‹ Histoire et diplomatieChapitre 29 sur 60 · Mémoires de Bernis^ t. !«', p · texte numérisé non relu

Mémoires de Bernis^ t. !«', p

garantir Télat territorial établi par le traité d'Aixla-Chapelle. Sa fidélité envers ses alliés ne lui permettrait pas de prendre une autre base de négociations. Bemis pressait en même temps de faire partir pour Berlin (où l'ambassade de France était assez mal occupée) un envoyé assez agréable au roi de Prusse pour recevoir ses confidences, s'il en avait à faire, et assez perspicace pour sonder ses dispositions. Les deux démarches n'avaient rien de contradictoire, car l'envoyé français à Berlin serait parli le lendemain, emportant le double de la réponse faite à Stahrenberg et avec permission de la communiquer, que je cherche vainement quel sujet de plainte Frédéric eût pu y trouver * .

Aussi, ce dont on pouvait raisonnablement douter, c'est que la réponse fût agréée par Marie- Thérèse. Slahrenberg, en la recevant ou plutôt en l'écrivant sous là dictée de Bernis (car ils avaient défense l'un et l'autre d'employer aucun secrétaire et devaient faire toutes leurs expéditions euxmêmes), ne dissimula pas son dépit. Effectivement, répondre à l'offre d'une alliance offensive dont la reprise de la Silésie était évidemment le but principal, par la proposition de garantir le siatu qtio territorial d'Aix-la-Chapelle dont toutes les conquêtes prussiennes faisaient partie, c'était étrange et presque dérisoire. On pouvait craindre

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