FINES ET BAUX
remiers écrits , si nous ne voulons pas acbaux, nous devons quitter la terre »
at croire que nos titres sont nuis...
•énoncer à nos anciens écrits, en devons posséder pendant l’espace et à accepter des contrats dentelés 21 ans ». Et la position légale des incertaine que, jusqu’en l;i2t), des eut consenti des baux pour leurs
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... « Ils nous font croire que tous nos p sont nuis et de nul effet et que cepter de nouveaux et encore : « nous fai ils nous forcent à A’ertu desquels nous de deux ou trois vies,
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terres, soit sans écrit, soit par contrat dentelé [ original ], avaient pu obtenir des jug desquels ils pouvaient « ne tenu terme », et « expuls à des conventions expresses annee lo2i
rapport existant entre les baux soit à vie, soit pour un certain nombre d’années et les tenures par copie demande quelques investigations.
Les baux pour trois vies, renouvelables moyennant le paiement d’un fine, ou avec pouvoir de substituer de nouveaux fermiers (l), baux qui. étaient si communs, spécialement dans les Comtés de l’Ouest, jusqu’à ces derniers temps, peuvent fort bien être des restes des changements qui s’opérèrent durant cette période. Mais dans bien des cas, un bail ne fut qu’un acheminement à la tenure « à volonté ». Ainsi, Fitzlierbert dans le dernier chapitre de son livre On Surveying (Hecensement) conseille au lord de consentir de bonnes conditions à ceux de ses tenanciers (jui voudraient effectuer des clôtures. « Que chaque lord par la copie de son registre de Cour ou par contrat concède un bail à chaque tenancier de manière à ce qu’il puisse en jouir pour sa femme et pour ses enfants, pourvu que ce bail ne soi- fait que pour trois vies de personnes vivantes et nommées. » Les lords ne peuvent faire moins « que de se souvenir des profits qu’ils peuvent avoir à la fin de leurs termes, ils ne savent (juand. Mais enfin ce jour viendra et, quoique les lords ne jouissent pas de leur profit tout de suite, ce profit viendra enfin (2) ». Mais il ne devrait pas venir assez vite pour un grand nombre de lords des terres des monastères, et les tenanciers se plaignent de ce qu’ils cherchent par des menaces à se faire remettre leurs titres en échange de baux de vingt-et-un ans (3).
quelquefois consentie par les tenanciers sous le coup ue la pression ; voyez par exemple le tableau très intéressant par les jurés du manoir d’Hewlinfîton, au commencement du xvii'' siècle, du changement survenu dans les deux seigneuries royales de Hromlleld et de Yale dans les dalles du Nord. Les tenanciers demandèrent que leurs terres fussent . transmissibles (descen- (tahle) à eux et à leurs héritiers, tant par copie (titre) de Registre de Cour, que par la coutume du pays ». Mais en ld()2 « leurs possessions dans les dites terres furent mises en question ». On découvrit que les renies payées étaient de lOü livres au-dessous de celles des anciens temps « à cause de la grande mortalité et des maladies... pendant le règne d'Edouard lll et de la révolte de Owen Clindor, choses par lesquelles la contrée fut dépeuplée... au point que les seigneurs du sol furent contraints par leurs intendants et officiers de concéder les dites terres pour une rente moindre... à ceux qui étaient en état de nmivnir les nrendre ». Des commissaires furent désignés pour
durch die Pachlvertnige eine Novation erfahren habe, dass die nauern welclie bisher einem lebensbinglichen oder gar noeb eine erblicben Hesitz an ihren Ciitern gebabt liatten, ihre bauerlichen Stellen nur noch auf Zeitpaclit besiissen. »
(1) 'Voyez .Marshall, tlurd/ Economij of Gloiiccstersliire, II, !).
(2) Edition de lo2:i, folio l.Vl.
(,‘b Supplication of Ihc Vouv Commons, dans Four, Supplications, HO. L’introduction des baux à ferme semble avoir été
CIIAP. IV
fermiers une sécurité légale que, semble-t-il, ils n’avaient jamais eue auparavant (1).
Section LU. — Superficie des clôtures
De toutes les formes de clôture, ce fut la clôture des champs communs qui alfecta le plus profondément l’économie de village au Moyen Age. Les tenures éparses avec parcelles entremêlées, réparties sur des champs soumis à un roulement commun de récoltes, tendirent, plus que tout autre caractère de l’agriculture du Moven Age, à maintenir de vieilles méthodes du culture, de vieilles manières de voir et de vieilles relations de classe (2). Si nous considérons une histoire économique comme ayant pour objet, non seulement la production de la richesse, mais encore l’évolution de l’organisation sociale, nous devons reconnaître que la disparition des champs communs est un des plus grands problèmes qu’elle a à examiner,
La transition vers l’état de choses moderne occupa près de quatre siècles ; mais elle ne s'effectua pas avec une égale rapidité pendant ce long espace de temps, et jamais, non plus, elle n'alfecta uniformément toutes les contrées de l’Angleterre. Il y eut deux périodes de rapide changement, — changement si précipité qu’on peut très bien l’appeler une révolution, — savoir de 1470 ;3) à 1530 et ensuite de 1700 à 1830. Après 1530.
