PORTAIL NORD. — PORTIQUE DU MILIEU
Sixte rencontra dans les premiers temps de sa prédication, avant son départ pour Soissons.
4° Un personnage combattant contre un dragon. On sait que souvent, dans la Sainte Ecriture, le démon est figuré par le lion et le dragon (i).
Parois. — La paroi de gauche est consacrée à saint Nicaise. Au milieu, on voit cet illustre martyr. Il est représenté comme l’est ordinairement saint Denis, portant sa tête entre ses mains. Il est revêtu de tous les habits pontificaux. Deux anges, émergeant des nuages un peu au-dessus de ses épaules, se préparent à le couronner (2). C’est ainsi que sont souvent représentés les saints qui ont été décapités. A sa droite est un ange tenant un encensoir ; il a les pieds nus ; ses ailes sont brisées.
A côté du saint martyr, immolé pour arracher son peuple à la fureur des barbares, la vénération des fidèles devait placer son intrépide sœur sainte Eutrope. Elle porte un long voile et regarde son frère. Tout, dans cette statue , exprime la douleur et l’abattement.
En face, apparaît le grand apôtre de la France , saint Demi ; près de lui se tient le fier Sicambre, le roi Clovis, portant la robe du baptême et le manteau royal : sous cette robe, on aperçoit facilement des habits de guerrier. Saint Demi est revêtu , comme saint Nicaise et saint Sixte , de riches habits pontificaux et du rational orné de pierreries. Auprès de la tête du saint archevêque, une colombe, sortant des nuages, descend, apportant une fiole où se trouve le baume qui doit servir au baptême du roi. Saint Remi
(1 ) « Tanquam leo rugiens circuit quærens quem devoret.» (1, Petr., 5.)
« CoDcuIcabis leoneui et dracoiiem. » [Ps. 90.)
« Præliabaiilur cum dracone Projectiis est draco ille magnus, »
{Âpocal.j
(2) Lacourt ; — Marlot, t. î, p. 108.
tend la main pour recevoir la Sainte-Ampoule (1). Le saint archevêque est accompagné d’un ange dont les ailes sont brisées ; il tient dans sa main gauche une navette en forme de petit navire.
Tympan. — Le socle de saint Sixte nous a retracé les vertus du fondateur de l’Eglise de Reims. Le tympan, divisé en cinq bandeaux, nous fait connaître la vie, la mort et les miracles des pontifes saint Nicaise et saint Remi. Pour en donner une description exacte, nous n’avons qu’à suivre le récit de Flodoard ; le sculpteur a eu l’attention de représenter chaque fait sur une pierre séparée.
Le premier bandeau se partage en deux parties. La première, en allant de gauche à droite, rappelle le martyre de saint Nicaise et de ses compagnons.
Lisons le texte de Flodoard : « .... Finalement, quand 7> par le décret et ordonnance divine, le jour de la prise » de la ville venu, saint Nicaise aperçut que les païens » entroient furieusement , estant fortifié de la vertu du » Saint-Esprit , et accompagné de sa sœur, s’achemina » droit à eux. ... et vint jusqu’à la porte de l’église de la
» sacrée Mère de Dieu Et comme en psalmodiant, il
» chantait dévotement ce verset : Mon âme a esté jointe » au pavé (2), bien que soudain il fut décapité , toutefois » la parole de piété ne lui défaillit en la bouche, car sa » teste volant par terre, néanmoins il poursuivit (comme » l’on dit) la sentence d’immortalité, adjoutant : Vivifie-- » moy selon ta parole (8). Mais sainte Eutrope, voyant l’im- » piété des ennemis presque refroidie contre elle,.... se
(1) Pièces justificatives , Dissertation sur la Sainte- Ampoule , article Mobilier, Reliquaire de la Sainte- Ampoule.
