ASSISTANCE PAR LA CHARITÉ PRIVÉE
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ranties, il convenait que les dons prissent la forme de dons de vêtements ou de bois de chauffage ; les deux formes furent adoptées souvent, la dernière surtout, vers la fin delà période (I). Gomme il était impossible que les dangers de la charité mal éclairée pussent être entièrement évités, même par le distributeur le plus habile, un grand nombre de testateurs essayaient d’y parer en limitant leurs aumônes aux infirmes (2).
Mais ce n’était pas là les formes préférées des libéralités. 11 était beaucoup plus fréquent que le testateur laissât une somme d’argent pour être distribuée aux pauvres de toute condition ; et il était d’usage de demander que ces aumônes fussent distribuées le jour des funérailles — « à l’obit », ou bien à un service commémoratif de la fin du mois ou de l’année, — « au souvenir du mois » ou « au souvenir de l’année », suivant le cas (3). Mille pains d’un demi-penny ; un penny chacun à cent hommes ; trois pence chacun à trois cents ; de la viande et de la boisson en quantité suffisante ; ce sont là des exemples que nous prenons au hasard (4). Souvent les testateurs dépassent ces limites et offrent des aumônes à tous ceux qui se sont donné la peine de venir
(1) Des legs de vêtements se trouvent aussi, ihid., 105, 114, 129, 142,, 147, 150, 153, 157, 170, 178, 210, 285, 302, 343, 383, 402, 479 et dans Fifty English Wills, 3, 49 (legs, en 1422, de 20 livres pour vêtir 200 personnes pauvres). Un legs dans Sharpe, 3.33, est fait en vus de souliers à donner aux pauvres ; et un autre dans Fifty Wills, 47, en vue de fournir des lits (;< à cinq personnes pauvres n’ayant pas de lit pour se coucher ») à chacune d’elle une couverture, un wytele (est-ce un blanket ?), et 12 pence d’argent pour prier pour l’àme du testateur. Des legs de combustibles (liabituelleinent du charbon de terre, mais parfois aussi du bois ou du charbon de bois) se rencontrent aussi dans Sharpe, 417, 513, 543, 570, 575, 580, 023, 032, 044, 047, 051.
(2) Itury Wills, 17, 74; Sharpe, 265, 294, 290, 298, 319, 324,
(3) Sharpe, 1, 101, 103, 221, 315, 092; Fifty Wills, 14.
(4) Fifty Wills, 113, 11, 27.
cnAP. V. — l’assistance des pauvres
pour eux (1). A Bury, en 1403, un testateur crut utile de mentionner qu’il ne voulait pas « d’aumônes communes » ; ce qu’il voulait, c’était que chaque pauvre, homme ou femme, eut un penny et chaque deux enfants un penny ; mais, seulement, à condition qu’ils seraient présents au service solennel « pour y prier pour lui et à discrétion de ses exécuteurs testamentaires (2) ».
Nous ne pouvons pas examiner un certain nombre de testaments de l’époque médiévale sans faire observer que le motif dominant de ces legs de charité était de s’assurer une récompense dans la vie future. L’aumône elle-même devait s’ajouter, d’après ce que l’on croyait, à l’ensemble des bonnes œuvres du testateur ; et il profitait aussi des prières de ceux qui étaient secourus ; souvent, même, c’était là une chose qui était formellement stipulée. Il est certain qu'une semblable aumône était entièrement livrée au hasard et réellement démoralisatrice. Quoi qu’en pensassent les théologiens de profession, dans l’opinion du peuple, tout don fait à une personne qui paraissait pauvre était une aumône profitable à l’àme. Nous pouvons conjecturer ce que devait être la pensée d’un homme du peuple, lorsque, en 1330, nous voyons un prêtre comme Crowley, homme qui ne manquait pas d’un certain don d’observation, après nous avoir décrit les artifices des mendiants qui simulaient diverses maladies dire à ses lecteurs :
Cependant continuez à donner à tous.
Sans faire aucune distinction ;
Car bien que les mendiants soient pervers Vous recevrez votre récompense (3).
(1) Ainsi, Sir Richard Weston en 1341 : « Je lègue pour le jour de mon enterrement à chaque pauvre homme ou femme qui sera présent 4 pence, et à chaque enfant pauvre 2 pence ». Harrison, Annals of an old Manor House, 204.
(2) Burij Wills, 240, note.
(3) Select Works, lf>.