CHAPITRE IV. n
conde. Ce fut à la fin de la nuit seulement que le inaréclial Soult, à demi vaincu et n'avouant pas sa défaite, rentra dans Toulouse. Il y resta toute la journée du II avril. II eût encore pu la défendre, mais les Alliés étaient, maîtres des hauteurs. Cette ville eût trop souffert : l'intérêt de la guerre , la gloire des armes n'exigeaient pas un aussi grand sacrifice. Il en sortit donc le 12, par la route de Villefranche.
Le surlendemain, i4 avril, une brillante action de Thouvenot, qu'il avait laissé dans Bayonne, put le consoler de sa retraite. Ce jour-là, la division Abbé, lancée sur trois colonnes hors des murs, culbuta le corps d'élite qui la bloquait du côté de Saint-Etienne. Elle prit deux cent quarante Anglais et un général; deux autres généraux Anglais et douze cents des leurs restèrent, tués ou blessés, sur le terrain de cette sortie. Ce fait d'armes nous coûta, sur neuf cent dix hommes atteints, vingt morts seulement. Ce fut le dernier de nos efforts. Soult était alors dans Villefranche , où la nouvelle officielle de l'abdication , repoussée d'abord avec incrédulité, termina la guerre!