‹ Histoire et Litterature IChapitre 10 sur 21 · Mélanges de la Société des bibliophiles français. Lettres · texte numérisé non relu

Mélanges de la Société des bibliophiles français. Lettres

de madame de Pompadour.

2. Boutaric, Correspondance secrète inêditede Louis JTF» 1,216, 3. Voyez : Filon, VAmbassade de Choisetil à Vienne, d'aprèa

des documents inédits. 20, 25,

lemenl l'idole de Paris et que toute la jeunesse veut s'aller battre pour elle en Bohême, d On chantait à Paris, en apprenant la nouvelle de l'invasion de la Saxe et de la victoire de Frédéric à Lowositz :

D'un ton doux et flatteur, moa cousin^

Dire aux gens que l'on pille Qu*on est leur protecteur, mon cousin,

La tournure est gentille.

Voilà d'un Mandrin l'allure, mon cousin,

Voilà d'un Mandrin l'allure.

Un an plus lard encore, — avant Rosbach, il est vrai, — Starhemberg, revenant de souper à Versailles, f où l'on a bu de bien bon cœur à la santé de Sa Majesté l'impératrice, j> s'exprimera en ces termes : <; Il me paraît d'être parmi des compatriotes, et la joie que tout le monde marque est si sincère que je ne puis croire que je suis en pays étranger. » C'est qu'en effet la popularité vraiment européenne de Frédéric ne date que du fort même de cette guerre de sept ans. Quand Voltaire était parti pour Berlin, on vendait une caricature dans les rues de Paris en criant : « Voilà Voltaire ! ce fameux Prussien ! Le voyez-vous avec son bonnet de peau d'ours pour n'avoir pas froid? A six sols le fameux Prussien *! » Madame de Pompadour put donc se flatter, au bruit des chansons et du cri populaire, qu'en négociant le traité de Versailles, elle avait fait acte de haute politique.

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