(2) Adhæsit pavimento anima mea. » {Ps. 118. )
(3) « Vivifica me, Domine, secundum verburo tuum. >»
» jeta sur le meurtrier de l’évesque son frère, et faisant » grande clameur, — donna tel soufflet à cet homme » sacrilège, que, par la vertu divine, elle lui jeta les yeux » hors de la teste sur le pavé ; et au mesme instant elle fut » saccagée par le glaive des hommes forcenez, et mérita, » par l’effusion de son sang , la palme de victoire avec » son frère, et autres saincts victorieux,.. .. entre lesquelz » Florent, diacre, et Jocundus (1). »
Ce récit semble l’inspirateur fidèle de la pensée du sculpteur , qui nous montre :
lo Un ange sortant des nuages , et tenant la couronne du martyre.
2o Entre deux anges dont l’un tient l’encensoir et l’autre la navette , saint Nicaise , à genoux devant un autel, sur lequel sa tête se trouve déposée. Cette scène est encadrée par un porche gothique d’une grande délicatesse.
oo Derrière saint Nicaise , saint Joconde , pleurant et joignant les mains, implore en faveur de son maître la pitié des Vandales.
4° Les guerriers barbares sont au nombre de trois. Celui qui semble présider à l’exécution est richement habillé : il porte une cotte de mailles, une épée nue et un bouclier au bras. Près de lui, est un soldat qui semble saisi de crainte et de respect en présence delà victime. Le troisième barbare lève son épée sur la tête du saint évêque.
5° Florent, diacre de saint Nicaise, victime, comme lui, de la fureur des Vandales, est placé derrière eux, et semble vouloir les arrêter et s’offrir à leurs coups.
6'’ Saint Nicaise est de nouveau représenté, à genoux, en habits pontificaux. Il incline sous le fer du bourreau sa tête ornée de la mitre ; il a les mains jointes, et attend la mort dans le recueillement de la prière.
7® Debout , à la droite du martyr , sainte Eutrope , sa
(3) Flodoard, Histoire de l'Eglise de Reims, chap. VI, p, 9 et 10.
oO DESCRIPTION DE LA CATHÉDRALE DE REIMS.
sœur, verse des larmes de douleur et d’indignalion ; sa main, déjà levée, s’abaisse pour frapper le meurtrier de son frère.
8*^ Un autre compagnon du saint pontife semble demander pardon pour son maître, ou implorer de ses bourreaux la faveur de partager son sort.
Dans la deuxième partie de ce premier bandeau se trouve représenté le baptême de Clovis, Ecoutons encore Flodoard : « L’an 487, 25® année du règne de Clovis , M veille de Pasques, — quand ils furent parvenus au » baptistère , le clerc qui portoit le chresme , pour la D grande foule du peuple qui le retenoit, n’en peust ap- » procher ; si, qu’après la sanctification des fonts, il y eut û faute de chresme. Dieu le voulant ainsi. Mais le saint » évesque, haussant les yeux vers le ciel, pria secrètement » en pleurant. Et voici incontinant une colombe blanche » comme neige se présenta, portant en son bec une am- » poule (ou fiole) pleine de chresme envoié du ciel, de » qui l’odeur estoit admirable, et la suavité tant ineffable » que nul des assistants jamais auparavant n’avoit senti
la pareille. L’évesque prit celte ampoule, et après qu’il )) eut aspersé du chresme l’eau baptismale, soudain la » colombe évanouit.... Le roi esmeu... requit l’évesque » d’estre baptizé.... Le saint évesque le plongea par trois » fois dans l’eau baptismale et l’oignit du saint-chresme. » Albofléde aussi, et Landéhilde, sœur du roi, furent bap- » lizées avec trois mille homes de l’ost des François...» (I).
Ce récit est fidèlement exprimé sur la pierre. Ce groupe, comme le précédent, se compose de douze personnages.
Au milieu est saint Remi, recevant la Sainte-Ampoule ; près de lui, à gauche, Clovis, dans la cuve baptismale; entre le pontife et le roi, un ange émergeant des nuages et encensant le nouveau baptisé.
