V ET VI
La Defensio Declarationis a été composée pour soutenir la Déclaration de 1682 et pour essayer de la venger des attaques dont elle était l'objet.
Il existe deux rédactions de cet ouvrage.
V. l'"" Rédaction. — Bossuet a fait la première de 1683 à 1685, sur le désir de Louis XÏV; mais, comme des négociations pacifiques avec le Pape s'échangeaient au moment où il la terminait, elle ne fut pas publiée et il ne s'en occupa plus.
OUVRAGES DE CONXnOVERîSE 101
Une copie du manuscrit priso p;ir l'abbé Floury 1: a passé après sa mort dans la nil)liotbi'Mjuo du lîoi où olle fut gardée par ordre du niinistn^ sous la rocommandation do ne la communiquer à personne pour la transcrire. 10 mars 1724.)
Elle est composée (!(• <leux volumes {Bifd. mit . n" i*238; qui ont pour litre r)efcnsin Drrlnrnlinnis rleri tjaJJicatii... Auctore J.-B. Bnssuelo qui da^crihomli copimn feril Claudio Fleurij... '2 vol. in-folio de TOI) <»t 8(10 pages.
Un éditeur qui est resté ineonnu Ta fait imprimer furtivement à Luxembourg :
Defensio rhiclarationis ff'loh'?rrnn;p quinu de Polestate ecclesiasticà snnxit Clorus (inllirnuu^. an no 1GS'>. Ab. lUustr. ac Révérend. Jacoho Brn'njnfi lU)SSUct, Meldensi Episcopo, ex speciali Jussu Ludovici Magni Chrislianissimi Régis scripta et elaborata. Nunc piinium in lueem édita, summocjue studio ad lld(Mn autograi)lH codieis exacta. Luxembunii, Sumptibus Andro;r Chovalicr Bibliopolœ. mdccxxx [1730]. '2 vol. in- 4".
Collation : Tomus priinus : 5 fT. non cliilTr. comprenant 1 portrait de Bossuet, le titre et un avis au lecteur; .\xvi-3i3 pp. chifTr.; Index pp. 345-358, plus 1 feuillet pour les errata. — T«>nius secundus : L f. pour le titre et 118 pp. chifTr. pour le texte; Index, pp. il9-i33, plus 1 f. pour les errata.
Edition originah* de la i""" rédaction. Elle est remplie d'incorrections et dinexaetitudes. Ij'(''vê(jue de Troyes a protesté contre sa publication, le 'M août 17.*iî, par une Lettre dans laquelle il parle d'i^i l'aire donner lui-même une édition meilleure et i>lus authenticjue.
VL 2* Rédaction, — La seconde rédaction de la Défense qui contient les révisions de T^ossuet et la seule qui doive
(1) Bossuet avait également permis au cardinal de Nouilles d'en prendre une autre copie.
102 mt:atriême classe
fix^-r IVittention comprend, en 6 vol. in-i* n'** 17682 à 17687 . lu GiiUia orthofloxR pt la D*}f*^nse.
Fîo>>uet a sentftnt approcher la fin de sa vie remit luimême l'original de cet oiivraçre entre les mains de son neveu lui ordonnant expressément de le bien conserver et de ne If remettre jamais entr^ les mains de personne fpi'en celles rie >;♦ Majesté <[uand elle le trouverait à propos, ou que. pnr fies raisons d'Etat, elle fût résolue à le rendre ]Mi])lir: ro que ]r roi nayant pas voulu permettre jusqu'au moment quil })arlait. pour des raisons très importantes ]>ar rapport à la situation des alTaires et pour ne pas réveiller des querelles comme éteintes avec la cour de Rome, il ne doutait pas cjue \o< mêmes raisons, subsistant toujours flans toute leur force, ne fissent avec justice persister Sa Majesté dans les mêmes résolutions ». I)
IJissuet rerlit plusieurs fois cette recommandation à son neveu, ajoutant aussi « qu'il n<» devait y avoir qu'une nécessité absolue <{ui dût obliirer Sa Majesté à consentir f[u'on publiât un ouvra*j:e de cette nature ».
Ti'abbc l^ossuet. après la mort de son oncle, rendit compte à Louis XIV de ce désir et lui remit en même temps six volumes in- i"* comprenant la première rédaction.
