‹ Histoire et description de ProvinsChapitre 12 sur 66 · RÉPONSE A M. DULAURE · texte numérisé non relu

RÉPONSE A M. DULAURE

M. Dulaure, dans son Histoire de Paris, l'-e édition, dit que l’Agendicum des Commentaires est Provins; dans sa 2® édition, il dit que c’est Sens. Il est curieux de voir ce qui lui a fait changer d’avis : voici ce qu’il dit, tome page 91, et 2« édition, page 76 : « Autorisé par des savam respectables^ j’ai cru, dans « ma 1"® édition, devoir adopter Agendicum-Provins.... Je suis « revenu à placer Agendicum à Sens, ce que je dois à un mé- € moire manuscrit, composé par un jewie homme^ nommé « Chabrol, étudiant en droit.... » Cette tergiversation, si légèrement motivée, peut au moins rendre nul le témoignage de M. Dulaure.

Le jeune M. Chabrol, comme tous ceux qui veulent expliquer Agendicum, ne s’étudie qu’à chercher le sens des Commentaires de César; mais je ne puis trop répéter ce que j’ai dit dans l’Histoire de Provins, que, tant qu’on s’en tiendra là , on ne sera jamais d'accord, et toujours la question restera indécise : 1® Parce que César n’était pas de l’expédition de Paris, où il est beaucoup parlé d’Agendicum; il n’a pu en rapporter les détails que d’après ce qu’on lui aura dit , d’où s’ensuivent des obscurités dans cette narration ; 2° Parce que, depuis 1,000 ans, les lieux qui sont désignés ont tellement changé de nature et de nom, que chaque écrivain se croit libre de tout interpréter suivant sa manière de voir. De ce grand marais, près de Paris, dont parle César, il ne reste pas la moindre trace ; aussi les uns le placent à la droite, et les autres à la gauche de la Seine, ce qui les fait se déterminer

pour Sens ou pour Provins; mais Sens ne présente aucun monu» ment qui rappelle Agendicum ; et le nom et la chose se trouvent gravés en caractères ineffaçables sur les antiques murailles de l’ancien Provins : Lapides loquuntur .

Ce n’est donc pas, dans le cabinet, comme l’ont toujours fait ceux qui ont écrit sur cette matière, qu’il faut traiter la question d’Agendicum: c’est dans l’ancien Provins ; c’est après avoir vu l’heureux emplacement choisi, les ressources qu’il présentait à César, tout le parti qu’il a su en tirer, et ces constructions si bien coordonnées avec les besoins qu’en avait ce conquérant ; enfin, ces travaux gigantesques dont nous avons parlé et dont nos rois du moyen-âge, ensemble, n’auraient pu exécuter la dixième partie. L’ancien Provins est impérissable; il souffrira les dégradations qu’amènera le temps, maie les siècles les plus reculés y verront encore la grandeur colossale du peuple romain et le génie militaire du premier des Césars.

M. Dulaure parle beaucoup de Provins dans le tome 6 des environs de Paris. Voici ce qu’il dit , page 1 1 7 : « On a prétendu « que Provins avait pour fondateur Jules-César, et que ce lieu c était rx\gendicura des Commentaires, et cette origine n’est « fondée que sur ce qu’à la fin du xni® siècle il existait, dit-on, M sur une cloche, les rimes suivantes :

« Je suis faite € Pour la guette € Kl sonner la retraite De Genlico.

Voilà pour Agendicum une origine bien puérile, et c’est hardi de la part de M. Dulaure d’avancer cela ; il n’aurait donc pas lu une page de notre Histoire de Provins? et ce que je viens de dire de notre Agendicum lui donnerait mille fois un démenti. Mais répondons :

1° Je n’ai pas preVeurZtt que, etc., ainsi que vient de le dire, en parlant de moi, M. Dulaure; j’ai donné des preuves très multipliées dans l’Histoire de Provins et dans ce qu’on vient de lire.

