‹ Histoire et doctrines économiques de l'Angleterre [microform]Chapitre 74 sur 114 · SUPERFICIE DES CLÔTURES · texte numérisé non relu

SUPERFICIE DES CLÔTURES

! remarquer que, durant les soixante premières années

B* (147Ü-1.330), la transformation lut beaucoup plus vio-

* lenle et {dJus rapide que pendant les années qui sui-

virent ; et, aussi, que la marche de l’innovation ne cessa pas entièrement après la Uestauration. Il doit être t; fait observer que nous ne considérons ici que les clô-

t tures des champs ouverts.

I Les conclusions auxquelles nous conduisent les docu-

I menls peuvent être résumées comme il suit :

I l®Les Comtés suivants étaient en/ièremcu/ ozz

I entièrement clos : Suft’olk (I), Essex (à l’exception

V de la partie méridionale attenante au .Middlesex) (2),

ijommercej 11, 52, o3, pour montrer que le mal produit par les clôtures « cessa d'avoir une importance pratique » -vers cette «époque,

(1) Tusser (édition de la Dialect Society), 141.

Tous ceux-ci pratiquent les clôtures...

(Si vous en doutez) considérez

Suffolk et Essex.

Pour les comtés de Suffolk et de Norfolk, voyez aussi 23 Henri \III, c. 13; lll, 433. M. Prothero remarque (Ptoneers and

Progress of EnglishFanning, 30) que a les u barrières de Suffolk» <ievenues proverbiales semblent indiquer la première disparition des champs de paroisse »,

(2) Tusser, comme à la note précédente, firiefe Conceipty 40 r « Nous voyons que les Comtés qui ont le plus de clôtures sont de beaucoup les plus riches, comme Essex, Kent, Northampton, etc. » (Miss Lamond a montré que le mot qui était primitivement dans le dialogue était Devonshire et non Northamptonshire). Fitzherbert, Surveying (1539), réimprimé dans Ancient Tracts ou llusbandry, 98, dit : « 11 peut arriver que les gens disent que si tout est clos, il y aura beaucoup d’alfreuses solitudes, comme dans Essex ». L’auteur de Vindication of the Considérations, etc. (1636), dans la Hodléienne (Cough, Leicest.^ 7), cite l’auteur de VAnatomy of Melancholy comme disant : « Les plus riches contrées sont encore closes comme Essex, Kent, chez nous, etc. ; l'Espagne, Tltalie ». Survey of Essex, par Young (1807), I, 164 : « Essex a été depuis des siècles

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y.4(J CHAP. IV. — LA RÉVOLUTION AGRAIRE

Kent (l), les deux tiers de Merlfordsliire (c’est-à-dire à l'exception de la partie septentrionale) (2), un tiers, ou même davantage de Warwickshire sur sa partie occidentale (3); deux tiers de Worcestersliire (c’est-à-dire à

une contrée close, de sorte qu'il n’y avait pas ici place pour les grands efforts parlementaires qui furent faits dans d’autres Comtés ». Mais il apparaissait dans son premier rapport (17t)ü) que dans la partie sud du Comté, « la terre labourable dans à peu près quarante paroisses du Comté était en très grande partie en champs ouverts ». La moyenne, dit-il, était de 1 200 acres par paroisse, ce qui faisait un total de 48 000 acres pour les quarante paroisses. Un verra plus loin que dans le Middlesex les champs restèrent, en général, ouverts, de sorte que les conditions du sud d'Essex et du Middlesex peuvent être considérées comme analogues.

(1) /irirfe Cunceipt et Burton, comme dans la note précédente.

(2) Survey, IT'Jü (dans Marshall, lieview of Southern Dep., 8) : « La terre est généralement close... Les champs communs les plus vastes sont du côté de Cambridgeshire ». Second Survey, par Young (181.3), 48 : « L’usage de clore s’est propagé dans Hertfordshire autant qu’on pourrait s’y attendre dans une contrée si généralement close autrefois. Il reste cependant beaucoup à faire dans la partie nord du Comté ». Leland note : « De Luton à Saint-Albans 8 milles sur un sol clos et boisé ».

(3) Il y a ici un tel accord entre les autorités de toutes les périodes qu’il est évident que presque tout le changement dans Warwickshire avait été accompli au moment où Leland visita le pays et qu’à partir de ce moment rien ne fut changé jusqu’au milieu du xviii® siècle. Leland, Uinerary, IV, 67 ; « J’appris à Warwick que la plus grande partie du Comté de M'arwick, située à droite de la rivière Avon, fait partie de l’Arden (car c’est ainsi (]ue l’on appelait autrefois cette partie du Comté) et le sol de l'Arden est en grande partie clos, abondant en pâturages, mais non en blé. L’autre partie du Warwickshire, située sur la rive gauche de l’Avon, très au sud, est généralement pauvre en bois mais abondante en blé ». Cf. avec ces données le Survey de 1794 (dans Marshall, Midland, 284) : « Il y a environ quarante ans les régions du sud et de l’est de ce Comté se composaient surtout de champs ouverts ». Pour l’angle nord du Comté, cf. Marshall, Ilural Econ. Midland Counties, I, 4, 8.

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l'exclusion du coin sud-est) (1) et Durham, après la Restauration (2).