11 ne erul pas devoir se dessaisir de la seconde que, pendant trente ans, il refusa de faire imprimer. 11 s'y décida enfin quand commença à paraître en 1730 l'édition de Luxembourg.
11 confia donc à l'abbé Lerov le manuscrit, en lui recommandant de le publier sans aucun changement et d'en donner ensuite une traduction française; et, quelques années a[)rès. il le lui l'êprit, lorsque l'édition [latine] eut été disjiosée sous ses yeux et par ses conseils.
Vers 17'i2, il choisissait pour en être le dépositaire le
1) I/al)l)i' Hossiict dans le Mémoire présenté à Louis XIV au sujet (le la Dérensc.
OUVRAGES DE nONTnOVERi?E 103
Père de La Borde, jnvlnMirrOratoirr.ft il mouniit. l'année suivante, avant t\\ir l'iinju'rssion ru fût ac'hovrr.
Apres la mort du Prre (!«» La Hord«' arriv»'*!» h* T) mars 1748, Leroy devint à son tour possesseur d«' re manuscrit et le remit, vers 177(1 ou 177;?, à l). Defoi'is (jui. au moment de monter sur réchalaud, ordonna de le faire porter avec les autres pai>iers di' lîossuet chez le libi-aire Ijamy. chez lequel il était encore en IHIU. >< I)e T^amy, il passa aux jansénistes; mais il nous est impossible de suivre ses diverses migrations. Enfin, il fut dt'couvert j»ar rahhr- (luettT'e, dans des circonstances assez siuîjulièn'S. Parcouiaiit unjour d(*s j)apiers nombi"eux,d<'']K)sês à la salleSilvestre, pour y être vendus aux enchèr(»s j)ul)li<[ues, ral)l)«'' aper<;ut une liasse considérabl(î niirermanl le manuscril de la Dt'fensc» et d'autres docunn'uts; il se bâta d'en donner avis à un Fervent sectaire, M. Parent du Cbâtelet. (ils du médecin de ce nom, qui les acln;ta et les cons<'rva soitriieusemenl aprcs les avoir fait cartonner. Parent du ( -batt'let b'îrua j)ar testament les onz(3 cartons (jui riMiferment les papiers dont nous parlons à la lîibliotbèque national»» où ils occupent une série à part. » 1
« La dissertation préliminaire sous le titie de GaUia ort/iodojca occupe les iT' \lk\H-2 et I70S:{. Le juemier volume renferme Tautoirrajibe de lîossuel, de ;^'i(l pau^'S : le scîcond, une belle copie qu'on pourrait croiie de l'abbé Ledieu, au moins pour une bonne pailie, rorm» et corriijre par Possuet. Dans l'autotTraplie, a riMuarcfué M. pr^aume. les titres des chapitres sont l'ci'its pai* l'abbi' Ledieu : dans la copie, ils le sont par Possuet. Lei-oy a écrit au dos : bonne copie corrigée ])ar l'auteur, M. Possuet. liCS (juatre volumes suivants contiennent la copie i|)ar trois ou (pialr(» mains, du
(1) Réaunic.
premier travail, revue par l'auteur qui lui a fait subir des changements considérables... Les notes marginales, las ratures, les surcharges encombrent le papier, surtout dans les premiers et derniers livres. La préface et les trois premiers livres sont supprimés, et c'est la GalliaL orthodoxa, qui paraît destinée à les remplacer.
Le volume n* 1768Î comprend cinq livres : iv, v, vi, vu et viii, qui, ainsi que le marque le copiste, dans l'ordre de la Gallia orthodoxa, doivent former les livres i, ii, III, IV. Leroy assure même que ces nouveaux chiffres sont écrits par Bossuet. Los deux premiers [de ces cinq livres] portent des corrections qu'on pourrait attribuer à l'abbé Ledieu. Le m® offre de rares annotations de la main de Bossuet. Le iv® et le v® n'en présentent d'aucune sorte. Des deux livres qui concernent Grégoire VII, il y en a un qui ne contient aucune trace de révision. Dans le suivant, Bossuet rature toutes les mentions de la déclaration de 1682. A partir du volume n° 17685 les corrections sont très nombreuses... et le quatrième volume (17687), renfermant les derniers livres (ix® et x® dans Le Roy) suivis du xi® de la première rédaction et du corollaire, présente les mêmes traces de révision que les livres précédents. » (1)
Ajoutons enfin que la Dissertation préliminaire est écrite en entier par Bossuet et que les corrections et ratures qui encombrent tout Touvrage sont également de sa main ; il faut en excepter cependant les ratures et les changements (2) que le Père de La Borde y a faits ou a fait, faire vers 1744. (3)
(1) Nous avons emprunté ce résumé des Remarques de M. Heaume à M Griveau, Etude sur là Condamnation du Vivre des M&ximes des Saints^ T. ii, p. 551.
