‹ Histoire et description des manuscrits et des éditions originales des ouvrages de BossuetChapitre 19 sur 50 · ECRITS DE BOSSUET O · texte numérisé non relu

ECRITS DE BOSSUET O

Édition originaLle, Elle n'est pas très fidèle.

M. Lebarq en a donné un texte très exact dans les Œuvres oratoires de Bossuet, tome i", pp. 2-3. Paris, Desclée, de Brouwer et C'% 1890. In-8^

Le manuscrit a reçu de nombreuses surcharges ajoutées par Bossuet alors qu'il préparait, en 1665, son Avent du Louvre, mais, sous ces surcharges, on peut lire encore la première rédaction de 1643.

M. Choussy en a publié un fac-siniile accompagné d'une Étude et d'un autre fac-similé du sermon sur le jugement dernier. Paris, Palmé, 1884. In-4».

La Thèse de philosophie. Dès son entrée à Navarre (1642), Bossuet suivit le cours de philosophie pendant deux années.

En 1644, le 6 août, il soutint sa thèse (1) et fut reçu maître es arts de l'Université de Paris.

Résumé d'un sermon sur le péché d'habitude. Vers 1645.

Le manuscrit (Bibl. nat., n<» 12.822, f. 110) porte en tête : M. de Sarlat. Cette indication a inspiré à M. Jacquinet la supposition que c'est là le résumé fait par Bossuet d'un sermon de Jean de Lingendes, évêque de Sarlat, avant de devenir évêque de Mâcon, et qui, pendant trois années consécutives, prêcha le Carême devant la reine Anne d'Autriche (1645-1647).

(1) Elle est perdue. L*abbé Ledieu parle d'une autre thèse, également perdue, qui aurait été soutenue en 1643.

Il a été publié par D. Deforis dans les Œuvres de Messire Jacques-Bénigne Bossuetf tome v. pp. 674-680, 1772, in-4'. Édition originale.

Œuvres oratoires de Bossuet^ tome i*', pp. 4-8, 1890, in-8«.

Edition très exacte.

La Tentative (24 ou 25 janvier 1648).

Reçu maître es arts, Bossuet se remet au travail pendant trois nouvelles années pour acquérir le titre de bachelier : dans ce but, il étudie la théologie, et à la fin de la 3® année, il subit un examen qui le fit déclarer capable et lui donna le droit de soutenir sa tentative qui était la dernière épreuve à subir pour être admis au Baccalauréat en théologie.

Pour plaire à ses maîtres qui voulaient attirer l'attention sur leur collège, Bossuet la dédia au duc d'Enghien et ce prince vint y assister en grande cérémonie. On raconte même qu'en l'entendant répondre avec tant d'habileté et de savoir aux argumentations les plus difficiles, il eut le désir de discuter avec lui et que, d'après son propre aveu, il lui fallut faire effort sur lui-même pour y résister.

Cette thèse est perdue. C'était un travail théologique écrit en latin sur les Attributs de DieUt sur la Trinité et sur les Anges, Sa soutenance avait duré cinq heures.

Le 1*' février 1648, Bossuet interrompit son séjour à Navarre : il se rendit à Metz où il fut admis par le Chapitre de la cathédrale à la résidence personnelle du canonicat dont il avait le titre depuis longtemps. Il demeura là huit mois, assistant avec régularité aux offices des chanoines, étudiantassidûment les saints Pères et se préparant au sous-diaconat qu'il reçut, le 21 septembre, à Langres, des mains de son évêque Sébastien Zamet.

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