient pas les alliés de Schwvtz au temps où Se conclut la fédération. D'un autre ente Snrp;nns, excitée par un esprit turbulent , et soutenue par Zurich, dé-
niait toute obéissance h non seigneur :
les plajntes devenaient de plus en plus ainères. Enfin ZûricI) viola les droits de la confédération au point de por* ter plainte contre Scbwytz et Glarus, et de les aauser, devant l'empereur Albert II, de méconnaître l'autorité et la prérogative impériale; oa terminait par une prière de les contraindre à sul ii sa jurid"rtion. Albert fit ce qu'' (innandait Ziiricb; mais on r^ut la nouvelle de sa mort avant de kii avoir répondu , et l'al&ire n*eut pas de suite.
Avant la mort de ce monarque, le comte de ÏMontfort de Tettoanj: avait obtenu pour lui et ses c<)iiéritier^ l'investiture de tous les domaines de Frédéric de Toi^kenbourg. Le pays de ce nom échut à Petermann et Hfkicnbrand de Baron; les coml< s de ! < ttoang et de Sax Masox eureut la pUiS grande partie des justices du Prettigau, et Wolrnard de Brandis les seigneuries de Mavenberg et de Malaus. Line sage administration honora ces seigneurs,
3ui tous concédèrent à leurs vassau?( e grandes libertés, et les firent participer à la nomination de leurs magistrats. Il en fut de même du pays de Davoz, échu à Cunégoude de Werdenberg; il serait trop long d'énuniérer tous ses privilèges. Les Rarons jurèrent bientôt une alliance avec Schxt^ytz et Gîarus, et l'on se -promit de la renouveler tous les dna ou tous les dix ans, bien qu*elle dàt être éternelle.
Cependant la peste exerçait de grnn d s ravages, soit (pTclle fût la conséquence de la disette, soit qu'un étranger l'eilt apportée à Bà\t\ dû le concile avait attiré une immense population. La chaleur de la saison accroissait l'Intensité de la maladie : à Berne, il mourait environ vingt-quatre persounes par jour; à Bâle, plus de cent. Lt;
auart de la population de Zurich périt ( y eut quatre mille victimes à Constance. Ku général, nulle maison n'était épargnée, et souvent, en rentrant chez soi, on rencontrait le prêtre qui venait d'administrer le saint viatique à des parents <ttte quelques heiiw i^us