2” Comment donc M. Dulaure pent-il dire que l’origine que que j^ai donnée à Provins n’est fondée que sur l’inscription d’une cloche? Dans mes preuves on voit que je n’ai pas même parlé de cloche, et pas plus de Gentico.

« On a conclu, continue M. Dulaure, page 119, que Gentico « annonçait que Provins était l’antique Agendicuni, et, d’après 8 ce faible témoignage, on n’a pas craint d’attribuer à César des « constructions du xtv® siècle. »

M. Dulaure a rêvé tout cela. Tout ce qu’il dit là n’a donc ni rime ni raison. On ne conçoit pas comment il a pu avancer que j’appuyais l’antique Agendicuni sur Gentico , et que j’en aurais conclu sur ce faible témoignage, disons mieux, sur ce ridicule témoignage, que César était le fondateur de constructions du xiv® siècle; ce serait de ma part une absurdité. J’ai conclu, comme on a vu, sur une foule de preuves parlantes et historiques, dont IM. Dulaure ne pourra détruire une seule, et non sur le mot Gentico écrit sur une cloche qui n’existe plus depuis des siècles, et qu’on a cru n’avoir pas existé (1)

Je reviens sur ce que M. Dulaure a dit plus haut, que nos constructions sont du xiv® siècle; elles n’auraient donc que 500 ans, et sans parler de nos églises, quelques maisons de Provins en ont davantage ; mais M. Dulaure oublie qu’il dit (voy. p. 18) que Provins était un château fort sous Charlemagne, c’est-à-dire, dans le viii® siècle.

Continuons. Il dit, page 119, que César, dans les Gaules, ne construisit pas de villes : cela peut être vrai ; mais il construisit des camps ; on en voit encore des vestiges en beaucoup d’endroits dans les Gaules; et n’ai-je pas fait voir et répété souvent dans l’Histoire et dans ce qu’on a vu ci-dessus que l’ancien Provins n’était pas une ville, mais un poste purement militaire, un camp unique par son importance, devenu une forteresse par ses moyens de défense , et exclusivement destiné au campement d’une armécj aux attirails de guerre et sans autres habitans?

(1) J’ai parlé, dans l’Histoire de Provins, de Gentico comme d’un nom populaire et d’une corruption d’Agendieura, mais ceia ne prouve rien, sinon que les Provinois ont toujours cru que Provins était Agcndicum.

Il dit que Provins n’est mentionné dans aucun monumenl historique aux temps des Romains;... que cette ville ne ligure, pour la première fois , dans l’histoire , que l’an 802 ; tout cela est contre la vérité; nous avons vu ci-dessus, page 10, que Probus séjourna à Provins en 250, et que Provins demeura sous la domination romaine jusqu’en 483, ce qui prouve de plus que les Romains pouvaient en être les fondateurs.

M. Dulaure dit, page 120, que Provins, sous les Garlovingiens, n’est jamais nommé Agendicum; il se trompe. M. Achaintre, dans sa dissertation savante sur Agendicum, insérée dans la grande édition des auteurs classiques latins, fait voir que le nom d’ Agendicum appliqué à Provins s’est conservé jusqu’au temps de la seconde race des rois de France (les Garlovingiens), et n’est pas confondu avec Sens. On lit, dit-il, in annal, Berfinianisj qu’en 859 Karl us, roi, présenta au synode des évêques un acte d’accusation contre Vénilon , d’ Agendicum, alors évêque de Sens. On voit donc que, dans ce temps-là. Sens et Agendicum étaient deux villes différentes, et qu’Agendicum était un nom de Provins.

Il dit, page 119 : « Gésar ne fut pas le fondateur de Provins ; « cependant ce lieu a pu exister comme forteresse pendant la « période romaine. » Cet aveu détruit tout ce que M. Dulaure a dit ; car, qu’est-ce donc qui l’aurait bâtie? elle aurait donc existé avant les Romains, s’ils ne l’avaient pas construite. Et si M. Diilaure admet la possibilité de son existence sous la domination des Romains, il y aurait donc aussi possibilité qu’ils l’eussent construite, et que ce fut par l’ordre de César : cela est la conséquence de ces mots : Elle a pu exister.

