‹ Histoire et doctrine de la secte des Cathares ou Albigeois (volume 2)Chapitre 26 sur 64 · LA BÉNÉDICTION DU PAIN · texte numérisé non relu

LA BÉNÉDICTION DU PAIN

Après qu'il l'eût affirmé, ou lui faisait prêter l'obligation d'usage1 5 on étendait sur sa poitrine un drap blanc2, et les deux parfaits se plaçaient l'un a son chevet, l'autre a ses pieds ; le premier posait la main droite sur la tête du malade, en ayant soin, si c'était une femme, de ne pas la toucher ; dans la main gauche il tenait le Nouveau Testament, et lisait à haute voix les premiers versets de l'évangile de saint Jean3-, il appelait ensuite le Saint-Esprit sur l'âme du malade, après quoi celui-ci disait, avec toute l'assistance, l'Oraison dominicale ; la cérémonie se terminait parle baiser de paix, et un des parfaits ceignait le malade du fil symbolique4. Nous avons dit plus haut que souvent, après avoir reçu le Consolamentum, les malades se laissaient mourir de faim , soit volontairement, soit par ordre des parfaits, afin de hâter ce que dans leur illusion enthousiaste ils appelaient la délivrance du mal et le retour dans le monde de Dieu.

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