(2) M. Réaume s'est trompé en les attribuant à Leroy.
(3) De Maistre a parlé de brouillons; c'est une erreur, il n'y en a pas.
La Gallia orthodoxa est de natun* à aHligor profondément toute âme catholi'jue I . niais la dornitTo pensée de Bossiiet n'est pas, heureusemmt, dans ce livre, comme hi remarqué M. Griveau.
On peut retrarder conim** presque certain, dit ce judicieux auteur ['2 . (jue les iv\isions de la l)élVnsc sont antérieures, au moins dans tout ce qu'elles ont d'essentiel, à l'année 11397, et de ITOll à 1702 il n'y a pas eu de révision sur le manuscrit. Hossuet a fait beaucoup mieux cpie de le réviser : il a fait supplier Louis XIV «le nr pas \r publier et il a soumis son esprit au l'ajx* dans les derniers ouvrages qu'il a revus avant sa mort en ri'connaissant là, la vérité de ce qu'il lui conlcslail dans la Défense. Ainsi, vn 1701. il reprend son ancien écrit sur la Conciliation <Ies protestants d'Allemagne pour le [lerfectionner et il termine un chapitre sur le pontife romain par ces paroles :
« La conclusion est que la jïuissanee jionlilicale instituée pour unir les Eirlises et les fiflcles de Jkscs-Christ. doit être chérie, honorée, accejdée par tous ceux (jui aiment la paix et l'unité catholiciue. (:J) >,
Dans les Méditations sur l'Evanirile (ju'il a corritrées en 1703 et en février 170'i. il a maintenu sur l'autoirraphe des réflexions comme celle-ci : « C'est dans la chaire de saint Pierre que la vraie foi a toujours été conlirmée » 7'2" méditation) ; démentant à cette éporjue si voisine de sa mort, la donnée principale de la Gallia orthodoxa par une afïirmation contraire.
» Nous nous crovons en droit de conclure, dit M. Gri-
ll) M Réaume.
(2) M. Griveau, T. ii, p. 633.
(3) Dans le De Professoribus^ écrit qui est certainement de novembre et de décembre 1701.
veau, que durant les dix-sept derniers mois de sa vie, Bossuct répudiait son livre de la Gallia orthodoxa et persévérait dans sa conversion (de 17.01) aux principes romains jusqu'à son dernier jour. »
Defeïisio Declaralionis conventûs cleri gaillicani An. 1682. De crclosiiistici} polesUite. Autore îUustrissimo ac Ueverendissinio f). JacobO'Benbjno Bossuet, Episcopo Meldensi, cuni nonnullis Notis. A}nstelodcimi, Sumptibus Sorictatis m.dcc.xlv [171.")]. 2 vol. in-4" (1 .
To:nus [)rinius : Pnxîfatio ((clitoris), i-xliv; Dissertaitio pnrvin, sous le titre de Galli:i orthodoxa, 1-88; Defensio Dacliiralionis (Pars i et ii), 89-51] 1.
Tonuis secundus : Dofansio Dechirutionis (Pars m), 1-2Î)() ; (.'orollarium, 2î)7-323 : .l])])e/idi.v ad Defensionem: Vnvfiilio (auctoris), i-viii et lli i)ages.