M. Dulaure dit, page i18, qu’Agendicum était xine forteresse : ce n’est donc pas Sens, puisque c’était une ville ouverte, populeuse, qui avait son roi , son sénat, et qui n’a jamais opposé la moindre résistance aux arméesde Gésar etde Labiénus. L’ Agendicum forteresse, c’était donc Provins.

En parlant de la ville de Provins, M. Dulaure dit, page 102 , que dès la deuxième race, c’est-à-dire en 800, la colline qui domine la ville basse était munie d’un château fort. T.c nom Château, avons-nous dit, était celui de rancien Provins, que l’otr

appelle aussi la Ville-Haute (1). Il s’ensuit de ce que vient de dire M. Dulaure, que Provins existait comme place forte bien avant le viiie siècle. Quel en aurait donc pu être le fondateur, demanderons-nous à M. Dulaure, autres que les Romains?

Quant à la grosse tour, M. Dulaure se trompe encore. H dit , page 147 , que l’epoque de sa construction ne remonte pas plus haut que le xiii® siecle ; ce qui est aussi peu raisonnable que d’avoir dit que les grandes constructions de l’ancien Provins sont du XIV® siecle. Ainsi la tour aurait été bâtie avant les murs qui défendent et entourent Provins ! Mais M. Dulaure nous a dit, page 1l9, qu on voyait des pièces de monnaie frappées à Provins, et la grosse tour était l’hôtel des monnaies de Charlemagne, qui régnait a la fin du viii® siècle ; il y aurait donc 1,100 ans, et M. Dulaure ne donne à cette même tour que 500 ans : on ne conçoit pas une pareille contradiction.

Nous pourrions relever encore quelques autres erreurs; mais nous en avons assez dit pour infirmer l’autorité de M. Dulaure. S’il veut me faire une bonne guerre et me combattre loyalement et avec fruit, il faut qu’il soit plus d’accord avec lui-même; il faut surtout qu’il ramasse le gant que j’ai jeté à mes adversaires, présents et à venir; c’est de répondre, sa ns en rien omettre, aux deux questions que j’ai posées en commençant mes observations sur Agendicum; prouver que César n’avait pas besoin des constructions de l’ancien Provins; qu’il ne les auraient donc pas bâties, et qu’il convient mieux de les attribuer à tel ou tel prince, et le bien prouver ; c’est où je l’attends.

Après avoir fait quelques reproches à M. Dulaure , je dois le remercier des marques d’estime qu’il me donne dans une note, page 118. Je transcris avec plaisir ce qu il dit d’agréable pour notre ville ;

« La grosse tour, de quelque point de vue qu’on considère cet e édifice, offre un groupe pyramidal, une masse imposante et « très pittoresque ; c’est un des plus beaux ouvrages de l’archi- « tecture du moyen-âge.

(l( Dans les actes, elle est toujours appelée le Château ou le Chàiel.

« L’église de Saint-Quiriace, remarquable par son étendue et < l’élégance de son architecture. Le chœur est parfait et semble

i avoir les dimensions de celui de Notre-Dame de Paris . Il est

C peu de villes en France dont la vue soit aussi pittoresque. »

M. Pasques a soutenu devant la société d’ Agriculture de Provins qu’Agendicum était cette ville; mais, quand mon Aneien Provins a paru, la jalousie et la méchanceté (voyez sa brochure) l’ont déterminé à écrire pour Sens. Il avait , disait-il , puisé ses autorités dans la bibliothèque publique de Provins j mais le docteur Barrau a prouvé que ses citations étaient fausses, il Taccuse d’être un menteur, et M. Pasques n’a pas répondu

En même temps , M. Barrau a prouvé dans une brochure que les meilleurs itinéraires s’accordaient avec Agendicum Provins.

M. Eusèbe Salverte, de la société royale des Antiquaires, a fait

une dissertation sur Agendicum -Provins ; il trouve aussi Gentico dans Agendicum.

