‹ Histoire et description de Notre-Dame de ReimsChapitre 74 sur 257 · GALERIE SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

GALERIE SUPÉRIEURE

autour du chevet, il faut monter plusieurs degrés. Cette partie de l’édifice reçut une légère modification après l’incendie. Le haut des murs avait été fortement endommagé : des assises de pierre furent rapportées ; à certains endroits, les fûts étaient engagés aux deux tiers, ce qui nécessita l’élévation de la balustrade au iranssept.

2o La galerie de l’abside, de meme style que la galerie inférieure régnant autour des chapelles, est pleine, et offre l’aspect d’un mur orné d’arcalurcs et terminé par une corniche sur laquelle régnait autrefois une crête defleursde-lis.

Vis-à-vis de chaque contre-fort, s’élève, dans toute la hauteur de la balustrade, une colonne engagée, sur le chapiteau de laquelle repose un oiseau de grande dimension. Ce sont des aigles à tète de femme ou d’homme, des aigles encuirassés, habillés en religieux, portant des justaucorps avec de longues manches pagodes. Leurs pattes, souvent, sont cachées dans d’élégantes pantoufles.

Les chapiteaux de cette galerie furent tous refaits au XV* siècle.

Sur le milieu de la balustrade, deux anges tiennent les armoiries de Charles VIII. Ce prince, le 30 Mai 1484, jour de son sacre, ordonnait une levée de deniers sur les greniers à sel, pour la réparation de Notre-Dame de Reims. Le Chapitre, par reconnaissance, décida, le 3 Septembre suivant, la pose de ces armoiries, pour perpétuer le souvenir de ce bienfait (1).

(1) Tome I", art. Incendie de 1481.

^202 DESCRIPTION DE LA CATHÉDRALE DE r'eïMS.

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