Vldiiion orUjinixio. de la 2*^ rédaction publiée par l'abbé Leroy. Elle est très exacte et ne renferme aucune
substitution de texte. Dans les passages retranchés par Bossu(»t sur le manuscrit, Leroy a dû ajouter trois liaisons ([ui manciuent, i)our unir ce qui suit avec ce qui précède, mais il a soin de h^s mettre entre deux crothets et en italiques. Il a retranché le titre de Gallia orthodoxa, pour le rem})laceri)ar celui de Dafensio Ucclarationis ptiT ce qu'il n'a pas cru devoir donnera cet ouvrage la disposition que Hossuet voulait lui donner. « Il ne faudrait, dit-il, pour exé(nih»r le projet formé par M. de Meaux que faire quelques retrancîhemcmts sans rien ajouter. Qu'on change le titre, qu'on sujïprime la Déclaration, qu'on efïace quelques i)hrases é})arses (fui toutes ensemble ne remplissent pas deux [»ages, et qu'au lieu de ces mots souvent répétés :
(1) Titres rongées et noirs. (Collation : T. i, 1 f. bl , 2 IT. non chifTr. pour le faux litre et le titre, plus une pa^e non cliilTr. pour les errata et 1 feuillet blanc. — T. ii, l f. bl , 2 IT. non chilTr. pour le faux-titre et le titre, 52"5-viii-138 [)p cliilïV. pour le texte et Tin'lex des deux lomes, plus 1 f. non chilTr. contenant 50 lignes d'errata et I feuillet blanc.
OUVRAr.ES DE CONTIlOVEni-E 107
Voilà ce que le Clcnjô th Frcoiro eusritj)ip (inîss.i Déclaration, on niotteceux-ci : Vnilù r«» //i^r» Jo Clt^njr t1o I^^rnnce et l Ecole de Paris oïtt rnsoiiinr ilans tmis /*'s lomiis, le projet se trouvera ])]rin(Mnenl exécuté. «[uoi<[ue ToiivraLTe soit partout le interne, «[u'il irac^juirr»' point de nouvelle preuve et qu'il n'en perde aniline... \]r l'aurais fait^ si mon respect pour le irrand lîossuet c{ les onlres de M. dv Troyes ne m'en avaient pas rnipêelu». . l*oiir cette même raison, Leroy a mis dans son édition, I<* livre xi" après le livre XV* parce (piils sont jïlact's ainsi dans l'oriiTinal qui, on l'a déjà <lit. n'a ])as re(;u le perreclionneincnl et le classement que l'auteur voulait lui donner. Mais, il a r\i le tort d'intercaler les quatre arliclc^s dans le texte lorsque Bossuet les a supprimés ou volontair«Mn(Mit passés sous silence, et de mêler dans sa l^réfaee rt ses notes des rancunes de janséniste à <les renseiirnenKMits utiles. \)
Gallia orthodoxn il'nprrsJ'nntofjniiiho do Bossuof. Bruxelles, Vromant: Paris. îlurtrcl. 18()0, 1 vol. in-8''de xiii- 508 pages.
C'est un éditeur belge dont nous ignorons le nom qui a publié cette é<lition en lui rendant le vrai titre que Hossuet a donné i\ la Défense. Mais il s'est trompé en rejetant comme apocryphe la Disserta tio pra*via : de plus, une erreur du relieur 'îles manuscrits' l'a emi)êclié de mettre à la place qui leur revient tleux livres de cet ouvrage.
Traductions
Défense de la Déclaration do l'Assoinhlôe du clenjô de France de ltîf^'2. Touchant la puissanco oorlé}iinstiqut\
(l)Je d<5plorc plus que personne le jansiMiisnn» «lonl Leroy était inibu, mais la vc^rité oblige à dire que, ooiiime éditiMU' de ni>ssuet, il n'a falsifié ni le texte de la Défense, ni le texte d'aucun autre ouvrajre. Des ratures et des changée uieuts ont été faits sur l'orifrinal de la Défense, vers 1714, alors qu'il n'ëtait plus entre les mains de cet ecclésiastique, et c'est une injustice de Ten faire responsable, puisque lui-même les a blâmés.
Par Messire Bénigne Bossuet, Evéque de Meaux. Traduite en français, avec des notes. A Amsterdam^ Aux dépend de la Compagnie, m.dcc.xlv [1745j. 3 vol. in-4*.
C'est la traduction française (t; des deux volumes qui précèdent et à laquelle Leroy a ajouté le Mémoire de Hossuet contre Roccaberti et le Rapport de Gilbert de Choisoul à l'Assemblée de 1682.
Collation: Tome i, 3 (T. prélim., xxxvii-i-U-85 pp. chifrr. pour la Préface, la Di^çlaration, etc.; 56 i pp. chifTr., 1 p. d'Errata et 1 feuillet blanc. — T. ii, 3 fT. prélim., 491 pp., l p. d'Errata et 1 f. blanc. — T. m, 3 fT. prélim., 418 pp., 1 p. d'Errata et 1 feuillet blanc.