M. le docteur Doé a donné à la même société des Antiquaires dont il est membre, un mémoire en faveur de Provins; ce mémoire est imprimé dans ceux de l’académie.

M. üallonville a donné sur les camps romains une dissertation

honorée des suffrages de l’académie des Inscriptions; il place Agendicum à Provins. ’ ^

Dans le compte rendu à la société royale des Antiquaires le sa vaut rapporteur s’exprime ainsi ; . Les uns ont cherché Agendi-

. cum à Sens, d’autres, et c’est le plus grand nombre, l’ont « trouve a Provins. i

M. Achaintre, homme de lettres, qui a fait en latin une loncr.te dissertation où il fait Toir que tous les passages des Commentaires ne peuvent s expliquer qu’en les rapportant à Provins appuie aussi ce que je dis de nos fortifications, qu’il rapporte à

César. Sa dissertation est imprimée en tête des nouveaux Com. mentaires de César.

M. Lemaire, professeur de langue latine, à Paris, et éditeur du grand ouvrage des Auteurs Latins, non seulement met Agend.cum a Provins, mais il a placé le plan de l’ancien Provins en tete du premier volume des Commentaires de César

Je citerai surtout M. Barbie du Bocage, le premier géographe

de France , dont la mort récente a tant affligé les gens de lettres. Ce savant, qui connaissait ce qu’on avait écrit de tous les temps sur Agendicum , ne s’est point contenté de dire son opinion , mais dans sa belle carte de la Gaule, qui est en tête du volume des Commentaires, il a placé Agendicum à la droite de la Seine, à l’endroit où doit être Provins : c’est placer le drapeau d’Agendicum sur les tours de Provins. Tous les savants , tous les amateurs qui s’empressent de se procurer la belle édition des Commentaires, auront sous les yeux Agendicum-Provins; il leur semblera le toucher du doigt.

Un géographe du 19® siècle, de ia force de M. Barbie du Bocage, efface tout ce qu’on a dit, et fait taire les géographes qui l’ont précédé ; son autorité doit terminer la question d’Agendicum ; il est imprudent de contester encore après lui; ce que cependant a fait depuis M. Corard de Bréban, armé de ses anciens itinéraires.

Il était cependant bien temps d’en finir de lassitude et dégoût ; n’est' il pas puéril de se battre pour un mot latin depuis des siècles avec des bouquins, des itinéraires de fabrique, des chemins toujours contestés , des lieues qu’on allonge ou qu’on raccourcit, suivant qu’on en a besoin pour son opinion; enfin, de mesurer le terrain en tous sens et sans résultat, le métré à la main? On a de tout cela par-dessus les yeux, et l’on dirait volontiers : Ab itinerihus et a viatoribus libéra nos !

Mais ce n’est pas tout : il y a encore un marais à qui on fait jouer un rôle bien important depuis le commencement du procès. Ce marais, près Paris, a toujours occupé puissamment les fortes têtes des deux partis ; ce pauvre marais, depuis deux mille ans, n’a pas encore trouvé une place fixe ; nos savants l’ont bien des fois fait passer et repasser d’une rive de la Seine à l’autre; lassé d’être ballotté à la merci d’un chacun , il crut , en disparaissant du sol , se faire oublier ; mais il avait laissé son nom sur la rive droite de la Seine, et voilà que M. de Bréban vient de le rappeler à la mémoire ; il n’avait jamais été question que d’un marais que l’on plaçait d’un côté ou de l’autre de la Seine ; mais M. de Bréban ne se contente pas d’un marais ; il lui en faut davantage; il veut que tout soit marais; il en entoure Paris, où

Ton n’entrera plus qu’en marchant dans la boue. Que conclure de ce grand marais ? Demandez-le à M. de Bréban : sa réponse est toute prête; donc, Agendicum est Sens, vous dira-t-il.