2° Les Comtés suivants étaient en grande partie clos : Devonshire (3), Somerset (l), Shropsliire (3), la moitié sud de Leiceslersliire (6), le côté est de

« La plus grande La partie formée autres champs communs Cf. First Survey (1794), par Pome- Dep., :io7) : « Les plus étendus • ■ ! de Bredon, Ripple et à

issi Marshall, liural Econ. of Giou- Uft sud du Comté. Leland trouva

(1) Second Survey (1813) par Pitt, o-, o.l partie de ce Comté est close anciennement du vallon de Evesham et quelques sont en clôtures modernes ».

roy (dans Marshall, M estern (champs ouverts) sont dans le voisinage l’est de Worcester ». Voyez aussi I ceslershire, I, 10. pour la partie sud du beaucoup de clôtures dans le centre et 104-112).

(2) First Survey, 1794 (dans Marshall, Northern T)ep., Irl) • « Dans ce Comté les terres ou champs communs des territoires urbains (townships) furent pour la plus grande partie clos après la Restauration ». Second Survey (1810), 86 : « Les premiers renseignements que je trouve au sujet des clôtures sont celui concernant Byhope en 1638, et celui des champs communs de

Stockton en 1639, comprenant 1763 acres. f3l Cornmon Weal, éd. Lamond, page 49. et voyez note

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cliques : la plus grande partie de Norfolk (à l exception du côté est) (1), et, probablement, la portion sud de Bedforlshire (confrontant aux portions encloses de Uertfordshire) (2), et la partie nord de Will-

shire(3).

4» Les suivants ne furent que peu ou pas modilies . la plupart des autres Comtés et portions de Comtés ; certainement, aussi, Yorkshire(i), Lincolnshire (5), Noltinghamshire (G), Derbyshire (7), Nortliamptonshire (8)

LA REVOLUTION ACRAIRE

Norfolk (1), et probablement l'ile de Wiglit (2) 3“ Les suivants étaient parsemés de clôtures spora

540). D’un autre côté en 1808 (8«rtw/. 423] il existait encore

quelques champs communs.

(4) Voyez supra, page 342, note 1.

(2) En 1794, sur 84 000 acres de terre arable, 24000 étaien encore en champs ouverts ; mais sur quatre-vingt-un cas de clôture donnés dans le Survcy de 1813 (218), dix sont indiqués comme « anciens » et quelquefois « très anciens » , et e an trouva un « sol boisé et clos » sur une étendue de dix railles de

LuLon à Saint-Albans, V, 124.

(3) Voyez Aubrey, cité dans Scrutton, 79.

(4) Yorkshire. Pour le East Riding. voyez les Enclosure ^c<s; le

Survey de 1812, 89 ; Young, ^oHhern Tour, 1, 140 178 ; II. 3-14, 33 34; III, 417. Pour le North Riding, les Enclosure Acts ; le Survey de’l800, 353 ; et pour le vallon de Pickering, Marshall, Rural Econ. of Yorkshire, 1, 00. Pour le Riding, voyez S«r-

rcydel799 (dans Marshall, lYo rôt Dep., 343). La remarque de M. Scrutton, d’après lequel dans les districts du nord et de 1 est il restait peu de champs communs (114), quoique probablemen vraie en 1800. ne devait guère l’être pour 1760.

(5) Lincolnshire : Enclosure Acts : Survey de 1794 (dans Marshall, Eastern Dep., 16) ; Survey de 1799. par Arthur Aoung 1/, -iH na sn MIp de Axholme], et aussi 83, 84 ; \oung, i or ern

Il I I

CHAP. IV. — la Révolution .agraire

Huntingclonshire (1), Cambridgeshire (2); la plus grande paitie de Bedfordshire (3), Buckinghaïushire (i), 31iddlesex (o). Oxfordsliire, Berkshire (0), la partie sud de

(1) HimtnigdonKliire. D'après le Suney (Cadastre; de 1793 (dans .Itdland Dcp., de Marshall, 417), parmi les cent-six villes et hameaux, quarante-et-iin seulement étaient clos en totalité 1 e Survey (Cadastre) de 1813, 87. donne une liste des paroisses^ de laquelle il parait résulter que presque toutes les localités qui étaient closes avaient subi cette transformation dans le cours des cinquante dernières années. Ce cadastre mentionne, cependant (90) que « Cidding Darva a été clos pendand 306 ans par des haies vives, avec quelques rangées d’arbustes, en champs de cinq a trente-six acres et à Keystone « il y a deux fermes à

champs ouverts ; le reste de la paroisse est clos depuis trois cents ans »,

Cambridgeshire. Le Survey de 1794 (dans Midland Dcp., de Marshall, 612) constate que 132 000 acres sur 147 000 étaient encore en champs ouverts,

(3) Voyez supra, page 343, note 2,

(i) Buckingjuünshir^ Survey de 1794 (dans Midland Dep., de arshall, 49/) : . Il y a dans le Comté environ 91 906 acres de ciamps communs, sans compter les terrains vagues ». John orlidge, dans son Systema Aqricnlturæ (2* éd. 1673, 11), dit à son lecteur de « comparer les Comtés et localités d’Angleterre

étendue avec les

- mtés et localités qui ne le sont pas ». Par cette phrase nous

pouvons entendre, je pense, la partie sud de Buckinghamhire et d Oxfordshire.

(3) Middlesex: Survey de 1794 (dans South Dep., 102, de Marshall) : « Les champs communs du Comté de Middiesex, qui sont en ce moment en bonne voie de culture, forment une portion considérable au point de vue du nombre d’acres, lorsqu’on les compare aux clôtures cultivées dans le Comté ». Durant les cinq ans, 1802-1807, 11 320 acres en champs communs furent closes ; et il restait encore 10 ou 12 000 acres non closes [Survey de Tuke, 2' édition, 121, 132;,

{G} lierkshire : Survey de 1794 (dans South Dep., 48, de Marshall) ; <. Une moitié au moins de la terre labourable de Berkshire est encore en champs communs ».

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