‹ Histoire et mémoires (volume 2)Chapitre 129 sur 302 · CHAPITRE II. r · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. r

ne publiât pas qu'il était venu dénoncer son général.

Les jours suivants, aprèâ plusieurs rapports de service avec le ministre de la guerre, comme le danger approchait de Paris, ce ministre me fit appeler. 11 me confia les dispositions qu'il venait de prendre contre l'Empereur. Étonné qu'il voulût mêler les compagnies de Mousquetaires et de Gardes du Corps aux régiments de ligne, je lui demandai s'il ne craignait pas que ces régiments ne fissent feu sur elles. Mais, à cette observation que justifia l'événement, ce ministre se récria. 11 ne put comprendre pourquoi la création de ces corps privilégiés avait excité la haine de l'armée entière. Or, comme cette assertion, que je renouvelai, l'irrita d'autant plus qu'elle était incontestable, il me prit en défiance, et m'interpella sur mes propres dispositions. Elles lui déplurent. Toutefois il ne put douter de ma fidélité jusqu'au moment où, libre de ma conduite par la cessation, facile à prévoir, de mes fonctions, je pourrais, selon l'occurrence, disposer de mon épée contre les ennemis de la France.

Le surlendemain tout était fini. Louis XVIII était en marche pour une seconde émigration , et l'Empereur aux Tuileries !

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