‹ Histoire et description de Notre-Dame de ReimsChapitre 128 sur 257 · AUTELS DE LA CATHÉDRALE · texte numérisé non relu

AUTELS DE LA CATHÉDRALE

(|u’à nous snns nuire désaslrc apparent. Cd sont toujours les Colonnes et le baldaquin.

(( Telle qu’elle est aujourd’hui, dit M. Louis Paris, D celle chapelle n’ofTre ni plus, ni moins d’inlcrèt que les » chapelles (jui précèdent ou qui suivent. On sent, en y ï pénétrant, la froideur glaciale que l’esprit irréligieu,\ du i> temps a répandue sur tout ce (ju’il a louché : nul symi> hole pieux ne parle au cœur ; une toile, d’une exécution » plus que médiocre, remplit le cadre du rélahle. L’ar- » liste, sous les traits et le costume du XVllle siècle, a, 5) sans doute, eu la (trélenlion d’y représenter l’image de J) saint Nicaise : on y voit un personnage d’une figure imï herbe, juvénile, et d’une physionomie assez vulgaire, vêtu » à peu piés comme rélaienl les évoques de 1750, assis î et tenant sur ses genoux un livre ouvert. Voila tout ce » que l’art du XVlIIo siècle a trouvé de mieux pour rap- » peler riiéroüjue sacrifice de saint Nicaise (1) !

G” Anld de la chapelle absidale , consacré à la Très-Sainte Vierge, sous le vocable de l’Immaculée Conception.

L’autel à baldaquin, dont le Chapitre avait orné la chapelle de la Congrégation, vient de disparaître pour faire place à celui dont le cardinal Gousset a doté son église. Voici la description qu’en a faite M. Jacquenet, au Congrès tenu à Reims, en 1861.

« Elevé de trois marches, suivant les prescriptions lilur- » giques, cet autel fixe se compose d’abord d’une large 5 dalle, posée sur six colonnes, dont quatre au-devant et n une de chaque côté. Pour éviter la trop grande simpli-

cité du Moyen Age, où l’autel n’était, le plus communé- « ment, qu’une table, M. Viollel-le-Duc a eu l’heureuse D pensée de remplir une partie du vide inférieur par un

(1) Mémoire de M . L. Pakis mr le mobilier de Notre-Dame,

)) tombeau en forme d’hexagone, coupé verticalement par » le milieu , revêtu dans toute sa surface de quatre- » feuilles encadrés dans des lignes transversales.

® Ce travail, exécuté par M. Fontenellc, avec l’habileté » qu’on lui connaît, a été relevé encore par la peinture. » Le fût des colonnes, le quadrillé du sarcophage, ont » reçu une couleur d’ivoire, et l’or nuancé de rouge, » dans les chapiteaux et les filets , donne à toute cette » partie une fraîcheur et une grâce particulières.

û Le rétable est formé de deux blocs de pierre posés » (le champ, de part et d’autre du tabernacle. Il porte des » sculptures dues au ciseau de M. Pascal.

» Le premier compartiment, du côté de l’évangile, » représente V Annonciation. L’ange , debout devant la B Sainte-Vierge, qui est dans la même attitude, tient à la » main un listel portant ces mots : Ave, Maria. — Dans » le second compartiment, séparé du précédent par une M colonnette, est représentée la Visitation. Sainte Elisabeth » semble dire encore à Marie : « Vous êtes bénie entre » toutes les femmes! » et Marie lui répondre, dans les » transports d’une joie divine : a Mon âme glorifie le Sein gneur! »

B Du côté de l’épître, on voit V Adoration des Mages. — » Dans le compartiment le plus rapproché du tabernacle, B la Sainte-Vierge, assise, tient sur ses genoux l’Enfant- B Jésus debout, et le premier des rois mages offre l’or B au divin Enfant. — Dans le compartiment plus éloigné, » les deux autres rois mages se préparent à offrir, à leur » tour, l’encens et la myrrhe. Tous ces personnages, dont » le type a été emprunté à Notre-Dame de Paris, sont dra- 0 pésavec une certaine raideur ; mais, la peinture aidant, » ils ont tous une expression remarquable (1).

(1) Nous ne sommes pas de l’avis de M. l'abbé Jacquenel. L’expression des statues ne nous parait pas remarquable, la peinture aidant. Le peintre a eberebé, il est vrai, à redresser un peu les yeux et certains traits de

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