Mgr Ville(;ourt reproche à cette traduction d'être encore plus passionnée pour les libertés gallicanes que le texte m^me do Hossuet. Nous ignorons si ce reproche est fondé, nous savons seulement que Leroy était un janséniste acharné et qu'il a eu « pour méthode, dans sa traduction, de ne point s'écarter trop librement du tour original [du texte] et aussi de ne pas le suivre trop servilement ». Il l'a ajoutée ainsi que l'édition latine aux douze premiers volumes de la Collection de Paris dans laquelle elles forment les tomes xiii k xvii, in-4°.
I)(\fense de la Déclaration de l'Assemblée du clergé de Frnnre de 1682, touchant la puissance ecclésiastique, Vnv.,. Paine, 1774, 2 gros vol. in-4°.
Tome I : l'réface, vi-xxxiii; Défense, 810 pages. Tome Il : Défense, 560 pages; Dissertation contre le cardinal Orsi, 502-082 ; Table analytique, 682-769.
Seconde édition de la traduction de Leroy revue et publiée par lui en 1774. Il y a fait des corrections, ajouté plusieurs notes nouvelles et une nouvelle Préface.
En 1790, il en restait encore un assez grand nombre d'exemplaires chez le libraire : on refit leur titre et ils furent ajoutés aux volumes de la Collection de Deforis :
(l) D'autres traductions avaient paru avant celle de Leroy; nous croyons inutile de les indicjuer.
Œuvres de Messiro JuniueS'liênitjnr Hossut't. êvèi|ue de Meaux. etc. Paris. Liunif. MOO Tomos .\ix« ot xx* de la collection , in-i ".
Ecrits publiés au sujet de la Défense
Lorsque parut la Di'ffïisr ci surtout quand Leroy donna sa traduction, il fut forte nirnt «{uestion à Home de la condamner comme une })roduetion hostile à la doctrine re^'ue universellement, hors de France, sur rinfaillibilitê du Souverain-Pontife décidant e.v cathedra, mais cette proscription n'a pas été faite, non seulement par éiranl pour Hossuet qui avait bien mérité de l'Eirlise à tant d'autres titres, mais par la juste appréhension de nouvelles mésintelligences.
Soardi. lazarislf : he supremù rotnatù Pontilicis auctoritale,hodiernu erclesin* iiiillicixu;e doctrinu. Avenione. 1747, in-S** (plusieurs fois réimprimé .
Palma, prêtre italien : hefeiii<io Cleri (lullicuni ab i//ïposturis. adscriptie liossueti UefensUmi. Ferruritc. 1785, in-8«.
Dans ces deux ouvrages qui traitent des quatre articles, on nie que la Défense soit île Hossuet mais Bernardini en prouve l'authenticité dans sa
Lettera, al sùjn. Zerletti slampalore in Ve)wzia. délie opei*e di Bussuet. Milan An x de la république . in-8'*.
Orsi, cardinal : Infaillibilitas romani Pontificis. etc., 1741, 4 vol. in-4^
Contre cet ouvrage «jui combat la Défense il a été publié par
Leroy: Dissi rtation sur le livre du cardinal Orsi contre la Défense... de M. Hossuet (à la lin de la seconde édition de sa traduction de la Défense de la Déclaration... t. II, pp. 56*2-68'2, 1774, in-4"».
Mgr Villecourt, dans La France et le Pape .Paris, in-8*, pp. 465-508', a également écrit contre la Défense, ainsi que de Maistre, Lamennais, Rohrbacher, Darras, etc.
VIÏ
Mémoire de M"* Bénigne Bossuet, évoque de Meaux, présenté au Roi [1695] contre le livre intitulé : DeRomani Pontiflcis auctoritiite... Par Roccaberii, archevêque de Valence.
Le rasinuscrii a été publié sous ce titre par Leroy en tête de sa traduction de la Défense de la Déclairationy t. i, pp. 5-14. Amsterdam^ 1745, in-4''.
Edition originale.
Le Parlement de Paris, conformément à ce qui est proposé dans ce Mémoire, rendit un arrêt, le 20 décembre 1695, par lequel il défendait de vendre le livre de Roccaberti, parce qu'il attaquait les articles de la Déclaration de 1682 et soutenait l'autorité du Pape !