(1) pLonOARi), Tfis! . <!o ï Eglisf. de Hehns, ch. XIT, j),
La pieuse Glolilde est présente à la cérémonie : on la reconnaît à son manteau royal et à la couronne qui ceint son front radieux. A ses deux côtés sont deux seigneurs : le premier est sans doute Aurélien, le favori de Clovis ; l’autre personnage, qui tient dans ses mains la couronne royale, ne serait-il point ce seigneur nommé Lisoie , tige de la maison de Montmorency ? Au moment où le roi sortit de la cuve des fonts, il s’y précipita aussitôt. En mémoire de ce fait, dit Marlot, « les Montmorency furent » honorés du titre de premiers barons de France, et pory> tèrent pour devise et cri de guerre : Dieu aide au » premier chrétien (I). »
A la suite de saint Remi, à droite, est un ange sortant des nuages , et balançant un encensoir, puis plusieurs clercs ou religieux. Le premier est en tunique; il porte la croix de saint Remi. Le second lient la crosse épiscopale et le livre. Après lui vient un troisième clerc, portant également un livre. Le quatrième clerc assistant n’a point d’insigne à la main. Le dernier tient aussi un livre fermé.
Le deuxième bandeau se divise en trois groupes.
La première partie rappelle la naissance miraculeuse de saint Remi. « Le moine Montanus, dormant doucement, fut » par trois fois admonesté de préannoncer par révélation )) véritable, à la bénite mère Cilinie , que pour certain » elle concevroit un fils : et lui en déclara le nom et le » mérite.... Comme donc les parens s’esiouyssoient d’une » telle consolation , celui qui estoit désigné pontife de
» Jésus-Christ fut conceu et nommé Remy, Et advint
» du temps qu’il allaitoit, que la joie auparavant promise » au prophète Montanus fut accomplie, quand la veüe lui » fut restituée par l’arrosement du laict de cette mère » heureuse Cilinie (2). »
(1) Marlot de l’Académie, t. II, p. 48.
(ïî) Flodoard, Hist, de V Eglise de Reims, ch. X.
Le slaluaire n’a rien oublié : on voit successivement dans ce tableau l’ange qui apparaît à Montan ; le moine qui , couvert d’un capuchon , écoule attentivement le message céleste, puis se rend chez Cilinie, mère de saint Remi , pour lui annoncer la naissance d’un fils. Sainte Cilinie était occupée à lire dans un livre de prières : elle reçoit avec respect le vieux solitaire.
Bientôt elle devient mère : ses traits, ridés par la vieillesse, expriment cependant le transport de la félicité. Elle lient sur ses genoux l’enfant de la promesse et du prodige. Saint Remi touche de sa main les yeux du moine, et lui rend la vue par le contact du lait de sa mère.
M. Herbé ne sait comment exprimer son admiration pour ce charmant groupe : l’altitude du vieillard, à la fois inquiète et confiante ; l’œil et la main du jeune nourrisson, qui se lèvent avec assurance; le regard de cette mère qui tient avec tant de bonheur l’enfant sur ses genoux, tout cela forme un bas-relief d’une pureté remarquable et d’une suavité toute chrétienne.
Dans le deuxième groupe, saint Bemi chasse le démon du corps d'une jeune fille, a Une jeune fille de Toloze, » née de parents nobles, estoit, dès le temps de son enfance, » possédée du malin esprit. » Et comme le diable, adjuré au nom de Dieu, répondait qu’il ne pouvait être chassé de ce corps que par les prières de saint Remi, « les parents » vindrent, avec leur fille liée et garrottée, trouver saint » Remy, et le supplièrent de leur faire congnoistre sa vertu » en la guérison d’icelle.... Saint Remy commanda à l’es- » prit malin de vuider, et laisser en paix la servante de » Jésus-Christ (1).
