BOIS
î moises, qui sont d'un seul morceau, et n’ont pas B moins de 50^^ de longueur. Les équarrissages ne M dépassent pas 22c pour les plus grosses pièces. On
B voit que , dans la charpente de la cathédrale , les B pannes sont déj«à employées ; elles ne sont point posées » sur l’arbalélrior, mais sous lui ; la face extérieure de » l’arbalétrier est toujours dans le plan extérieur de che- » vronnage. ïoiilelbis , à lleims, si ce n’élait le peu » d'écartement des Termes, les pannes pourraient fléchir » dans toute leur portée sous le poids des chevrons (1). »
Les quatre dernières travées de. la nef, correspondantes aux piliers ajoutés, différent du système de construction général (|ui règne dans l’abside, dans le chœur et dans une partie de la nef, par la pente des arbalétriers, par le changement de position des poteaux et entraits , par la suppression des potences. Cette nouvelle combinaison, toutefois, est un perfectionnement , puisque, à une aussi grande force, elle joint une plus grande simplicité.
Bois. — Nous citons encore M. Viollet-le-Duc : « La i> charpente de Notre-Dame est en chêne , et ne paraît » nullement avoir de ressemblance avec les bois de B châtaignier que nous possédons aujourd’hui dans nos B forêts.
B Cependant il faut dire que le bois de chêne employé B alors était d’une autre essence que celui généralement B admis dans les constructions modernes. Les caractères B particuliers de ces bois anciens sont ceux-ci : égalité » de grosseur d’un bout à l’autre des pièces, peu d’au- » hier, tissu poreux, soyeux, fil droit, absence presque B totale de nœuds, de gerçures, rigidité, égalité de cou- B leur au cœur et à la surface : couches concentriques » fines et égales, légèreté (ce qui lient probablement à la B sécheresse). Il est certain que l’on possédait encore, au
(l) Dict. arch., t. III., p. 18, art. Charpente.
‘âOS DESCRIPTION DE LA CATHÉDRALE DE RELMS.
» Moyen-Age et jusqu’au XYl^ siècle, dans nos forêts, ime » essence de chênes parfaitement droits, égaux de la base » aux branches supérieures, et très-élevés, quoique d’un i> diamètre assez faible... On a supposé que le bois de D châtaignier avait la propriété d’éloigner les araignées, & et on conclut, de l’absence des araignées dans les » anciens combles, que ceux-ci étaient en bois de châ- » laignier; mais les araignées ne se logent que là où elles » peuvent vivre, et les bois bien purgés de sève, quelle i> que soit leur essence, produisant peu ou point de vers, »• de mouches , ne peuvent servir de logis aux arai- » gnées (1). »
(1) VlOlLET-LE-DüC, t. IL p. til5, — Bois.
CAP.IU.LOX L:T IfOULOGK.
AHTICLK VI".
CAHILLOÂ, klOüLOlJK, CLOCHEiJ A l/A.\(i;:.