Telles sont les preuves insignifiantes, les faibles armes et les petits moyens dont se sont toujours servis les partisans de Sens , dans la discussion d’Agendicum. Il faut quelquefois faire ce même reproché à leurs adversaires , qui sont pour Provins; leur tort , aux uns et aux autres, c’est de raisonner toujours d’après les distances qui séparent les lieux dont il est question dans les Commentaires, ce qui fait qu’ils ne seront jamais d’accord ; ils ne feront que présenter les mêmes objections et les mêmes moyens ; aussi, M. de Bréban, qui est le dernier venu, n’a rien dit de nouveau et ne nous a rien appris.

Ne nous occupons donc plus de ces géographes de cabinet, toujours en querelle entre eux; laissons-les , pour placer leur Agendicum, se disputer quelques chemins de l’ancienne Gaule, et la position d’un marais fangeux.

Quant A nous , qui soutenons la cause d’Agendicum-Provins, gardons-nous d’employer des moyens aussi petits, oublions et le marais et les itinéraires, rentrons dans l’ancien Provins ; contentons-nous de déployer aux yeux cette longue suite de travaux, lesquels, avant leur mutilation , ont dit exciter l’admiration, et dont les beaux restes feront encore l’étonnement de la postérité reculée. Faisons parler ces vastes et imposantes ruines qui diront hautement Agendicum] A^endîcuml.,, et nous écrasons nos adversaires avec les débris de nos tours antiques.

Donnons cependant à ceux qui viendront après nous un conseil que l’expérience des siècles passés a suffisamment justifié, c’est de ne pas consul ter seulement les Commentai res pour trouver la place d’Agendiciim, ce qui, depuis 1800 ans, a toujours été un sujet de contestation, parce que les commentaires prêtent des interprétations en divers sens ; c’est un arsenal où chaque parti trouve des armes à peu près égales, ce qui rend le combat interminable.

Osons nous donner pour exemple ; nous avons admiré ces nombreux caveaux, ces tours colossales et cet ensemble de travaux militaires qui, partout, portent le cachet romain et constituent une forteresse inexpugnable... C’est dans ces constructions gigan-

tesqiies de l’ancien Provins que nous avons cherché et trouvé Agendicum ; l’amour de la haute et noble antiquité guidait nos pas, et l’ombre de César a semblé nous sourire.

Extrait de la CïEOGRApiiie Universelle de i^ï. Malteüri N 5 4® édition 5 tome «rlO. mise dans un

nouvel ordre par M. Hlot (1856).

« Le respect que nous avons pour M. Malte-Brun nous fait un € devoir de laisser intact ce passage dans lequel il adopte l’opi- « nion que Sens occupe l’emplacement d Agendicum ; mais, < lorsque la première édition de cette histoire de la géographie e parut, la question relative à l’Agendicum de César n’avait ( point été examinée comme elle l’a été depuis ; on n’avait point « tenu compte des sentiments de plusieurs auteurs du moyen- « âge, tels que :

Nicolas Camusat, qui écrivit en 1610.

M^trlian . .

Charles Etienne .

Jacques Charron .

André Duchesne .

Tassin .

Malinoze .

Duviti et Rauchin. . . .

Delabarre . .

Philippe Ferrare .

Baudran, vers la même époque.

Hoffman .

Corneille. . . • -

Et depuis 20 ans: MM. Barbier du Bocage, Achaintre, Doé, Barrau, Lemaire, Opoix, historien de Provins (1).

(1 ) Nous avons donc une grande majorité, si l’on compte les suffrages ; mais, si on les pèse, la majorité doublera.

Lesquels s’accordent tous à considérer Agendicum comme « s appliquant à Provins. Cette ville s’appelait donc Agendicum; « quant à Sens, son nom a dû être de tout temps Seno7ics.

< Les chroniques du huitième siècle désignent Provins sous le < nom de Castrum Prmdnum ; cette cité déchue, entourée d’an. « tiques murailles et de boulevards, existait probablement du « temps des Romains. »

extrait de l’histoire de FRANCE ET DES COLONIES.

Département de Seine^et-Marne ,

Par M. I>ÜBAKLE, iR5(>

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