‹ Histoire et littératureChapitre 14 sur 21 · III · texte numérisé non relu

III

d'œuvre, mais aucune des clucubrations de sa vieillesse, il sorail certainement moins grand dans l'estime ou l'opinion populaire; de telle sorte que c'est à Vllomme qui rit et à (Jualre-ringt-treize^ à VArt d'être grand-père et aux Quatre Vents de l'esprit qu'il doit, non sans doute la meilleure, ni la plus pure surtout, mais la plus grosse part de sa gloire. Oui, son nom serait moins fameux s'il l'avait moins compromis dans les pires aventures littéraires; la politique toute seule, — et quelle politique ! — a plus fait pour lui que tout son génie; et dans l'avenir, comme déjà de nos jours, la critique et l'histoire, en dépit qu'elles en aient, devront compter et compteront avec ce grossissement factice que les circonstnnces ont donné au nom de Victor Hugo. La pire partie de son œuvre aidera ainsi la meilleure à se perpétuer d'âge en âge, bien loin, comme l'on croit, qu'elle puisse lui nuire. Ce qui prouve une fois de plus l'ironie qui se joue dans les choses humaines, et que ce n'esl pas tout que d'avoir du génie, mais qu'il faut de plus en trouver le placement. On sait assez que le poète de la Légende des siècles et des, Conte)nplalio7is^ avec tout le reste, eut encore le génie du placement.

1»^ mai 1886

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