DORVAL, PHILIDOR, ALEXIS, DORINE
DORVAL
A quel propos cct enfant vient-il ici.
DORI^E
C'est par ordre de Madame.
DORVAL
C’est assez plaisant. Effectivement, il sera question de lui, et il y jouera un des principaux rôles.
DORINE
Monsieur, celui que vous y ferez sera bien odieux, permetteziiioi de vous le dire; Je ne sais ce que vous avez mis dans la tête de M Florimon*, mais Madame est la femme la plus honnête et la plus irréprochable.
DORVAL
Et Dorine en est la caution.
DORINE
Vous en donneriez les meilleures preuves, si vous vouliez, et si vous aviez de la bonne foi.
’dorval.
Dorine se prévient aisément contre les personnes ; mais contre les présents, c’est autre chose,
DORINE
Ah! Monsieur, vous me faites plaisir de me rappeler cela ; je ne veux rien conserver de vous, [Elle lui rend sa bague,)
DORVAL
Dorine, point d humeur, un autre s’en accommodera. (//prezir/ la bague, puis s’adressant à. PhiUdor.) C’est une bagatelle, on est tenu à ces petits cadeaux quand on vit dans une maison d ami, [/4 part et sur le devant du théâtre,) Cette bague m’inquietait. Quoique que ma lettre soit déchirée , un bijou de ce prix pouvait me rendre suspect.
SCÈIVE CI^QmÈME.
Les Précédents, MADAME FLORIMON.
MADAME FLORIMON.
Bonjour, Monsieur Philidor, nous allons vous donner quelques occupations, et vous êtes ici pour plus d’une affaire.
PHILIDOR
Mon étonnement, madame, est sans égal. >1. Florimon rompt les liens qui vous unissent 1 Non, il n’est pas possible que les choses se poussent aussi loin. Je me fais fort, aidé de monsieur, de détourner cet orage...
DORVAL, interrompant .
Il faudrait avertir M. Florimon. Je vais aller... mais le voilà avec Bazile.