GALKRIES, CHEMINS DE RONDE
Les galeries, dans tout monument, sont d’une trèsgrande uliliié, puisqu’elles .permettent de se porter sans danger sur les principales parties de l’édifice pour les restaurer. Dans nos églises du Moyen-Age, elles sont ornées d’une balustrade qui est d’un très-bel effet. Il était sage de dissimuler les chéneaux des hauts combles, comme aussi les anfractuosités des combles inférieurs. L’architecte y pourvoit. La main des maîtres-ès-travaux lance partout des arcs-boutants, dresse des balustrades , plante des chimères et des statues, et dissimule derrière ces œuvres de pierre les œuvres moins élégantes de charpenterie et de plomberie que le commencement du XIII® siècle ne savait encore mener à perfection.
Notre-Dame de Reims revêt ainsi dans son extérieur Vunité de physionomie, la beauté parfaite qui résulte de ce ton de pierre, de cette ornementatioCx complète que l’on retrouve dans les guipures du portail, dans les tours aux longs fuseaux de pierre, dans les ffècbes projetées également en pierre, dans toute celte façade sans plomb ni comble (1), où tout est découpé en ogives, où les appuis peu gracieux se cachent avec tant d’art et tant d’harmonie.
Il suffit, en effet, de comparer, à Reims, l’extérieur de la cathédralç avec celui de Saint-Remi, pour se convaincre
(1) Le comble qui existe encore au-dessus de la tour méridionale du grand portail n'est que provisoire; dans la restauration de la tour du nord, M. Arveuf l’a remplacé par la hase de la flèche commencée.