‹ Histoire et diplomatieChapitre 10 sur 60 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

contraire, qui n'est pas faite, il n'a sur les autres Français qu'une seule supériorité : il a été élu, plus souvent et à de plus grandes majorités qu'eux, et c'est un avantage qui menace encore, aux élections prochaines, si on n^y met ordre, d'être multiplié par je ne sais combien de facteurs nouveaux. Et comme l'élection, dans le gouvernement qui nous régit, est la seule source du pouvoir, le seul titre à l'obéissance et au respect, celui qui concentre en lui-même à la plus haute puissance cette vertu, dont toute souveraineté émane, est déjà, défait, et ne peut manquer d'être de droit le premier, sinon des Français, au moins de la république. Le suffrage universel a versé sur sa tête la sainte ampoule du nouveau droit divin.

Veut-on la preuve que cette faveur populaire jusqu'à présent insuffisamment justifiée ne se serait jamais déclarée avec cet entraînement imprévu et inexplicable, s'il existait dans l'État un autre pouvoir que ceux qui sont créés par l'élection? On n'a qu'à regarder à côté de soi et à comparer. Partout où ce vide est comblé, partout où la première place est occupée par un

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