‹ Histoire et description du Muséum d'histoire naturelle,: ouvrage rédigé dChapitre 36 sur 37 · GALERIE DE BOTANIQUE · texte numérisé non relu

GALERIE DE BOTANIQUE

herbiers particuliers. Ainsi nom en avons un de la Nouvelle-Hollande, un de Cayenne, un des Antilles , on du Gap , un de l'Inde , un des îles de France et de Bourbon, un d'£gypte, un du Levant , etc. Ces herbiers , utiles pour coniudtre les plantes qui croissent dans tel ou tel pays, le sont surtout aux personnes qui travaillent à des monographies. On ne saurait se permettre d'analyser les plantes du grand herbier , qui doivent être conservées intactes : mais les doubles qu'on a mis à part, peuvent en cas de besoin offrir des échantillons que le professeur permet d'examiner en détail , soit pour les décrire , soit pour les dessiner. Ces doubles servent aussi à faire des échanges.

Nous avons encore d'autres herbiers spéciaux, desquels nous n'avons pris que les doubles pour les joindre à l'herbier général. Ce sont ceux qui servent de type à un ouvrage imprimé : tel est celui de Michaux père , oà l'on voit toutes les espèces décrites dans sa F/ôra borealiamericana; celui de M. Michaux fils, qui offre les échantillons des arbres de l'Amérique septentrionale, . dont il a donné l'Histoire ; celui des plantes de la Tauride et du Caucase , décrites par M. Marshall', et qui nous ont été apportées par son collaborateur M. Stevens ; celui des plantes de France , que M. de GandoUe , nous a donné pour servir de type

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à la nouvelle édition de la Flore française (i) ; tel est enfin celui dont M. de Homboldt a fait présent au Muséum, qui renferme tontes les espèces recueillies dans son grand Toyage, et publiées de concert avec lui par M. Bonpland , dans les Plantes équimuciaies , et par M. Kunth dans le Nova gênera et species , etc. Cet herbier est d'en- TJron quatre mille plantes , dont les trois quarts sont nouvelles.

Nous avons conservé religieusement l'ancien herbier de Toumefort, dans Tordre ou il était disposé , par respect pour la mémoire du fondateiu- de la botanique en France , et parce qu'on y trouve étiquetées de sa main ou de celle de Gundelsbeimer , presque toutes les plantes qu'il avait recueillies dans son voyage au Levant, et qui ne sont indiquées que par une phrase dans le Con^ larium instituUonum rei herbariœ.

Les plantes uniques de ces divers h»'biers, qu^'on n'a pas cru devoir transporter dans l'herbier général , sont pour le moins au nombre de six mille , ce qui , réuni i celles du grand herbier, fait plus de trente miUe .espèces bien distinctes. De l'aveu de tous les botanistes qui ont visité les principaux cabinets d'histoire naturelle de l'Eu-

(0 Ab moment ob non* taiioat, nom n'aTCKu pu encora nçB ce dernier herbier; maia H. de GindolJe dodi ■ écrit qu'il l'araiteompUté et «irugé , «t qn'il noua la ferait p

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rope,il n'existe nulle part une collection aijssi nombreuse ; et cependant elle s'accroît tous les jours, etpar les envois des voyageurs, et par les échanges (i).

Dans cette même salle qui a quatre croisées « deux à l'est et deux à l'ouest ; Tun des trumeaux est occupé par une belle collection de champignons imités en cire , donnée au Muséum par S. M. l'empereur d'Autriche ; l'autre par des modèles de fruits étrangers en cire ou en plâtre. Au plafond sont attachées des feuilles àt coijpha umbracuiyèra , qui ont i5 pieds de diamètre.

[■} Dani l'aDDée 1811, nooa •ions reçu ; i* ua herbier de hnit centi |>laDtea , que H. d'Urrille a lecneilLea sur les boidi de la mer Hoire, et dont iJ vient de publier le catalogue arec la synonymie des espèces coDDues , et la detcription de celles qui ne l'Ataieiit pas ; i> un de douze cents plantes de la.Buiiie orientale , donné par H. Fischer, di' fCctenr dn jardin de botanique de Gorenld près Moscou , aoigneuaement éliqnettes itcc les noms qu'elles portent dans les deaciiptions qa'il en a publiées ou< dans le catalogue imprimé ; 3° un herbier de troii cenU plantes dei bords du golfe de Samt-Lanieot, recueillies et données par H. d« la Pylaie; 4° on de la Martinique envoyé par H. A. Fiée; 5° un des Philippines et de la Gnîane apporté par M. Peinittet ; 6* an de la Gafrerie par M. Delalande ; 7* de betle« plantes ' du Brésil envoyées par le P. Leandro dî Sacramento ; S* enfin tes plantes que H. Gaudichand a recueillies pendant son voyage avec le capitaine Freycïnet , et qui ont été données au Muséum avec tontes les autres collections d'histoire naturelle, par le minirtre de la naiiae, M. le baron Portai. Les plus intéressantes de ces plantes seront décrites et figurées par H. Gaudichand dans la relation do voyage que doit publier M. FteycineU Nous attendons cette anuée de* collections non moins considérables de l'Inde, du Sénégal , de la Guiaoe et du Brésil.

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^ dernière aile , qui eat celle des fruits , a cinq croisées au nord , et vingt armoires vitrées , dont quab^ dans les trumeaux. Douze de ces armoires renferment des fruits desséchés ou conservés dans l'esprit-de-vin ; les au^es , diverses productions du règne végétal dont on fait usage dans la médecine ou dans les arts. Les fruits sont disposés selon la méthode que M. de Jussieu a adoptée pour la série des ordres naturels (i).

Pour suivre Tordre de la collection , il faut en entrant se diriger à droite vers l'angle de la fenêtre , et faire le tour de la salle.

Les deux premières armoires sont destinées aux fruits des palmiers et d'autres végétaux monocotylédons. On y remarque de beaux cocos des Maldives (2), dont un a quatre lobes , et un en-

(i) Lm rrvilt de 1> aiioie £imîlle «e tnMTcat toajoon dan» I> mtme ■moûc : mail 1m «pècet «t le* genre* ae toat poiot pUcëi le* aiu à b iutede>>Dto«i «dbn l'ordre d'aflùûté, paice qa'ila hUn aToir égard an volnnie de* objet* pc«r menacer Tenace, et pour le< arranger de ■anifere à ce qn'oa pûl le* bieo voir.

(i) Ce fruit a ét^ aDcicnne aient »oaimi ainii , parce qu'on le tron- Tail flottant gor la mer aux eaTÏniB* de* llahli*c*, et qoe [e touveraio de ce* tlei t'en âttribatit la propriété : on en bûait de* Taie* qu'on vendait fort dker , et l'on *e linait isr son origine aoi con)ectiires les pin* biiarrei. Ce fut en 1768 qoe Commenon dëooan'it mx Uea Sécbelle* l'arbre qoi le produit : il le uoinaie lodoïtta. H. de la Billardière en adoopé , dan* le* Aonaloi du HménD, tome ig, use descriptkii], faite au lie* Séchelle* par H. LiUet, à laquelle il a joint «es propre* ob*er*atiena : et il Ini a conaerré le nom de lodoieee m ; joignant l'épithète SwMJa-im.

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