D'Arneth, p
qui même en étaient le plus éloignés. Le conseil impérial l'adopta unanimement. Et de fait, d'après les sages théories d'équilibre qui prévalaient alors dans l'esprit de tous les politiques européens, tout déplacement d'intérêt qui troublait d'une manière sensible la balance des forces devait avoir pour conséquence et contrepoids inévitables un déplacement en sens contraire. Le mouvement de l'Autriche vers la France était un chassé-croisé rendunécessaire par celui de la Prusse vers l'Angleterre.
M. d'Ameth, en bon Allemand et admirateur éclairé de Marie-Thérèse, consacre un chapitre presque entier à établir qu'au point de vue de l'intérêt dynastique et national de l'Autriche, l'opération fut sage, et qu'ayant à choisir entre deux ennemis, l'un éloigné, dégoûté de la lutte, comme Louis XV, et l'autre, placé à la porte, en quelque sorte attaché aux flancs de TAutriche, plein d'ardeur d'ailleurs, de jeunesse et de génie, la prudence conseillait de se rapprocher du premier pour tourner tous ses efforts contre le plus actif et le plus redoutable. Il cite à cet égard des passages curieux d'un mémorandum de Kaunitz lui-même qui prouve combien la détermination fut raisonnée et combien il est faux qu'elle ait été prise sous l'impulsion irréfléchie dun caprice de femmes En nous plaçant à son point de vue, qui ne nous