(1) 21 Henri VIII, c. lo ; ., III, 2!>7.
(2) Cf. Seebohm sur Frencli Pensant Proprietorslnp, dans le Econoïnic Journal, I, 71.
(3) Le plus ancien témoignage que nous ayons de la clôture occasionnelle de plus d’un acre nous est fourni par les statuts 4 Henri VII, c. c. 1(5, l'J (1488-9). Dans le premier il est dit que
SUPERFICIE DES CLOTURES
le mouvement commença à se ralentir (1), quoique les clôtures fussent encore fréquentes pendant le xvi* siècle. Généralement parlant, nous pouvons dire que les champs communs sont restés intacts pendant un siècle et demi,
dans rile de Wight « beaucoup de villes » (t'videmment dans le sens de centres ruraux de populaliouy « et villages ont été délaissés et les champs ont été endigués et convertis en pâturages... dernièrement » ; et dans le dernier qui est applicable à tout le Boyaume, on ordonna la reconstruction des maisons tombées « dans le cours des trois années passées ». La lettre de Quinton, imprimée dans Denton, Fiftccnth Ce}}iury (xv® siècle), 318, lettre qui ne saurait avoir été écrite avant 1486, donne les changements survenus dans ce village comme <( datant de ces quatre flIII) années». Mais le mouvement avait probablement commencé quelques années avant l’époque où il attira l’attention du Parlement ; et un pamphlétaire anonyme du marché de l’Etape (que l’on suppose être Clément Armstrong), écrivant probablement en 1319, parle de la destruction de « quatre ou cinq cents villages dans le centre du corps du Boyaume » comme étant arrivée « dans l’espace d’une soixantaine d’années » (Pauli, Drei Denkschrifleny 26). Mais il résulte clairement du contexte que c’est la un langage vague, et l’auteur dit probablement « soixante ans » simplement parce que l’accession d’Edouard IV lui fournit un point de repère satisfaisant pour son calcul. J'ai, par suite, pris la date de 1470 comme indiquant, avec une exactitude suffisante, le commencement du mouvement sur une échelle un peu vaste.
(1) On verra plus loin que la plupart des districts qui étaient déjà clos lorsque survint la seconde poussée de changement, avaient été clos avant 1330 — et dans la plupart des cas trente ans auparavant. Les troubles populaires durant le règne de Charles I®** paraissent avoir été causés par les clôtures des friches, communaux, bois et marches et non par la clôture des champs communs. Voyez Uist, MSS, Commission, IV, 32 (friches, 1640) ; 69 (lande, 1641) ; 33 (marche, 1611) ; V, 37, 93 (marches, 1642-3) ; 91 (bois, 1643). Le tumulte de Leicestershire en 1607 fut, cependant, dù probablement, dans une large mesure, aux clôtures de terres labourables ; car ces clôtures, comme on le verra plus loin, se continuèrent plus longtemps là qu’ailleurs. Il est digne de remarque que dans Bibliotheca Britannica de Watts il n’y a aucun article sous le mot « clôtures » entre les années 1656 et 1766.
jusqu’à ce que, vers l’époque de l'avènement de Georges III, une nouvelle poussée d’innovation commença (l) à se faire sentir. Il convient d’ajouter que l’objet immédiat des dernières clôtures était certainement différent de celui des premières. Le but du xviii® siècle fut d’introduire un meilleur système de culture ; celui du xvi°, de substituer à la terre labourable, les pâturages qui, eux, donnaient de plus grands bénétîces. On peut dire avec quelque exactitude que, lorsque le mouvement commença, sous les rois de la branche de Hanovre, il restait encore un tiers de l’œuvre à accomplir (2).
H sera intéressant et probablement utile, à cause du jour qu’elle jettera sur d’autres points de l’histoire sociale anglaise, de déterminer d’une manière plus exacte l’aire sur laquelle le changement s’opéra et, pour chaque district, l’étendue que le changement affecta durant le xv® siècle et le xvi® siècle. La période peut être donnée comme s’étendant de 1470 à 1600 (3), en faisant
(1) Il est à peine nécessaire d’indiquer des autorités pour ce qui apparaît en jetant simplement les yeux sur les Agricultiiral Surveys (Recensements agricoles) auxquels nous nous référerons plus tard. Voyez, par exemple, Rutlamisidre : « Lorsque le premier grand mouvement vers les clôtures se produisit, ce qui arriva vers l’année 1760 ». (Marshall, Abstract for Midland Dep., 242).
(2) Selon les chiffres habituellement cités donnés par Porter, Progress of the Nation (édition 1847, 146), il existait 3 867 actes de clôture passés entre 1760 et 1844, et on fait remarquer qu’il est presque égal à la moitié du nombre des paroisses — 8 SOO (Scruton, Gommons, 113). Mais : 1» quelques paroisses eurent deux actes et même davantage; 2“ beaucoup d’actes, particulièrement les derniers, ne concernaient que les clôtures des communaux et des terrains vagues ; et 3“ des actes furent aussi passés pour hâter le changement dans beaucoup de paroisses où la consolidation des tenures avait déjà pris une extension considérable.
(3) Voyez les raisons données par Cunningham, Industry and