Ce miracle est ici représenté dans tous ses détails. Le saint archevêque, en habits pontificaux, s’avance vers
(1) Flodoard, nisl. de VEgUse.de. Reims, ch. XI, p. 17.
la jeune fille ; il lient sa crosse à la main ; deux clercs le précèdent, portant le livre des exorcismes et le bénitier. On voit la fille de Toloze au pouvoir du démon. Sur l’ordre de saint Remi, le démon sort de la bouche de la possédée. Les quatre assistants que l’on remarque à la suite sont, sans doute, des parents de celle infortunée.
Le groupe suivant nous retrace un autre miracle : saint Remi éloùfne le feu de la ville. « Mais l’ennemy de » nature humaine, qui ne cesse jamais de monsirer les » desseins de sa méchante malice, mil le feu en la ville » de Reims... De (pioi l’évesque averti, eut recours aux 7) aides ordinaires d’oraison. . . Courant donc, il s’oppose » aux flammes . et tout ce grand brasier commença à » se retirer (1). » Wennemy de nature humaine est figuré par quatre démons presque nus, chassés par saint Remi revelu de ses babils pontificaux. Ceux-ci se retirent en faisant d’affreuses contorsions, surtout celui qui se trouve le plus rapproché du pontife ; par une bizarrerie inexplicable, cet être malfaisant est plus petit que ses compagnons. Deux clercs assistent le saint éveque.
Après avoir, dans le deuxième bandeau, fait connaître la puissance du saint apôtre sur les puissances infernales, le sculpteur représente la charité inépuisable du bon pasteur.
Le troisième bandeau est également divisé en trois groupes.
Dans le premier, nous admirons saint Remi consolant des laboureurs. « Une autre fois, passant d’un village à D un autre, il ( saint Remi) trouva de pauvres laboureurs » qui coupoient des blés ; il les aborda, les instruisit, les » consola, et leur apprit à profiter des peines attachées à » leur condition (2). d
(1) Flodoard, Histoire de l’Eglise de Reims, chap. XI, p. 16.
(3) P. Dorignt, Vie de saint Remi, p. 32.
Deux de ces laboureurs parlent avec le saint évêque, qui en tient un par la main ; à côté, séparés seulement par un arbre, se trouvent trois autres personnages : deux paraissent s’entretenir en secret de leurs peines, et le troisième prête furtivement une oreille attentive. Sans doute, après avoir encouragé les premiers, saint Remi les abordera à leur tour : il les consolera, et leur enseignera le secret de rendre méritoires les peines et les travaux de cette vie passagère.
Peut-être aussi cette seconde partie du groupe serait-elle la première dans l’ordre chronologique; peut-être devrionsnous voir dans ces deux laboureurs qui s’attristent mutuellement, les mêmes personnages que saint Remi console dans l’autre partie du tableau.
Le deuxième groupe ra[»pelle la guérison d’un aveugle. (( Saint Remy arriva à Gormicy (1), où un pauvre aveugle, » et de longtemps possédé du diable, se présenta à luy, 5 implorant sa miséricorde, et advint qu’au mesme instant » l’ennemy le tourmenta' corporellement. A donc saint » Remy.,.. se prosterna en oraison, et soudain, en lui J) rendant la veüe, chassa la peste de l’esprit immonde (2). »
Ici, le sculpteur l’emporte sur l’historien. Nous admirons dans ce groupe une femme , une mère peut-être, qui regarde en pleurant l’aveugle, tourmenté sur sa couche par l’esprit malin, et dont les yeux sont fermés, en signe de cécité. Saint Remi prend l’aveugle par la main, et le démon s’enfuit en grimaçant. Le quatrième personnage est une femme qui pleure. Ne devrions-nous pas voir
(t) Corraicy, bourg situé à 16 kilomètres environ de Reims. Dans son testament, saint Remi lègue aux quarante veuves qui attendent l’aumône sous le porche de l’église, les dîmes qu’il possède à Gormicy. Cette petite ville voudrait disputer à Epernay la gloire d’avoir donné le jour à l’historien Flodoard. Il est du moins certain qu’il y exerça les fonctions de curé pendant un certain nombre d’années.
