partie du capital du fermiei
« obstacle à l
« rendre le ble plus rare qu
imposant
avaient d’autres occupations économies et tous les avantages, qui i sion des fonctions. Maison peut mettre en argument corresponde beaucoup rains, même avec l’habitude des gr temps. Que le blé soit vendu un mois ou six mois apres la moisson, le fermier aura toujours besoin de granges. Ce ne serait certainement pas pour le fermier la meilleure manière de faire des profits, « que de vendre toute sa « récolte à un marchand de grains, aussi vite qu’il pour- « rait la battre. » On peut se servir sans dépenses additionnelles des bœufs et des chevaux qui tirent la charrue pour transporter le blé au marché. Si le fermier vend son blé immédiatement après la moisson, il aura, il est vrai l’argent en poche ; mais si la terre a déjà reçu une bonne façon, il ne désirera pas envoyer ses hommes labourer plus tôt que d’habitude; enfin le bailli, ou le yardling au xiv® siècle, ne pouvait placer son argent dans
une banque et en tirer intérêt.
Mais accordons même que dans les circonstances ino- T i ,1., ..♦/MIT- irii-eaii’il aioute a son travail de
considérable que le distriuiiieu fonction. Il ne s’en suit pas qu il de profit; supposer cela serait préten d’économistes « que le taux de 1 1 « même, non seulement sur de.
« chiffre, mais pour des capitaux
peine, que cause l’adniinislralion d’une affaire, n’augmente pas du tout nécessairement dans la même proportion que le capital à administrer. Mill lui-même admet « qu’un fermier doit espérer le profit accoutumé » seulement « sur l’ensemble de son capital. Lorsqu’il « tente la fortune sur sa ferme... il voudra y dépenser « son capital de toutes les façons, qui lui apporteront une « plus-value de bénéfiçe, si j)etite soit-elle, outre la « valeur du risque et de l’intérêt... il peut donc chercher « à faire valoir son capital en dehors de la ferme (1). » Aussi, comme il n’a pas droit au même taux d’intérêt sur tout son capital, et comme il ne pourrait pas s’obstiner à l’obtenir, le producteur, qui est en môme temps un vendeur vend ses marchandises meilleur marché qu’un homme dont tout le capital est engagé dans le commerce.
La discussion ci-dessus s’applique seqlement à la justification théorique de l’argument d’i\dam Smith. Un point de vue plus utile est peut-être celui-ci. Un accapareur ou marchand en gros essayait d’obtenir un monopole temporaire, de créer ce que nous appelons aujourd’hui des « corners » (accaparements). i\ous n’intervenons pas aujourd’hui dans des spéculations de ce genre, non parce que nous ne croyons pas à leur efficacité, mais parce que nous ne croyons pas qu’il puisse réussir sur une grande échelle. Cependant la tentative en elle-même est encore considérée avec une désapprobation générale, et nous avons des indices que les « corners » n’éviteraient pas l’intervention de l’Etat, s’ils pouvaient réussir au sujet d’une marchandise dont l'iinporlance sociale serait très considérable (2). Pendant
(1) Polit. Econoiny, i, 323, 324 (liv. II, ch. xvi, § 4.)
(2) Un article du Spectateur (déc. 31, 1887) sur le Monopole du cuivre, éclaire d'une manière frappante l’impuissance de l’économiste moderne abstrait à manier les problèmes pratiques. L’auteur déclare que les journalistes français, qui demandent l’interven-
le Moyen Age on peut affirmer que les conditions économiques étaient telles que les individus, si on ne les en avait empêchés, auraient pu surveiller, ou mettre en leur pouvoir les approvisionnements de marchandises. On doit se rappeler que les approvisionnements, pour le blé et pour les autres matières alimentaires, étaient naturellement tout à fait locaux. Puis pendant des siècles, ils furent fournis par tant de sources d’origine différente, que les individus ne pouvaient plus les dominer. xVuJourd’hui avec la centralisation croissante des affaires et la facilité des communications, il semble redevenu possible pour les individus d’exercer leur monopole sur l’approvisionnement non pas seulement d une vdle, comme au xiv® siècle, mais du monde civilisé ; et si de pareilles tentatives peuvent réussir, nous devons examiner avec un peu plus de sympathie la législation du
Les taxes du pain, de la bière et du vin.