SCÈNE TROISIÈME
DOBVAL, m. PHILIDOU, notaire.
r 111 LU) OR.
h' me rends, toutes affaires cessant, aux dcîiir^de M. Florimon
Mais pourriez-vouSj monsieur, me dire quelles affaires si importantes l’obligent à me demander avec tant d’empressement. Je l’ai vu hier : nous nous sommes entretenus longtemps et il n’était question de rien.
DORVAL
Vous êtes mandé pour la dissolution de son mariage.
PHILIDOR
Comment, M. Florimon se séparer de sa femme ! Je ne puis le croire, c’est invraisemblable. Je connais cet excellent mariage, il n’y en a pas qu’on puisse lui comparer. Cette madame Florimon est la femme la plus accomplie; M. Florimon m’en parlait encore hier, il l’adore.
DORVAL
En peu de temps, comme vous voyez, les choses sont bien changées de face.
l'HlLlDOR.
Souvent, quelques vivacités, un malentendu, excitent momentanément du trouble entre les meilleurs époux ; mais cela ne dure pas-
DORVAL
M. Philidor, c’est un parti pris, et c’est sans remède.
PniLIDOR.
Mais, monsieur, vous êtes l’ami de tous deux. Interposez puissamment tous vos bons offices.
DORVAL
J’ai fait ce que j’ai dû.
PHILIDOR
11 ne m’on aura jamais tant coûté, et c’est avec la plus grande répugnance que je prêterai ici mon ministère.
SCÈiVE QUATRIÈME.