AU) SOCIÉTÉ DUÏSTOIRE DIPLOMATIQUE
et la réclame. La forme ici, ce sont les explications, les commentaires indispensables pour l'instruction du public lettré qui veut apprendre sans avoir le loisir d'étudier. C'est à ceux qui se proposent de rendre ce service que la Société serait heureuse de donner son patronage.
Je me permettrai même de dire qu'il y a peutêtre aujourd'hui, sur ce point, des conseils et des encouragements à donner qui n'eussent pas été aussi nécessaires autrefois. Tandis que, à une époque qui n'est pas encore très éloignée de nous, les historiens en prenaient vraiment trop à leur aîse avec les textes, se permettaient soit d'en négliger la lecture, soit d'en fausser le sens avec une liberté sans gène, aujourd'hui beaucoup de ceux qu'attire Tétude de l'histoire, par une tendance contraire, qui ne peut être qu'un excès de modestie, seraient plutôt portés à penser que le métier d'éditeurs scrupuleux et de traducteurs fidèles est le seul qu'ils soient en droit d'exercer. Je prie que personne ne se méprenne ici sur ma pensée. Dieu me garde de médire, surtout quand je parle au nom d'une Société savante, de l'intérêt passionné que tant d'esprits distingués autour de nous mettent à exhumer avec honneur la moindre de ces reliques précieuses du passé et à les conserver pures de tout alliage suspect. Je sais trop ce qu'était l'histoire, avant que cette préoccupation de la recherche et de la traduction des documents originaux fût devenue générale, ou,