(2) Flodoard, Histoire de V Eglise de Beims, ch. XI, p. 15.
PORTAIL NORD. — TYMPAN Dü PORTIQUE CENTRAL. o5
dans celte femme désolée, dans ces deux assistants qui semblent prêter l’oreille aux paroles du démon, la première partie du drame rappelé par le sculpteur? Ces deux personnages écoulent, se consultent peut-être avant de conseillera la mère de recourir au saint évêque.
M. Tarbé (1) a donné de tout ce bandeau une interprétation différente, qui ne manque pas de vraisemblance , bien qu’elle nous paraisse moins fondée. D’après lui, ce serait la résurrection d’un mort, évoqué par saint Remi pour confondre des témoins qui contestent la validité d’un testament. Mais ce personnage que nous prenons pour l’aveugle de Cormicy, et qui est coucbé sur un petit monticule de terre, n’a aucun des signes caractéristiques de la mort. On peut même dire qu’il y a beaucoup de vie dans la pose de cet infortuné ; il lient son manteau de la main droite ; il semble agiter la jambe gauche, et vouloir résister au démon qui le tient et le tourmente.
Dans le troisième groupe, saint Remi instruit Rogatien et Euphrasie de Relbel, et les baptise. « Le seigneur de » Relbel eut , un jour, l’avantage, aussi bien que son B épouse, d’assister à la prédication du saint évêque. B Iis en furent si fort touchés l’un et l’autre, qu’ils ré- B solurent d’embrasser la religion chrétienne. Ils vinrent B pour cela le trouver, et lui demandèrent le saint bap- B tême ; le saint , après les avoir instruits ^ le leur B conféra (2). b Saint Remi adresse la parole à Rogatien et à Euphrasie ; auprès d’eux se trouvent quatre assistants qui écoutent avec attention. Euphrasie est debout près du saint archevêque ; Rogatien assis derrière le pontife,
(1) Notre-Dame de Reims.
(2) P. Dorigny, Vie de saint Remi, p. 26. — Rogatien est le père de .saint Arnouî, depuis évêque de Tours et martyrisé à Reims, dans la rue du Barbàtre.
sur un banc orné de moulures. Cette pose, qui ne paraît pas très-convenable, est motivée par le peu de place qui restait au sculpteur.
Le quatrième bandeau est divisé seulement en deux groupes. Le premier fait suite à la scène précédente : c’est le baptême d’Euphrasie et de Rogatien.
Saint Remi, assisté de deux clercs, confère le sacrement de la régénération aux deux époux , en présence de deux témoins. Le saint pontife, en habits pontificaux, mitre en tête, crosse en main, bénit de la droite Rogatien, debout dans la cuve baptismale. Près de lui, dans la même cuve, se lient Euphrasie , vêtue d’un long voile relevé sur les bras.
Le second groupe représente saint Remi chez Celse, sa parente, e II fut requis par Celse, sa cousine, de venir » en son village nommé Cernay. Ce qu’il fit... Advint que » le serviteur vint advertir sa maîtresse du peu de vin qui » restoit en sa maison... Il commanda au sommelier de » fermer la porte de la cave et de ne point bouger de sa » place. Et, s’approchant de l’autre fond du tonneau, qui 1) n’estoit pas des plus petits, il fit le signe de la croix au- » dessus, et, se prosternant à genoux, près de la mu- » raille, pria dévoiement. Tandis, le vin commença à se » répandre et à ruisseler sur le pavé (1). » Deux clercs accompagnent saint Remi; celui-ci bénit le tonneau vide; le sommelier, vêtu d’une longue robe de religieux et d’un capuchon, et Celse, en prière, regardent avec attention, attendant l’effet de leur demande.
Le cinquième bandeau renferme deux anges à genoux aux côtés de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et présentant des couronnes sur une draperie. Le Sauveur, enveloppé
(1) Flodoar», Histoire de l'Eglise de Reims, ch. XI, page 15.