I» EPITAPHE DU CARDINAL FILLASTRE
dans l’église de Saint-Chrysogone.
Sepulchrum, Guillermi. tituli. Sancti.
Marci. presbyteri. Cardinalis, Cenomannensis. dyocesis. ministri. ecclesie. Sancti, Grisogoni. olim. decani. Remensis. ntriusque.
juris. doctoris, Habeat. Deus. quam. creanit, animam. eius. Habeat. natura. quod suum, est. Expectans. resurrectionem et utriusque, vitam, eternam. Oportet. enim corruptibile. hoc. induere. incorrupcionem. et. morlale. hoc. induere. immortalitatem. Obiit. anno. Bomini
M. CCCC mense. Novembris. die
vero. sexta etatis. sue. anno. LXXX.
(1) V. ci-dcssus, P 440.
AUTHENTICITÉ DE UA SAINTE-ÉPINE , DE REIMS. 561 IP' INSCRIPTION RELATIVE AU CARDINAL BARBERIN,
à Sainte -Marie -sur -Minerve, derrière la sacristie.
Cardinalis. Antonivs. Barberinvs ordinis . prœdicatorvm . protector ob. singvlarem
in. sanctfwi. Catharinam. virginem Senensem. eivsdem. ordinis pietatem cvbicvlvm
vbi. seraphica. virgo
Sponsvm. nvnqvam. occidentem. solem. excepit vnde
ad. semper. orientis. thalamvm. evolavit ab. antiqvis œdibvs. seivnxit et. in. hoc. sacrario. ad. maiorem. eivs. cvltvm collocavit
anno. Domini. M. OC. XXXV H.
Note G, page 481 .
Authenticité de la Sainte-Epine , conservée à Reims.
La couronne d’épines ne paraît pas s’être trouvée parmi les instruments de la Passion, découverts par sainte Hélène en 326 ; toutefois, l’existence de cette précieuse relique est incontestable. Elle était conservée, partie à Constantinople, dans la chapelle des empereurs, partie à Jérusalem, dans l’église du Saint-Sépulcre. En 1238^ Baudoin II fit présent à saint Louis de la partie possédée par les empereurs grecs ; elle était renfermée dans un vase d’or, contenu dans une châsse d’argent, bjen scellée, avec tous les actes qui en garantissaient l’authenticité.
Les auteurs anciens qui l’ont examinée de plus près à la Sainte- * Chapelle, nous apprennent qu’elle avait la forme d’un bonnet destiné
à couvrir toute la partie supérieure de la tête. Les épines ont été détachées et données à diverses églises ; c’est ainsi que Rome, Valence en Espagne, Trêves, Séez ei autres villes possèdent des portions de cette relique.
Celle que nous possédons à Reims, provient d’un don royal : c’est un présent fait par Henri H à Renée de Lorraine, sœur du grand cardinal, tante de Marie Stuart et abbesse de Saint-Pierre-les- Dames. Le reliquaire actuel indique par sa matière, par les rubis qui l’ornent, la rauniticence du donateur.
Les religieuses de Saint-Pierre-les-Dames conservèrent ce précieux trésor avec un religieux respect, et quand la Révolution ouvrit les cloîtres et détruisit les monastères, la vénérable supérieure, de Thémines, emporta la relique vénérée et la cacha avec le plus grand soin (1). La Terreur passée, plusieurs religieuses de Saint-Pierre, fidèles à leurs vœux, se réunirent dans une maison, située rue du Bourg-Saint-Denis. L’un des principaux objets de leur dévotion était toujours l’épine sacrée du Sauveur ; mais, ne pouvant lui rendre, dans leur maison privée de chapelle, le culte qu’elles désiraient, en l’année 1812, elles la transportèrent dans la chapelle de Saint-Marcoul , voisine de leur demeure , où elle fut exposée dans une petite châsse ouverte , au-dessous du tabernacle. Un acte authentique fut dressé, le 1®’' Mai, par M Rondeau, vicaire-général de Reims pour l’évêque de Meaux, et par M. Delaunois, aumônier de Saint-Marcoul ; il fut signé par les Dames de Saint-Pierre (2) et parles religieuses de Saint-Marcoul. Celles-ci reconnaissaient le dépôt qui leur était confié; elles
(1) Plusieurs religieuses furent recueillies par M. Deligny, ancien menuisier du monastère de Saint-Pierre. M™" l’abbesse, qui l’estimait, avait voulu être marraine de sa première fille, aujourd’hui M™' Dupont- Deligny, belle-mère de MM. Mennesson, de Reims.
(2) Ces anciennes religieuses étaient M""® Fournier de Saint-Romain , regardée comme supérieure depuis la mort de M'"“ de Thémines, abbesse, et de sa sœur, M'”® la prieure; M“« Besançon, M‘“* Bon, mère Sainte- Pélagie, M“" Parmentier, M"’* Delamort et M"‘“ Lefort, ancienne religieuse des Longuaux, qui, à la dissolution de sa communauté, était venue demander asile au monastère de Saint-Pierre-les-Dames. A ces religieuses professes, s’était jointe une sœur conversé, Marie-Rose Frère.