VITHÂUX DE LA NEF
faire la garde autour de lui. Les deux rois de celle verrière ont les pieds appuyés sur un lion, comme nous l’avons dit. Cela scrail-il sufïisanl pour faiie Irouvci' la série des rois de Juda sur les vitraux de lieims? Non, cerlainement, cai- le nom de Charles, écrit dans la cathédrale des sacres et de la monarchie, ne paraît pas laisser place au moindre doute.
La seconde rosace de gauche nous montre un évéque bénissant, et autour de lui (jualre anges qui encensent et qualie autres j)orlanl des llambeaux. Dans la suivante, nous voyons uniijucmenl des anges sans aucun insigne : celui qui occupe le centre est assis.
Li (|uali’ièiue rosace [jouirait ra[)pelei‘ le jugement général : au centre, Noire-Seigneur, velu de blanc, est assis sur un trône, les mains étendues. Saint Lierre est prés de lui, également placé sur un trône ; sa main droite lient deux clefs, sa gauche supjjorte une croix. Trois autres personnages tiennent également des croix ; deux anges ont à la main une couronne de vaimjueur. Dans les écoinçons, deux anges prient le Sauveur.
La cinquième rosace a pour sujet la Très-Sainte Vierge , ayant devant elle l’Enfanl-Jésus. La reine du ciel est assise sur un trône ; elle porte la couronne et lient un sceptre. Dans les médaillons placés aux côtés et au-dessus, des anges encensent le Sauveur et sa mère ; au-dessous, et dans les écoinçons, des hommes la prient. Tous les signes icoiiographiijues de la Vierge et de l’Enfanl-Jésus sont exactement reproduits ici.
Nous n’avons décrit que les vitraux du Xllle siècle; leurs rapports avec ceux de l’abside sont frappants, et pour les couleurs, et pour le dessin : dans les travées construites dans la seconde moitié du XIV^ siècle, les vitraux présentent un caractère différent ; le dessin est moins soigné, les figures sont plus larges, moins harmonieuses ;
les morceaux de verre sont plus grands. L’archileclure est plus lourde, les couleurs plus heurtées; les tons clairs y^dominent, le jaune pale, le vert brillant, caractère indiqué par M. de Gaumont comme appartenant à une époque plus avancée.
Les cartons des grands personnages sont à peu près les mêmes : toujours deux rois et deux évêques dans chaque fenêtre. Les évêques ne sont plus nimbés, les mitres sont échancrées.
Les rosaces oÜrcnt plus de variété. Dans la sixième fenêtre de droite, la rosace nous montre, au centre, le Sauveur assis, tenant la houle du monde, et autour de lui six anges tenant des navettes et halacçant leurs encensoirs. — La rosace suivante rappelle la Transfiguration. Notre- Seigneur est debout entre Llie et Moïse; quatre apôtres endormis, et deux anges qui encensent le Fils de Dieu, en s’inclinant devant lui, occupent les six pétales de la rose. — Les deux fenêtres suivantes retracent le jugement général. Dans la huitième, Notre-Seigneur, assis, étend ses mains, montre les cicatrices de scs plaies. Dans les médaillons, deux moits soulèvent avec peine la pierre de leurs tombeaux ; un ange sonne de la trompette ; trois autres élèvent dans les airs la lance et la croix ; d’autres anges balancent leurs encensoirs. La neuvième rosace est incomplète ; le médaillon cential et un autre ont été brisés. Doux anges sonnent de la trompette; des morts sortent de leurs tombeaux ; deux anges tiennent la couronne promise aux élus. La dixième lenètre est une simple grisaille sans sujet.
A gauche, les rosaces de la sixième et de la septième fenêtre sembleraient reproduire les apparitions de Notre- Seigneur à ses disciples, après sa résurrection. Jésus- Christ est dans le médaillon central ; il est vêtu d’une robe blanche, pour indiquer la gloire de son corps sacré; un ange placé près de lui l’encense. Dans la huitième, Notre- Seigneur est assis sur un tronc. Tout autour, les apôtres