‹ Histoire et diplomatieChapitre 30 sur 60 · Bernis, Mémoh*es, p. 233 ; — d'Arnelh, p · texte numérisé non relu

Bernis, Mémoh*es, p. 233 ; — d'Arnelh, p

de la part d'une princesse orgueilleuse, qui s'était compromise en parlant la première, un accès d'irritation violente qui aurait tout brisé. Rien de pareil n'arriva. Le courrier de Stahrenberg revint le 11 octobre rapportant, dit Bernis, une réponse de sa cour qui, sans être sèche, était froide et laconique. L'impératrice renonçait au plan qu elle avait proposé, puisqu'il n'était pas du goût du roi, et attendait de Sa Majesté qu'elle s'expliquât sur les objets qui pouvaient servir de base aux deux cours pour engager une action commune. Cette humeur accommodante de Marie-Thérèse serait assez difficile à comprendre si M. d'Arneth ne nous on donnait l'explication, qu'il a trouvée lui-même dans un mémorandum de Kaunitz. Le retrait du plan autrichien, y est-il dit, n'était qu'une apparence destinée à gagner du temps, pour laisser la France se convaincre de la sincérité des propositions de la cour impériale, et acquérir la certitude que tôt ou tard le roi de Prusse Tabandonnerait. On songeait seulement à ne pas rompre la négociation, pour entretenir les germes de la méfiance déjà existante contre Frédéric, ne doutant pas d'ailleurs que Frédéric fournirait lui-môme tous les moyens de l'accroître*.

Si ce calcul fut réellement celui de la cour de Vienne (ce que M. d'Arneth, je ne sais pourquoi, n ose aliirmcr), il n'y en eut jamais de mieux jus-

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