DEUXIÈME ÉVOQUE
conune-tout ce qu'il disait restadt gravé dans la mémoiçe , on ne s'entretint plus de chimie sans employer. les termw dont il se serrait Le ni4>me Mngage étant adopté par le démonstrateur derint bientôt vulgaire , et c'est Traiment aux cours faits au^ardin du Roi, que la chimie doit ses rapides progrès. RouelIeA^t enflammé Timagination de ses «lèrea, en présentant des merveilles , mais il n'avait point , une méthode qui pûC d'elle-même classer, distinguer et cooj'donner les faits. Fourcroy excita le mémeenthousiasme;UdirigeaTers le% études chimiques une multitude de bons esp;rits. EnexposantlesdécouTertes de ses contemporains, en proclamant le nom de ceux quiles avaient faites, efiannonçanttoutes les conséquences qui devaient eç résulter , il se lit bientôt une réputation qui s'étendit hors de sa patrie. Des princes étranger» entretenaient à Paps des jeunes gens pour suivre sescours, et rapporter dans leur pays la doctrine qu'ils y aunùent apprise ; les gens du monde Ve- ' liaient l'écouter pourjouir de son éloquence , et se passionnaient pour une science qui leur- était présentée d'une manière si agréaMe. L'amphithéâ' tre où il faisait ses leçons ne pouvait contenir tous ceux qui venaient pour l'entendre, et l'oni futdeux fois^bligé de. l'agrandir. La lai^e qu'U arait^nsei^ée s'est enrichie et perfectiom^e , parce que la -déconvene d'un grand nombrb de substances
6,^ HISTOIRE DU MpSEUM.
nmples a £ût modifier les noms des différens'coin' poses; mais les principesen sont toujours J,es mêmes. Le goût'qu'ilavâitiospirtf pour lachimies'est successÎTement accru ;, plusieurs chimistes distilla' gués se sont formés à son école , et les professeurs qui soutiensi^nt aujourd'hui la réputation des dçtix chaires du Jardn sont ses él^yvs. . ^
'' 'KoueBe le jeune , qui était démonstrateur titulaire depuis Ï770, étant mort en 177^ , sa place fut dfAinée à M. BrongQÎart qui,, déjà professeur à. l'Ecole de pharmacie, avait publié un ouvci^p sur Içs procédés de la chimie , et qui .travaillait au Jojuroal des* sciences, arts et métiers-. M. Brongniart, qui sYt^it d'abord confcumé aux vues de Macquer , adopta |)ientâf les idées nouvelles. "& répéta dans UÂmphitïiéâtre toutes les expériencesqui prouvaieatla, théorie du professeur, en employant la nouvelle nomenclature.
• AntoiHePetit avait, par son éloquence,conservé .. k la chaire d'anatomie ^u Jaif^ l'éclat qu'elle avait reçu de Dtiyemey et de Winçlow.- 11 voyaUi^ à'jphacun. de ses cours s'accroître le nombre de ses élèves : cependant , après quelgkes années , il mit moins ,d*eaaçtitude à faire ses leçons , «et l'on en murmura d'autant plus qu'on-étâit plÂr empressé de rentCndre,. Il se fît'^l'^'^ sup}^ée9 pïff yicn-d' Azit , qui-'était à toui» égards . digne de lui succédei: , çt voulut lui . faire, donner sSi sur-
: COOI^IC