VITKAUX DE LA NEF
(jiialorzième , el Bcnnadc le quinzième cvè(|ue. — Après Bennaile , aucun autre nom ne peut se lire; d’ailleurs, la séi ie est loin d’èlre com|)lèle , car elle n’a que lienle-six èvè(|ues, comme nous l’avons dit, el le sié^m de Ueims en compte cin(juante-lrois, depuis sa fondation [)ar saint Sixte jusqu’à Albcric de Humbert.
Les èvè(jues sont revêtus de leurs babils pontificaux : aube, dalmali(jue , chasuble. I^a couleur des ornements varie. Saint Donatien porte une tuni(jue violette, saint Vivent une rouge ; la chasuble du premier est d’or, celle du second, bleue. Tous deux portent le rational, ((ue n’ont point les deux I^aruc el les cvèijues suivants.
Les riches bordures de la dalmati(jue de Harnabè el de Bennade se dessinent très-bien sur la blanche couleur de l’aube. Le huitième èvè()ue n’a point de nimbe. Bar une anomalie assez rare , qui se trouve plus souvent encore répétée sur les vitraux de la basilicjue de Saint Demi, plusieurs évêques portent le nimbe, sans jamais avoir été reconnus comme saints : tels sont Baruc, Bennade, Manassés. — La cinquième verrière n’a rien (jui puisse fixer Ballention .
Passant au coté gauche de l’église (coté de l’évangile), nous remarquons les pontifes des trois premières doubles verrières , tenant une croix au lieu de crosse. Dans la quatrième, nous retrouvons la crosse et le rational. Les deux prélats sont assis sur des sièges de forme allongée, prenant sur une première bordure. Les personnages de la cinquième verrière ressemblent à ceux que nous venons de décrire.
Les vitraux de gauche ne portent pas de nom.
Pour compléter la description des vitraux du XIII^ siècle, il ne nous reste plus qu’à indiquer rapidement le sujet des petites roses qui surmontent chaque fenêtre. La première fenêtre de droite présente un èvêcjue nimbé, assis
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au cenlrc, et six autres évcques, sans nimbe, autour de lui, (|ui l’invoquent ou le vénèrent. Dans la seconde rose, nous voyons, nu centre, un roi assis le sceptre en main, et dans les six leuilles de la rose, douze personnages, deux à deux, dont plusieurs tiennent des épées. On dirait plutôt les ducs (|ui accompagnent un roi. La troisième fenêtre de droite est consacrée à une scène du jugement général. Noire-Seigneur est assis sur un trône; autour de lui, six anges sonnent de la trompette ou tiennent les insignes de la Passion, la lance et la croix. Dans les écoinçons, deux anges inclinés encensent le souverain .luge.
Nous avons décrit la quatrième rosace de droite.— La cinquième offre des particularités remar(|uables. .Au centre, paraît le (lliiisl enveloppé d’un linceul blanc, comme au inornent de la résurrection. La tète est couronnée du nimbe crucifère ; d’une main, il retient sur sa poitrine les plis du linceul ; de l’autre, il paraît bénir. A droite et à gaiicbe , on apeiçoil deux femmes dans l’altitude de l’admiration Elles tiennent à la main un vase, sans doute le vase des aromates destinés à rembaurnement du Sauveur. Dans les quatre autres médaillons de la meme i-ose , sont [dacés les (jiialre Evangélistes , avec leurs caractères parliculiers. 1* .V gaucbe, saint .lean. Il écrit, ap[)uyé sur un pupille, et dans son livre ouvert on peut lire ces mots : Pater nostcr. Dans le haut du vitrail, une colombe nimbée du nimbe crucifère paraît parlera l’oreille du saint. droite, saint Matlbieu, ayant prés de lui son ange. Au-dessous, à gaucbe, un long listel à la main, saint Luc semble lire. Le bœuf symbolique pose un pied de devant sur le pupitre du saint. 4“ A droite, saint Marc avec son lion.
Dans la première fenêtre de gaucbe, on voit, au centre, un personnage couché sur un lit. .Au-dessous, on lit Irésdistinclemenl ces mots : Rcx Salomon. Six groupes de deux guerriers, assis et armés de picil en ca[q paraissent
JNTEUIKUK.